jeudi, 15 mai 2008
La crise de la vocation

Crise de la vocation : Les erreurs de M. l'abbé Loisy condamnées par le saint-Siège.
Tout récemment, encore, à propos d'un mien et érudit ami trop tôt disparu, et de la biographie qu'il entreprend de rédiger de ce personnage défunt, un autre ami bien connu en Champignacie, me faisant parvenir une ébauche de ladite biographie, me précise, qu' «elle n'a pas vocation, en l'état, à faire l'objet d'une diffusion».
Quand on apprendra que le personnage dont il est question, renonça à l'exercice de son sacerdoce au sortir du grand séminaire, on aura compris que l'auteur entendait par là faire une manière de clin d'œil à la vocation contrariée de celui qui deviendrait l'un des auteurs de référence de l'histoire de la cité champignacienne.
Mais revenons à cette expression «avoir vocation à», plus fréquemment employée négativement : «ne pas avoir vocation à».
Point d'appel particulier venant de Dieu en personne ; Foin du mouvement intérieur par lequel l'être humain se sent appelé par Dieu et voué à la vie religieuse ; Loin de l'idée d'inclination, penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie.
La vocation est devenue courante ces derniers temps. Ou plutôt, par l'emploi de la forme négative de l'expression, elle a tourné le dos à l'emploi habituel du sens originel qui n'a vu naître.
Parcourons les occurrences que nous founit, pêle-mêle, M. Gougueule :
Modérée : «Ce plan n'a pas vocation à faire de la régression sociale»
Désintéressée :« Notre projet n'a pas vocation à devenir lucratif », ou encore -« L'AFP n'a pas vocation ontologiquement à être une machine à cash »
Sage : «La génétique n 'a pas vocation à s'inscrire dans une démarche de prévention»
Variante : l'AFP n'a pas vocation à "devenir une machine à diffuser des communiqués",
Dédaigneuse : «Le Grand-Duché n'a pas vocation à dépanner une Belgique qui se cherche».
Je-m'en-foutiste : «Wikipédia n'a pas vocation à faire connaître un projet, un savoir, une personne, une association ou tous sujets généralement ignorés...»
résistante : « L’INSEE n'a pas vocation à être une annexe du Ministère de l'Intérieur »
Pacifique ? «La France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique»
Précise :«L'opération n'a pas vocation à diffuser du matériel premier prix, bradé ou déstocké, mais du matériel bien adapté aux besoins des étudiants».
Conservatrice : Le projet de réforme des ports «n'a pas vocation à faire de la régression sociale»
Tempérente : «Traité de Lisbonne : L'Europe n'a pas vocation à violer les peuples !!!»
Désastre pour nos gouvernants : - «nous avons en France la seule oppositon qui n'a surtout pas vocation à gouverner».
Pire encore : - LCR : Besancenot : «La LCR n'a plus vocation à exister».
j'ai aussi trouvé : «les candidats qui n’ont pas vocation à figurer au second tour». Ils auraient mieux fait de s'abstenir !
La voix de la sagesse nous pousserait-elle à faire confiance aux hussards dela république ? Raté ! : «Il(l'enseignant) n'a pas seulement vocation à pérenniser les savoirs : les musées et les bibliothèques sont faits pour cela».
Mais, encore, plus péremptoire,«la litterature n'a pas pour vocation de se méler des débâts politique et sociaux» (sic) semble définitif !
Alors, devant cette crise aiguë de la vocation, tournons-nous vers les biens matériels ?
Eh, bien ! non, « Le Web 2.0 n'a pas vocation à rémunérer les internautes ». Nous voilà bien !
Décidément, tout fout le camp...
Quand on apprendra que le personnage dont il est question, renonça à l'exercice de son sacerdoce au sortir du grand séminaire, on aura compris que l'auteur entendait par là faire une manière de clin d'œil à la vocation contrariée de celui qui deviendrait l'un des auteurs de référence de l'histoire de la cité champignacienne.
Mais revenons à cette expression «avoir vocation à», plus fréquemment employée négativement : «ne pas avoir vocation à».
Point d'appel particulier venant de Dieu en personne ; Foin du mouvement intérieur par lequel l'être humain se sent appelé par Dieu et voué à la vie religieuse ; Loin de l'idée d'inclination, penchant impérieux qu'un individu ressent pour une profession, une activité ou un genre de vie.
La vocation est devenue courante ces derniers temps. Ou plutôt, par l'emploi de la forme négative de l'expression, elle a tourné le dos à l'emploi habituel du sens originel qui n'a vu naître.
Parcourons les occurrences que nous founit, pêle-mêle, M. Gougueule :
Modérée : «Ce plan n'a pas vocation à faire de la régression sociale»
Désintéressée :« Notre projet n'a pas vocation à devenir lucratif », ou encore -« L'AFP n'a pas vocation ontologiquement à être une machine à cash »
Sage : «La génétique n 'a pas vocation à s'inscrire dans une démarche de prévention»
Variante : l'AFP n'a pas vocation à "devenir une machine à diffuser des communiqués",
Dédaigneuse : «Le Grand-Duché n'a pas vocation à dépanner une Belgique qui se cherche».
Je-m'en-foutiste : «Wikipédia n'a pas vocation à faire connaître un projet, un savoir, une personne, une association ou tous sujets généralement ignorés...»
résistante : « L’INSEE n'a pas vocation à être une annexe du Ministère de l'Intérieur »
Pacifique ? «La France n'a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique»
Précise :«L'opération n'a pas vocation à diffuser du matériel premier prix, bradé ou déstocké, mais du matériel bien adapté aux besoins des étudiants».
Conservatrice : Le projet de réforme des ports «n'a pas vocation à faire de la régression sociale»
Tempérente : «Traité de Lisbonne : L'Europe n'a pas vocation à violer les peuples !!!»
Désastre pour nos gouvernants : - «nous avons en France la seule oppositon qui n'a surtout pas vocation à gouverner».
Pire encore : - LCR : Besancenot : «La LCR n'a plus vocation à exister».
j'ai aussi trouvé : «les candidats qui n’ont pas vocation à figurer au second tour». Ils auraient mieux fait de s'abstenir !
La voix de la sagesse nous pousserait-elle à faire confiance aux hussards dela république ? Raté ! : «Il(l'enseignant) n'a pas seulement vocation à pérenniser les savoirs : les musées et les bibliothèques sont faits pour cela».
Mais, encore, plus péremptoire,«la litterature n'a pas pour vocation de se méler des débâts politique et sociaux» (sic) semble définitif !
Alors, devant cette crise aiguë de la vocation, tournons-nous vers les biens matériels ?
Eh, bien ! non, « Le Web 2.0 n'a pas vocation à rémunérer les internautes ». Nous voilà bien !
Décidément, tout fout le camp...
10:28 Publié dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vocation





