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xavier bertrand

  • La Tentation fasciste de M. Plenel

    M.François Polichinelle Baroin de La Roque est le fringant bourgmestre d'une préfecture de la Champagne méridionale. Il exerce aussi, avec responsabilité et courage, malgré l'adversité conjoncturelle, la charge de Grand intendant au Budget.
    M. de La Roque -dont la connaissance notoire exerce ses talents artistiques de ci de là, mais a choisi, pour des raisons pratiques, de déclarer sa résidence fiscale aux États-Unis- a rappelé mardi après-midi, avec fermeté le sens du devoir et de l'honneur à la frange senestre de la représentation nationale, qui, à l'occasion des questions orales de la séance récréative du mardi, s'est évertuée à relayer d'une manière totalement irresponsable les bruits colportés par une obscure officine pseudo-journalistique déversant un flot de prétendues révélations concernant des versement de sommes plus ou moins importantes provenant du patrimoine personnel de Mme Liliane Bettencourt, à destination de certaines personnalités de la majorité présidentielle.
    M. Jean-Marc Ayrault, porte parole des députés socialisses, s'est plaint que l'exécutif et l'UMP s'opposent à la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt avant le 14 juillet et proposaient néanmoins d'une manière magnanime son report au mois de septembre, ce qui est tout de même faire grand cas d'une histoire aussi abracadabrante  et montée de toutes pièces.
    Point besoin n'existe de rappeler que ces horreurs, répandues par le truchement d'outils malfaisants de colportage électronique, et appelés blogs ou tweets, ne s'appuient que sur la médisance, le ragot, la calomnie, la volonté manifeste de nuire et de salir la réputation sans tache d'un homme au-dessus de tout soupçon, puisqu'il a, il n'est pas inutile de le rappeler, été choisi par le chef de l'état pour remplir les fonctions de trésorier de l'UMP, parti officiel de la République Française, et ministre du budget de la même République Française, une et indivisible. C'est donc en l'espèce, et personne ne saurait en douter, une atteinte à la personne du chef de l'état, par l'intermédiaire de charges imaginaires diffamatoires et ignominieuses que ces réseaux anonymes veulent faire peser sur M. Wœrth.
    Pour corroborer les propos fermes, mais mesurés, de M. de Laroque, M. Xavier Bertrand, est allé un peu plus loin en poussant, comme à l'accoutumée, une analyse marquée par son esprit de finesse légendaire, pointant fort justement la dérive fasciste de la coupable industrie hourdie par MM. Edwy Plenel et consorts : «Quand certains médias notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales […] mais dans quel monde on est, dans quel monde on est!». Saluons la retenue du secrétaire général de 'UMP qui s'est abstenu de commenter la décision de la présidente du tribunal de Nanterre d'ordonner un supplément d'enquête au sujet des écoutes -obtenues frauduleusement- concernant les conversations privées de Mme Bettencourt et de son avocat M. Philippe de Maistre.
    En effet, seule une magistrate profondément déséquilibrée psychologiquement était capable de rendre un tel avis, et dans sa grande sagesse, M. Bertrand s'est abstenu de jeter de l'huile sur le feu au sujet de ce magistrat dont le sort sera, grâce à Dieu et à notre Président, rapidement scellé grâce à la promptitude du brillant juge Courroye, dont on saluera l'esprit d'indépendance, de rigueur et d'impartialité.
    Rappelons qu'au besoin, M. Jean-Claude Marin pourrait mettre tout le monde d'accord en stoppant définitivement cette plaisanterie de mauvais goût…

  • Fatals Picards

    C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
    Un chat faisant la chattemite,
    Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
    Arbitre expert sur tous les cas…


    Ainsi donc, la chaîne parlementaire Public Sénat avait invité M. Bertrand, ci-devant responsable du parti politique d'obédience présidentielle, à répondre aux questions d'un journaliste du Courrier Picard.
    L'habitué des plateaux, député de l'Aisne et conseiller municipal de la ville de Saint-Quentin avait pris place dans un fauteuil journalistiquement thermoformé, qui n'avait rien d'une sellette, et revêtu l'habituel costume impeccablement tissé de suffisance qu'on lui connaît depuis déjà des années. 
    L'inquisiteur, en cette circonstance, n'avait rien d'une terreur.  Apparemment victime d'un fauteuil à l'assise récalcitrante, il était grimaçant, hésitant, bafouillant.
    Pour entrée en matière, dodelinant du chef,  précocément abattu, les mains à la recherche d'un hypothétique placement apaisé,  la commissure flasque, le regard errant et la lèvre anesthésiée,  il proposa à la pointure –ex-ministre du chômage–  de préciser ses intentions au sujet de la mairie saint-quentinoise, suite aux problèmes de santé de M. André.
    La réponse, qu'on pouvait supposer modérée, prit l'allure d'un souffle de vindicte, d'un acharnement bestial, d'une tornade de férocité, d'un ouragan de haine.
    Vous ne trouvez pas que votre question est totalement déplacée et scandaleuse, monsieur ?
    D'évidence, le traquenard était patent. Nicolas Totet devrait rendre gorge pour ce que le chambellan entendait faire passer pour pas de clerc aux allures d'insulte publique.

    Débat musclé entre Xavier Bertrand et un journaliste
    envoyé par publicsenat. - L'info video en direct.

    La suite ne fut point délectable, mais sans surprise : le supplice d'Attilio Regolo, le martyre de saint Sébastien, ou Joe Frazier abattant Cassius Clay, au choix.
    Gilles Leclerc, dirigeant Public Sénat, en Monsieur Loyal dépassé par les événements, avait négligé de conseiller au plumitif picard de numéroter ses abattis. Les studios de Public Sénat resteront pour longtemps maculés du sang de Nicolas Totet, professionnellement mort, même si un élan de sympathie est apparu, suite à la diffusion de cet entretien. Parions que le tortionnaire sera pourtant le seul bénéficiaire de cette corrida meurtrière. Vae victis !
    Il est dommage que ce genre de séquence ne soit pas précédé d'une mise en garde, alertant de public du caractère violent des scènes, pouvant choquer un public sensible…

  • Tous les dix ans...

    323_c364745b.jpg...et même parfois avant ! (voir le commentaire de Dominique)
    Gare aux années en 9 !

    À en croire les dirigeants de l'UMP et du Nouveau-Centre, le résultat obtenu par la liste conduite par Michel Barnier aux élections européennes du 7 juin 2009 représente un franc succès et une première, puisque le parti au pouvoir n'aurait, selon eux, jamais remporté ces élections.
    Retour en arrière.
    1979 :  Valéry Giscard d'Estaing est président de la République ; Raymond Barre est Premier ministre. La liste UDF conduite par Simone Veil (qui ne menait pas la Ligue Communiste Révolutionnaire) recueille 15,89% des inscrits et 27,61% des suffrages exprimés. Elle devance la liste conduite par François Mitterrand d'un peu plus de 4 points.
    1994 : la France balladurisée place en tête des élections européennes la liste UDF-RPR conduite par le Dominique Baudis (12,78% des inscrits, 25,58% des exprimés)
    1999 : Lionel Jospin est premier ministre. La liste conduite par François Hollande (pas encore adhérent au MoDem), avec 9,65% des inscrits et 21,95% des suffrages exprimés, arrive en tête.
    2009: la liste Barnier UMP-Nouveau centre est la première, remportant l'assentiment de 11,06% des inscrits (27,91% des votants).
    Sur sept consultations servant à désigner les députés qui siègent au parlement européen, la liste conduite par le pouvoir en place est ainsi arrivée en tête à quatre reprises.
    Hou ! Les menteurs ( j'attends la convocation au commissariat...) !
    Hors, que nous ont ressassé François Fillon, Xavier Bertrand et les autres vendeurs qui ont fourgué hier soir un maximum de cravates aux auditeurs et téléspectateurs relativement lassés ? Que c'était la première fois que la liste gouvernementale arrivait en tête des eurolections.

    Mensonge ? Pas du tout ! Rappelons-nous : la France n'existait pas avant 2007, et ça, on oublie trop souvent de le dire...

  • Cinquante-Un

    «Le baron Bertrand n'était rien du tout et ne se piquait pas de naissance, mais il jonglait en revanche avec ses humbles origines dont il se vantait, faisant valoir à tout propos qu'il était proche du populaire puisqu'il avait été employé de banque et courtier en assurances, qu'il n'était point né dans les quartiers élégants de la capitale mais à Saint-Quentin, où il revenait parfois respirer l'oxygène vivifiant de la province; le baron Bertrand s'en flattait, ne devait-il pas sa prompte réussite à son labeur ? »
    Reprenons un instant un extrait de l'extrait de l'excellente Deuxième Chronique du Règne de Nicolas 1er, du non moins excellent Patrick Rambaud :
    «il n'était point né dans les quartiers élégants de la capitale mais à Saint-Quentin»
    S'est-il produit le même glissement de sens à ce sujet qu'à propos de l'expression «se mettre sur son trente-et-un», provenant sans doute de «mettre son Trentin» (étoffe de grande qualité), devenue au fil du temps «mettre son trente-un» puis, ce qui n'a en définitive, plus aucun sens, «se mettre sur son trente-et-un» ?
    Le baron Bertrand, heureux comme un 51 dans l'eau n'est point natif de Cinquante-Un, mais a, comme le Connétable Marcel Massu, vu le jour dans le chef-lieu du Cinquante-et-Un.