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philippe val

  • Du bon goût, de la médiocrité et de l'ignominie

    Marianne2.fr a eu le bon goût de retwitter mon commentaire -de mauvais goût- au sujet de l'article de Philippe Bilger «Humoristes : et si Jean-Luc Hees avait raison ? »
    Le Bœuf Qui Pleure ironise : « Amusons-nous avec Pierre Charpy, marrons-nous avec Michel Droit, tordons-nous avec Philippe Henriot, éclatons-nous avec Philippe Bilger… »
    Faisons Bref : Didier Porte, Stéphane Guillon, et François Morel qui n'ont pas l'heur d'être drôles aux oneilles du révérend père Philippe Bilger, méritent leur sort en étant effacés de la tranche matinale de France Inter, par la juste et magnanime décision de M. Jean-Luc (n'y voyez pas de contrepètrie de goût douteux) Hees, à moins que ce ne fût sur l'aimable, courtoise et spinozienne proposition du célèbre humaniste M. Philippe Val.
    À propos de tranche horaire, payons-nous en une petite, et remontons quelques décennies en arrière, du temps ou un certain Philippe Val était artistiquement  mais
    couillument pacsé avec un certain Patrick Font, amateur de bons mots et de jeunes filles en fleur. En ce temps-là, Patrick Font dit à ses disciples : «regardez bien cet homme, c'est Alain Peyrefitte, qu'on appelle aussi la tranche de merde entre deux toasts». La réaction du suppléant de M. Font n'a pas consisté, à l'écoute de cette délicate saillie, et en cette sainte occasion, à se désolidariser de son acolyte pour cet outrage à ministre de l'intérieur et ancien maire de Provins.
    Il fallut attendre l'inculpation de M. Font, suite à une regrettable excursion en petites culottes prépubères, pour que Pilou s'abandonne à admettre qu'il ne connaissait M. Font que très vaguement…
    Que dire de plus ? À l'époque, tout comme aujourd'hui d'ailleurs, le portrait parlé concernant l'ancien académicien, quoique grossier, ne me choquait au fond pas plus que cela.
    Ceci étant dit, revenons sur le cas de M. Bilger, qui fustigeait la «médiocrité croissante» des billets lus à l'antenne, et surtout de Philippe Cohen qui trouve en particulier que François Morel est bon à jeter aux orties : «Le billet de Morel sur Villiers est de ceux qui confient à l'ignominie, celui sur Villepin est à pleurer».
    Je vous confie que je suis un peu d'accord avec le Comte de Champignac qui estime à ce sujet que les rédacteurs de Marianne sont un peu dyslexiques. Comment ne pas cacher non plus  qu'on peu trouver également ignomignieux que cette publication ne propose aucune justification à la mise à l'écart, motu proprio, de la rubrique consacrée à Arrêt sur images de Daniel Schneidermann, dans l'édition papier de l'hebdomadaire Marianne. Il se trouve qu'il n'était pas du goût de Szafran que Schneidermann s'avançât à soutenir un tant soit peu Didier Porte, lequel venait de se faire lourder de France Inter pour vulgarité, grossièreté et atteinte aux bonnes mœurs : Et hop ! À la trappe, et le bâton à merdre s'abattit sur Schneidermann.
    Reprenons un instant les mots utilisés par Bilger et Cohen : médiocrité croissante et ignominie. S'il fallait virer tous les auteurs de commentaires ignominieux et de sorties régulièrement médiocres, la peau de chagrin du monde télévisuel et radiophonique se réduirait peu à peu à confetti coupé en quatre.
    Ne me demandez pas de nom : tirez au hasard dans le tas…

  • Aux chiottes Riester !

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    «Il fit signe au préfet de le rejoindre dans les commodités, et là lui proposa :
    − Si nous allions voir la jument verte !»
    Marcel Aymé, La Jument verte.

    Le député UMP- bon chic-bon genre, de Seine-et-Marne Franck Riester, estime que l'internet est une «commodité»
    Ça doit être ça, en effet. Et je pensais naïvement et bovinement que c'était un droit essentiel d'avoir accès aux commodités. Cela prête à sourire :

    Dominique, nique, nique
    S'en allait tout simplement,
    Routier, pauvre et chantant
    En tous chemins, en tous lieux,
    Il ne parle que du Bon Dieu,
    Il ne parle que du Bon Dieu


    Que dit, de son côté,  le célèbre penseur Philippe Val au sujet du même média : « Internet, c’est la Kommandantur du monde ultra-libéral. C’est là où, sans preuve, anonymement, sous pseudonyme, on diffame, on fait naître des rumeurs, on dénonce sans aucun contrôle et en toute impunité. Vivre sous l’Occupation devait être un cauchemar. On pouvait se faire arrêter à tout moment sur dénonciation d’un voisin qui avait envoyé une lettre anonyme à la Gestapo. Internet offre à tous les collabos de la planète la jouissance impunie de faire payer aux autres leur impuissance et leur médiocrité. C’est la réalité inespérée d’un rêve pour toutes les dictatures de l’avenir».
    Explication commode, même si le sublime auteur de cet apophtegme vient d'enrichir sa collection de points Godwin, jusqu'à en avoir les amygdales qui baignent... On dirait du Finkielkraut ! Ben non, c'est du Val ordinaire.
    Mortalité : on ne sait pas ce qu'en aurait dit Jacques Chistrac, mais en résumé, pour Pilou-la-Science comme pour Riester, l'internet, c'est de la merde !

  • Val enfin quelque part ?

    Ou quand Carlita case son pote Philou pour que Sarko congédie Mermet...
    En plaçant son porteur d'encensoir Philippe Val à la tête de l'Office Français de Propagande Radiophonique Élyséenne, Tranche -Montagne réussira (si la nouvelle est officiellement confirmée) sans aucun doute un coup de maître : celui de se débarrasser définitivement du sparadrap qui colle aux godasses des dirigeants successifs de France Inter.
    Peut-on imaginer un instant, en effet, la poursuite de la diffusion de l'émission de Daniel Mermet «Là-bas si j'y suis», alors que Val ne pense pas vraiment plus de bien de Mermet que de Bakchich, qu'il compare volontiers à «Je Suis Partout».

    Avec cette habitude de faire passer pour des prises de guerre -au détriment de la «gauche», comme Lebrac brandissait le falzar de l'Aztec des Gués- les reliefs des senestres poubelles,  l'Omnipotent pense peut-être qu'en divisant un peu plus le monde de la presse, il pourra encore mieux y régner en maître. Va quand même pas se gêner... 
    Bon, à toute chose malheur est bon : Charlie-Hebdo pourrait peut-être y trouver là l'occasion de tirer une bonne fois la chasse d'eau.

  • Philippe Val est Partout !

    Le champion incontesté du Point Godwin a encore frappé :
    «Bakchich, oui, c’est un site extrêmement médiocre, qui se permet d’écrire des choses sur les gens, encore une fois sans preuves, de répercuter des rumeurs.»
    «Ne parlons même pas de Bakchich, qui actualise et adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout. Malheureusement, ce genre de site d’informations n’est pas l’exception, c’est la règle.»

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    Philippe Val, qui est partout (à Charlie-Hebdo, à la radio, à la télé), et qui ne dit rien à la légère, et qui n'écrit jamais rien sans avoir fait tourner sept fois dans son melon des mots et phrases mesurées et pesées, a donc commis un objet constitué de textes, résultant d'une réflexion profonde documentée et inspirée, imprimés sur des feuilles de papier, reliées et emballées dans une couverture ainsi intitulée :
    « Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous!», le tout édité par la maison Grassouillet.
    On remarquera avec quel tact, quelle mesure, quelle précision, quelle honnêteté et quelle acuité le Nijinski de la pensée néo-spinozienne fait l'étalage de sa science. Pour mieux apprécier la profondeur de la réflexion du génie, on peut se caler à 18:40
    À un autre moment de l'émission, le même Valadroit se risquait à prétendre que Voltaire, en déclarant «Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer», aurait dit une belle connerie...
    À la réflexion, après avoir entendu Val, on peut penser que Voltaire n'a écrit que des conneries dans sa vie.
    Reviens, Philippe Val, Voltaire est devenu fou !

  • Outrage à qui ?

    Le blogue de Sébastien Fontenelle est chez Bakchich.
    Aujourd'hui, il nous propose une réflexion autour d'une discussion relative à un dessin de Plantu, paru dans l'Express.
    Le dessin représente le directeur de Charlie Hebdo, en veste et pantalon sombre, portant rangers aux pieds, et pointant l'index gauche vers le plafond, qui balance un coup de pompe dans le train de Siné.
    La légende : Charlie Hebdo, le journal où l'on peut tout se permettre, et dans une bulle partant du brassard blanc cerclé de rouge porté par le chauve patibulaire, "même de virer un dessinateur".
    Voilà ce dessin

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    Si on observe les détails, on s'aperçoit que Plantu est rusé, car comment l'avocat de Clearstream-Hebdo a-t-il pu entrevoir dans ce dessin quelque chose d'injurieux ou de diffamatoire à l'encontre de Philippe Val ? L'index gauche pointé vers une toile d'araignée imaginaire n'est pas un salut nazi, le costard de Pilou ne comporte pas de décoration caractéristique des dignitaires du IIIe Reich, et les bottes, à coup sûr, n'auraient pas été homologuées par la société de contrôle de conformité Himmler &C°.

    Alors, qu'est-ce qui titille l'avocat de Clearstream-Hebdo ?
    J'ai trouvé, c'est le brassard ! Non qu'il représente une croix gammée. Non, Y sont simplement inscrits les nom et prénom de Oui-oui-Val.

    Alors ? Cherchons bien.
    Et trouvons.
    Ça y est, c'est ça :
    darty.jpg
    Un presque crime de lèse-fiston !
    Heureusement que Val est gentil et qu'il n'attaquera pas.

     

  • Que reste-t-il de Charlie-Hebdo ?

    Philippe Val et le crime de lèche-Sarkozy

    SineMassacre_12062004.jpgLe toujours souriant Philippe Val, ancien collaborateur de l'excessif Patrick Font il y a quelques décennies (humoriste qui fut un certain temps éloigné des scènes pour usage intempestif de la câlinothérapie juvénile), continue sa croisade pour une liberté d'expression propre, encadrée, pro-traité européen, néo-conservatrice, bref, Philippe Val est un militant ardent de la liberté de penser (comme lui), mais aussi de la liberté de censurer ceux qui ne sont pas de son avis, qui, rappelons le, est le plus objectif qui puisse exister, étant apparié non-stop bluetooth avec Spinoza himself.
    Car, voyez-vous, Siné, l'horrible Siné, l'infâme Siné, l'Attila du crayon Conté, le Fourniret de la caricature politique, le Landru de la satire dessinée, Siné, dis-je, a eu la bassesse de s'en prendre à un enfant.
    Et pas n'importe quel enfant, non, il a osé s'en prendre au fils de Tranche-Montagne ! Il a osé.
    «Je reproche à Jean Sarkozy de se convertir par opportunisme. S'il s'était converti à la religion musulmane pour épouser la fille d'un émir, c'était pareil. Et un catholique, pareil, j'ai jamais fait de cadeau aux catholiques», a expliqué Siné.
    98849b.pngC'est marrant, tout ça... Je connaissais un peu Marcel Cabut (le père du célèbre dessinateur), qui fréquentait régulièrement le salon de thé situé juste au-dessous de chez moi. Très fier de son fils, qui le lui rendait bien, il se confondait souvent en excuses auprès de l'un de ses amis, qu'il savait croyant et pratiquant, dès lors que son fiston s'était encore joyeusement foutu de la gueule de Jean-Paul II (c'est-à-dire à peu près toutes les semaines), ce qui faisait bien rigoler Philippe, le pâtissier !
    Eh bien ! Si l'on suit le raisonnement de Pilou Val, Cabu ne va pas faire de vieux os au sein de la très sainte et œcuménique rédaction de Charlie-Hebdo...
    Pour ce crime de lèse-Tanche-montagne (l'argument de judéophobie étant en cette occurrence une belle plaisanterie) Siné préfère donc déposer ses humbles génitoires sur le billot que Philippe Val lui apportera, en place publique, tel un saint-sacrement, avant de trancher les objets du délit.
    Allez Philippe, montre-nous ta presse...