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La Flatte d'Honneur

  • Calembredaines en stock

    Il est bien, ce petit Guillaume Peltier : propre sur lui, d'allure sympathique, avenant, tout pour plaire.
    Invité ce mardi 9 octobre par Frédéric Taddeï, il participe à une discussion concernant l'importance démesurée du contingent de journalistes de gauche présents à longueur de journées, de semaines et de mois sur les colonnes des journaux, à la radio et sur toutes les télévisions. Et de prendre, au hasard, l'exemple de l'abominable Pascale Clarck qui se comporte, comme nous le conte le fringuant Guillaume, ainsi qu'une vulgaire militante d'un parti d'extrême gauche.  Auparavant, la brave Jean d'Ormesson, qui étale à chaque instant un verbe doté d'une élégance et d'une politesse avancées, fait bien la confusion entre « intellectuel » et « journaliste », mais on mettra cela sur le compte de son grand âge…
    Beaucoup plus préoccupant est l'absence de réaction de l'aréopage nuitamment réuni par Taddeï aux propos émis et réitérés par ledit Peltier une heure et quatorze minutes après le début de l'émission. Aucun participant n'a relevé les énormités du protégé kozyque :
    Nous sommes en octobre 1981, François Mitterrand vient d'être élu président de la république, et six mois après son élection, il décide de supprimer l'ORTF, et il avait raison. Mais il exige l'embauche de 59 journalistes étiquetés parti socialiste ou parti communiste sur TF1 qui était alors une chaîne publique, et sur France 2. C'est donc bien la preuve qu'il a eu, dès 1981 une révolution apportée par la gauche…
    Le brave Guillaume n'y est pourtant pas allé de langue morte pour nous tartiner ce concentré de billevesées :
    – Ce n'est pas Mitterrand qui a fait dégager l'ORTF, mais son prédécesseur Val'ry Giscard d'Estaing le 31 décembre 1974.
    – Antenne 2 a pris la succession de la deuxième chaîne de télévision française après la décision du pouvoir en place, sous la présidence de VGE  d'atomiser l'ORTF. C'est en 1992 que cette chaîne prendra la dénomination de France 2.
    L'ORTF était donc déjà enterrée depuis un an, sept mois et 27 jours lorsque Guillaume Peltier vint au monde. Petit, il eut le loisir d'apprécier l'école des fans, dirigée avec maestria par Jacques Martin, ce si grand ami de Nicolas Sarkozy…

  • Faire les poches des riches

    La campagne d'entre deux tours nous réserve bien des surprises. On en a ainsi appris de belles au sujet du candidat portant un nom de pays étranger et que je ne nommerais pas ici pour rester dans le cadre d'une nécessaire bienséance.
    Sur les ondes de la T.S.F. s'est exclamé ainsi le rival restant face à l'innommé ci-avant évoqué : « J'ai entendu Mélenchon qui expliquait à Hollande que si vous croisez un riche dans la rue, faites-lui les poches !…»
    Tudieu ! Lacenaire aurait ainsi obtenu près de 12% au premier tour des présidentielles 2012…
    De son récent ralliement platonique au vague à l'âme des électeurs de Marine Le Pen, d'aucuns ont déjà remarqué que c'est assurément aux interpellations ultra-célestes de Jeanne d'Arc qu'a succombé notre décontenancé leader. En effet, on aura du mal, dans la grouillante armoire multimédiatique compilant images, paroles et gestes de la campagne 2012, à trouver un document corroborant objectivement des dires du kozyque candidat. La foi des convertis aidant, il s'est ainsi persuadé que le second degré mélenchonique pouvait passer, aux oneilles béates et convaincues de ses afficinados pour une vérité première. Pour faire plus vrai, il était tentant de mêler François Hollande ( on sait bien qu'à senestre, c'est copains comme cochons…) qui était pourtant absent de la mise en garde du Leader du front de Gauche. Pour faire encore plus populaire, l'ami Nicolas a placé la scène dans la rue, pour bien montrer que l'attaque des « chauffeurs » pourra tomber sur tout un chacun.
    La technique de l'Effervescent est simple : colporter des propos contenant un faux semblant de vérité, mais totalement mensonger, qui  nécessitera du temps et beaucoup d'explications de la part du camp adverse pour rétablir l'exactitude des paroles réellement prononcées. Le ramdam controuvé repart comme si de rien était sur une autre piste, par exemple au sujet d'un appel d'un héraut du Musulmanistan enjoignant la population à voter pour le Lider Correzo…
    Ce que n'avait pas envisagé le Lider Minimo, c'est que que le coup de pied de l'âne arrive parfois plus vite que cela à quoi on s'attend !

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  • N'importe Cauet !…

    De la fenêtre du local où j'exerce mon travail, il est possible d'apercevoir une plaque de rue indiquant le nom de Martin Akakia.
    Ce médecin, à qui François Ier demandait qu'il le soignât mieux que quiconque, ledit Akakia lui aurait répondu quelque chose du genre : «cela m'est impossible, sire, je me dois de soigner les plus humbles comme des rois».
    En réalité, ces propos ne sont pas du tout de Martin Akakia, mais d'Ambroise Paré…
    M. Cauet, aimable causeur picard tout empreint d'élégance, d'humour, de bienséance et de sollicitude, connaît-il cette anecdote ?
    Observons et écoutons attentivement cet aimable échantillon ( aimablement transmis via twitter par l'ami @Slovar ) de courtoisie et de savoir-vivre :



    M. Cauet, pas gêné le moins du monde, suggère, hors toute subliminalité, que ces dames devront passer sous les fourches caudines si elles entendent faire de la promotion pour leur participation au salon de l'érotisme, et c'est là qu'au bout de 1:31, le meneur de revue, prenant les effeuilleuses pour de grosses salopes -comme d'autres eussent pris Vaugirard pour Rome- osa, superbe de profondeur et d'aménité «quand on parle de strip-tease, on a l'impression qu'on parle de viol ; c'est un peu gênant, vu que c'est un peu vot' business…».
    Ainsi, à entendre ce fin philosophe, le droit de cuissage radiophonique et télévisuel est un us de pein-droit à notre époque bénite et énergique.
    Gageons qu'il userait de la même délicatesse pour accueillir une ancienne effeuillée, aujourd'hui reconvertie dans l'accompagnement social des causes désespérées.
    Il est vrai qu'à une époque où le demi-monde s'est installé dans les palais, cela vaut-il encore la peine de s'étonner que le quart-monde spirituel s'exhibe sur les fenestrons numériques terrestres ?

  • Ben mon Coco !

    Jacques Tillier, ancien journaliste de Minute, dirige désormais le journal L'Union - L'Ardennais.
    Ce n'est probablement pas  lui qui a trouvé ce titre, paru dans la livraison papier du samedi 6 novembre 2010, mais, compte tenu de sa fonction, il a dûvérifier…

    «Le dérapage verbal d'un homme de loi
    Trust chantait «Police Milice». Un magistrat de Seine Saint-Denis n'a pas hésité pour sa part à assimiler les policiers français à ceux de la Gestapo, l'ex-police secrète est-allemande»
    Mais bien sûr, pas de dérapage chez le rédacteur du collaborateur de M. Tillier :Gestapo !
    qui nous explique quelque lignes plus bas que Gestapo, acronyme de Geheime Staatspolizei signifie « police secrète de l'ancienne R.D.A.»
    On rapprochera tout cela de la note de notre ami @Croulants sur Twitter, qui se demandait Comment appelle-t-on un Point Godwin quand la comparaison se fait avec l'URSS ?
    Et hop !
    Ben mon coco, c'est quand même pas pour ça qu'on va se facho avec la terre entière !…

  • L'Histoire, ce n'est jamais que des histoires

    «Que cela soit optionnel en terminale S n'a pas tellement d'importance, car les élèves de terminale ne s'intéressent qu'aux matières à fort coefficient. Autant vous dire que l'histoire ou la philo, c'est quand on a le temps ou que l'on aime ça».
    Ah bon ! C'est ça, l'histoire ? (Mais le texte de Tachan, j'aime bien).
    Allez, dégagez, y'a plus rien à voir. On pourrait, à lire ces paroles savantes -couchées avec compétence par un maître doté manifestement d'esprit de géométrie autant que d'esprit de finesse- finir par  se demander s'il n'a pas écrit le versant éducation du programme du candidat de son parti politique, qui depuis qu'il préside aux plus hautes destinées de ce pays, n'est pas loin d'avoir réussi le tour de force de tenir l'intégralité de ses promesses...
    Variantes : «Autant vous dire que la physique ou la chimie, c'est quand on est con ou qu'on ne fornique pas», «Autant vous dire que les lettres, c'est quand on ne veut pas travailler plus pour gagner plus», etc.
    Continuons dans l'intéressante contribution de notre expert Authueil : «Il faut aussi relativiser le rôle que peut avoir une matière scolaire dans la formation des jeunes. Tout dépend du prof, qui s'il est passionnant, peut faire bien plus qu'un prof médiocre».
    Mouais, je ne savais pas que l'antonyme de passionnant est médiocre. Authueil a manifestement le désir de nous instruire, malgré son habileté verbale qui renvoie à une manière de retard de langage.
    Cependant, on peut, en cherchant bien, trouver des profs passionnants et des profs ennuyeux. Mais il peut exister, pourquoi pas, des professeurs ennuyeux qui sont pourtant très compétents. De même, pourquoi ne pas croire qu'un enseignant puisse être à la fois captivant, tout en ayant de médiocres résultats...
    Allons, avec un peu de courage, un peu plus loin dans l'examen de la subtile proposition authueilliste : « Enfin, cette réforme n'est pas là pour sanctionner l'histoire, mais pour renforcer l'enseignement en Sciences, qui est un vrai problème».
    Là, le modèle de réflexion est le suivant : «l'hôpital n'a pas besoin de plus d'argent, mais d'une meilleure utilisation de ses moyens».
    On se doute que, pour les futures propositions ordonnées par notre noble et puissant guide universel, on fera confiance au génial Authueil pour nous concocter une phormulation à variantes paradigmatiques issues de la phrase précitée.

  • Un Bailly qui nous pèle le jonc

    04Loup.jpgGérard Bailly est un homme avisé.
    Ce sénateur du Jura, UMP comme il se doit, président du groupe d'étude de l'élevage, a présenté le premier de décembre de cette année, un amendement destiné à réduire de 500.000 euros le budget réservé aux grands prédateurs, tels l'ours, le lynx ou le loup.
    Est-ce par simple bêtise, par ignorance totale du dossier ou par calcul électoraliste destiné à récupérer quelques électeurs chasseurs-pêcheurs-traditionalistes, toujours est-il que l'ami Gégé s'est bel et bien tiré une balle dans le panard en cette occasion. Pensez-vous : menacez un peu un vieux loup solitaire de lui couper les vivres, et imaginez alors un instant la gueule qu'il fera à cette pénible annonce...
    Au dernières nouvelles, la gent lupine serait, malgré la crise qui nous ronge, peu portée sur le transfert de capitaux vers les paradis fiscaux, et aucun individu de cette espèce ne serait, en France, concerné par la ouate du  bouclier fiscal. Ainsi donc, les loups, ours et lynx ne verraient pas un cent destiné pourtant à leur protection.
    Où passe donc tout ce pognon ? Eh bien, c'est très simple : il sert tout bonnement à indemniser les propriétaires des animaux qui auraient été victimes de ces redoutables prédateurs, mangeurs de femmes et d'enfants, si l'on n'y prenait garde.
    Alors voilà le résultat : grâce à l'ingénieux Gérard Bailly, quand un éleveur aura perdu plusieurs bêtes sous les féroces coups de dents d'un chien errant (déguisé en loup pour l'occasion), l'indemnisation accordée d'ordinaire se verra réduite de façon fort sensible.
    On vit une époque formidable, et on oublie trop souvent de le rappeler. Alors, en définitive, quelle récompense pourra-t-on accorder au sire Bailly ?