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françois fillon

  • Mano Negra

    main-noire.jpgLa fameuse main de Thierry Henry, sur le but de Gallas, qui a permis à l'équipe de France d'égaliser face à l'Eire, et par conséquent, de se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde de Football qui se jouera en Afrique du Sud, ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : on s'en fout complètement. D'ailleurs, je n'ai pas regardé le match à la tévé.
    Personnellement, je n'en ai rien à cirer. Enfin, pas totalement, parce que si on raille d'ordinaire les prestations de l'équipe de France, il n'en demeure pas moins que les performances cumulées de l'équipe dans cette compétition sont tout à fait respectables. Et c'est là que cela devient ennuyeux : en cas de bon résultat lors de cette future World Cup, on en connaît un qui ne serait pas fâché de se refaire une petite santé en récupérant l'événement, comme le Chi avait su le faire en 1998. En toute franchise -c'est à dire comme à l'ordinaire- cela me serait fort désagréable de voir l'innommable parader dans les salons de l'Élysée, distribuant des colifichets à la boutonnière de quelques milliardaires fessus à tunique bleue, tout en racontant sa vie en faisant mine de féliciter les récipiendaires.
    Nous n'en sommes pas encore là. Pourtant, ainsi que la vérole se répandant tout-à-trac sur le bas-clergé, certains membres du gouvernement, comme d'autres, se sont rués sur le buzz provoqué par la mimine de Thierry Henry. Rama Yade, qui, pour des raisons qui échappent à l'entendement, est la personnalité politique préférée des Français, y est allée de son couplet pour commenter et défendre, comme un vulgaire Thierry Roland, le but qualificatif adultéré alors que dans le même temps, Mamie Bachelot maugréait sur la piètre qualité du jeu de la sélection de Raymond Domenech. Quant au ministre chargé de la liquidation de mai 68,il a cru bon de faire couler son commentaire d'un robinet d'eau tiède.
    Ce personnel politique nous montre une image bien curieuse de ses préoccupations fondamentales. Ne devraient-ils pas plutôt prendre exemple sur le Premier ministre François Fillon, qui, tel qu'on le voit ici drapé de dignité et de sérieux, mène le navire français  vers un cap de plus ou moins bonne espérance...
    Pour ceux qui auraient envie de se documenter agréablement au sujet du foot, je conseille ce livre d'Astolfo Cagnacci Pays du Foot : il y décrit notamment l'épopée de malheureux joueurs italiens débarquant glorieusement en tenue d'été, et sans rechange, en 1950 au Brésil, avec casque colonial et culottes courtes, en plein hiver de l'hémisphère sud... Effet garanti.

  • Grandeur et misère d'une partisane

    Christine Boutin est amère , et cela semble lui rester dans le nasopharynx :
    «Mon jetage, je l’ai appris au 20 heures sur TF1 avec tout mon cabinet», a déclaré Mme Boutin sur Europe 1, affirmant avoir été traitée — elle et son cabinet — de «façon inhumaine».
    «Je pensais rester, j’avais rencontré François Fillon à 16h15, à la sortie des questions (à l’Assemblée nationale). Il m’avait dit: "Bon, pour le Logement, c’est pas sûr"», a relaté Mme Boutin, affirmant que le Premier ministre lui a promis de la rappeler après 18H00 pour un éventuel autre poste.
    «Je dois dire que je suis quand même très choquée de voir que le Premier ministre n’a même pas pris le temps de me passer un coup de fil, je trouve ça quand même énorme», a poursuivi l’ex-ministre.
    «J’espère que ce n’est pas en raison de ce que je représente, la droite sociale chrétienne,
    parce que ce serait très grave»
    , a-t-elle affirmé. «C’est peut-être un délit de sale gueule d’être catholique», a-t-elle suggéré reconnaissant représenter «des valeurs qui enquiquinent».


    Si elle avait le Premier ministre au téléphone, Mme Boutin a assuré qu’elle lui dirait: «François, t’aurais pu avoir le courage de m’appeler quand même, ça aurait été sympa».
    Mme Boutin a indiqué que le secrétaire général de l’Elysée lui avait «fait un certain nombre de propositions qui me semblent intéressantes». Elle a notamment «parlé» avec lui d’un poste d’ambassadeur de France au Vatican.
    Même ça, Bourg-Broc, qui par le jeu du Grenelle du recyclage politique, va revenir président de quelque chose, risque de lui piquer la place.  Pauvre Christine...

  • Tous les dix ans...

    323_c364745b.jpg...et même parfois avant ! (voir le commentaire de Dominique)
    Gare aux années en 9 !

    À en croire les dirigeants de l'UMP et du Nouveau-Centre, le résultat obtenu par la liste conduite par Michel Barnier aux élections européennes du 7 juin 2009 représente un franc succès et une première, puisque le parti au pouvoir n'aurait, selon eux, jamais remporté ces élections.
    Retour en arrière.
    1979 :  Valéry Giscard d'Estaing est président de la République ; Raymond Barre est Premier ministre. La liste UDF conduite par Simone Veil (qui ne menait pas la Ligue Communiste Révolutionnaire) recueille 15,89% des inscrits et 27,61% des suffrages exprimés. Elle devance la liste conduite par François Mitterrand d'un peu plus de 4 points.
    1994 : la France balladurisée place en tête des élections européennes la liste UDF-RPR conduite par le Dominique Baudis (12,78% des inscrits, 25,58% des exprimés)
    1999 : Lionel Jospin est premier ministre. La liste conduite par François Hollande (pas encore adhérent au MoDem), avec 9,65% des inscrits et 21,95% des suffrages exprimés, arrive en tête.
    2009: la liste Barnier UMP-Nouveau centre est la première, remportant l'assentiment de 11,06% des inscrits (27,91% des votants).
    Sur sept consultations servant à désigner les députés qui siègent au parlement européen, la liste conduite par le pouvoir en place est ainsi arrivée en tête à quatre reprises.
    Hou ! Les menteurs ( j'attends la convocation au commissariat...) !
    Hors, que nous ont ressassé François Fillon, Xavier Bertrand et les autres vendeurs qui ont fourgué hier soir un maximum de cravates aux auditeurs et téléspectateurs relativement lassés ? Que c'était la première fois que la liste gouvernementale arrivait en tête des eurolections.

    Mensonge ? Pas du tout ! Rappelons-nous : la France n'existait pas avant 2007, et ça, on oublie trop souvent de le dire...