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public sénat

  • Fatals Picards

    C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
    Un chat faisant la chattemite,
    Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
    Arbitre expert sur tous les cas…


    Ainsi donc, la chaîne parlementaire Public Sénat avait invité M. Bertrand, ci-devant responsable du parti politique d'obédience présidentielle, à répondre aux questions d'un journaliste du Courrier Picard.
    L'habitué des plateaux, député de l'Aisne et conseiller municipal de la ville de Saint-Quentin avait pris place dans un fauteuil journalistiquement thermoformé, qui n'avait rien d'une sellette, et revêtu l'habituel costume impeccablement tissé de suffisance qu'on lui connaît depuis déjà des années. 
    L'inquisiteur, en cette circonstance, n'avait rien d'une terreur.  Apparemment victime d'un fauteuil à l'assise récalcitrante, il était grimaçant, hésitant, bafouillant.
    Pour entrée en matière, dodelinant du chef,  précocément abattu, les mains à la recherche d'un hypothétique placement apaisé,  la commissure flasque, le regard errant et la lèvre anesthésiée,  il proposa à la pointure –ex-ministre du chômage–  de préciser ses intentions au sujet de la mairie saint-quentinoise, suite aux problèmes de santé de M. André.
    La réponse, qu'on pouvait supposer modérée, prit l'allure d'un souffle de vindicte, d'un acharnement bestial, d'une tornade de férocité, d'un ouragan de haine.
    Vous ne trouvez pas que votre question est totalement déplacée et scandaleuse, monsieur ?
    D'évidence, le traquenard était patent. Nicolas Totet devrait rendre gorge pour ce que le chambellan entendait faire passer pour pas de clerc aux allures d'insulte publique.

    Débat musclé entre Xavier Bertrand et un journaliste
    envoyé par publicsenat. - L'info video en direct.

    La suite ne fut point délectable, mais sans surprise : le supplice d'Attilio Regolo, le martyre de saint Sébastien, ou Joe Frazier abattant Cassius Clay, au choix.
    Gilles Leclerc, dirigeant Public Sénat, en Monsieur Loyal dépassé par les événements, avait négligé de conseiller au plumitif picard de numéroter ses abattis. Les studios de Public Sénat resteront pour longtemps maculés du sang de Nicolas Totet, professionnellement mort, même si un élan de sympathie est apparu, suite à la diffusion de cet entretien. Parions que le tortionnaire sera pourtant le seul bénéficiaire de cette corrida meurtrière. Vae victis !
    Il est dommage que ce genre de séquence ne soit pas précédé d'une mise en garde, alertant de public du caractère violent des scènes, pouvant choquer un public sensible…

  • Amateur

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    Le site ouèbe du Frankfurtet Allgemeine Zeitung relate ainsi le chant d'honneur de Poniartefeux :
    «Rassismus-Vorwurf gegen Hortefeux
    mic. PARIS, 11. September. Frankreichs Innenminister Brice Hortefeux sieht sich seit Freitag mit Rücktrittsforderungen konfrontiert, nachdem eine Amateurvideoaufzeichnung mit vorgeblich rassistischen Äußerungen aufgetaucht ist.»
    «Amateurvideoaufzeichnung» signifie vidéo amateur.

    Hier soir, la présentatrice du journal de France 3 y était allée du même refrain, en parlant de vidéo «amateur». Pourtant, on sait, au moins depuis le 11 septembre dans l'après-midi, que cette vidéo provenait en fait d'une équipe de reportage de Public Sénat, dont le patron a jugé plus sage que ces images pas trop pieuses devaient être mises hors de la vue d'un public pas assez mûr pour comprendre les subtilités du locuteur pris en flagrant délit de dérapage.
    Il ne s'agit donc aucunement de vidéo amateur dans le cas du crash du sinistre de l'intérieur.
    Les rédactions se posent d'autres questions plus pertinentes, comme ça, par exemple.
    On voit le subtil glissement qui cherche à excuser l'escamotage du dérapage : si la direction de la rédaction considère que cela pose un problème (ici de lèse-copain du gars Kozy), on fait entendre que le son n'est pas de bonne qualité, c'est que le document n'est pas de qualité professionnelle. Que si ce n'est pas de qualité professionnelle, c'est donc que c'est d'un amateur. Et que si c'est un document amateur, c'est une vidéo «volée». Emballé, c'est pesé. Et avec ça, je vous mets quoi, madame Soufflot ?
    On en arrive même à cela . [passage audio, après "se justifie-t-il"]
    La journaliste demande à Hortefeux s'il compte porter plainte...
    Ça, on n'y avait pas pensé. Hortefeux non plus, apparemment.