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Le Bœuf qui Pleure - Page 5

  • Si la Gauche passe…

    Comme l'a fort justement souligné le président de l'Assemblée Nationale, l'excessivement modéré M. Bernard Accoyer, « la mise en œuvre du programme utopique et archaïque ourdi par la gauche aurait des conséquences économiques et sociales qui pourraient être comparables à celles provoquées par une guerre »
    Les scrupules perceptibles dans les propos de M. Accoyer ne font voir que trop de délicatesse.
    Listons un peu les autres très graves répercussions d'une irruption, dans les ors du pouvoir de notre belle et grande nation, d'une gauche revancharde aux manières de cosaques, on objectera pêle-mêle que :
    -par la sécurité sociale les disques de Didier Barbelivien et de Johnny jamais plus remboursés  ne seront
    - jamais plus les malins vous ne ferez !…
    -d'être encore plus vulgaire que maintenant sera et devenir l'idole de la droite Laurent Gerra l'exploit réussira…
    -abattu sommairement par un insurgé islamo-gauchiste marseillais portant kalashnikov, comme Kadhafi Sarkozy sera …
    -aussi stupide la droite française toujours sera …
    -Lancar Benjamin avec son gilet pare-balles se couchera…
    -de touitter pendant la messe définitivement j'arrêterai …
    - du Paradis Latin et du Crazy Horse les danseuses sous leur niqab danser nues toujours pourront…
    -de pédaler dans sa Trabant obligé on sera  !…
    -comme sous le roi Mitrand l'heure d'été sera …
    -l'électricité, le gaz, le pain, le vin et le Boursin rationnés seront…
    -à San Giovanni in Laterano en compagnie de Jean-Marie Bigard enfant de chœur à plein temps Sarkozy deviendra…
    -Le cri de ralliement de l'OM: « Gauche aux putes » à la place de « Droite au But » deviendra
    -les pipes sous la contrainte d'un 357 Magnum plus rares seront …
    -juste débarrassés d'une politique d'extrême droite on sera …
    -sur l'ensemble de la côte Est les USA un mur de l'Atlantique érigeront…
    -« c'était mieux du temps où la Gauche était au pouvoir ! » dira-t-on
    -au moyen de ciseaux en plastique tondue et au chocolbif Suchard Nadine Morano goudronnée sera …
    -Hara Kiri avec un suppositoire de sarkozyl me ferai…
    -Revendue en solde aux Anglais Bordeaux sera …
    -de 18 mois et obligatoire le service militaire rétabli sera
    -en Kolkhozes transformés tous les GAEC seront…
    -maladroites les femmes deviendront …
    -à Paris les petits enfants les bolcheviks mangeront !…
    -et sutout de Tchernobyl le nuage enfin la frontière passera !…

  • Patin Artistique

    Dans le film « la Délicatesse » de Stéphane et David Foenkinos, on peut y voir Audrey Tautou se diriger avec détermination vers François Damiens et lui coller avec application et soudaineté un patin aussi lascif qu'inattendu. Surprenant… ( voir à 0:33 )

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    Bon, il n'y a pas de quoi en faire une montagne, une maladie ou tout un roman, mais tout de même, en voyant cette scène, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement entre cet assaut buccal conjonctif et une fugace aventure dont je fus victime - que mes admiratrices me le pardonnent - à bouche consentante : Il se trouve que par le passé j'ai moi aussi essuyé un si sensuel et soudain assaut non sollicité : – c'était en face du Palais de Justice, à Reims, et j'avais vingt-cinq ans, j'étais accompagné… L'incident fut court et mémorable. Je ne courus point derrière la jeune personne, une fois son aimable forfait accompli. Je remarquai simplement una lacrima sul viso, qui pouvait à demeure me laisser songer à de potentiels délices futurs… Je choisis d'en rester là, sur ces points de suspension. Voir cela, à 0:25

  • Sale mec !

       Parc'qu'en termes choisis, loin de propos d'évêque
       Il avait imité le nerveux président
       François reçut soudain piques et coups de becs
       Flèches, lances, couteaux, et vieux coups dans les dents

       L'autre qui nous les gonfle autant que des pastèques
       Vite a lâché ses chiens tout en faisant semblant
       D'avoir été par lui traité de sale mec
       D'escroc et de menteur, de coquin, de brigand

       Les témoins du forfait, des propos infamants
       Qu'on prêtait à Hollande, réfutèrent aussi sec
       La saillie UMP et ses dénigrements
       Dignes de malappris et d'australopithèques

       Trop souvent éloigné de sa bibliothèque
       Et usant d'un parler bien des fois très charmant
       Comment faut-il alors en termes élégants
       Inviter Nicolas se faire voir chez les Grecs ?…

  • L'histrion et le turlupin

    Voilà à coup sûr un billet écrit par un chroniqueur du Point à l'esprit tout empreint de finesse, à l'esprit léger et facétieux, au style enlevé, élégant et généreux.
    M. Besson, pas le transfuge de revigorante mémoire prénommé Éric, mais un autre, répondant quand on le sonne au petit nom de Patrick, a décidé de nous narrer une petite teutonnerie, dont l'invitée est Mme Eva Joly, candidate à l'élection présidentielle choisie par le groupe politique Europe-Écologie-Les Verts.
    Jetons un instant un aimable coup d'œil sur la livraison, du premier de ce présent décembre, de cet engageant phraseur à cette ouèbesque page :
    Prenons maintenant notre épuisette pour y tirer -au hasard- quelqu'amusante phrase aux fins de l'apprécier à sa juste valeur : « Che n'héziderai bas à vous mèdre en examen et égrouer doute intifitu qui s'élèfera gontre la falitité du scrudin hisdorique te mai 2012 ».
    D'emblée, on semble percevoir la transcription d'un dialogue de film populaire français, où le locuteur pourrait être au choix Roland Giraud ou Francis Blanche, ou un autre
    On renâclerait un tantinet à placer ces phrases dans la bouche de, par exemple, Lili Palmer, ou encore d'Hanna Schygulla, du fait de la masculinité ambiante par trop odoriférante qui exhale naturellement de la proposition.
    Bien entendu, au fil de cet article, on ne se hasarde guère à octroyer un hypothétique sens à ce qui est ainsi couché là, mais plutôt à donner du son, un son qui évoque naturellement cela .
    Aussi sera-t-on enclin à aboucher cette bessonique saillie de celle du fameux turlupin Jean-Marie Le Pen qui nous a gratifié, il n'y a guère, d'une sortie mémorable autant que subtile au sujet de la candidate écologiste.
    Est-il utile d'évoquer les commentaires fielleux d'affidés d'une dextre aux abois, chassant néanmoins à courre les Khmers verts et d'improbables bruns-rouges sortis de leur fertile imagination ?…
    La presse manquait notablement d'histrions et de fagotins de la trempe de M. Patrick Besson. Nous voilà rassurés…

  • Ça gratouille Téheffun ou chatouille l'Huemmepée ?

    « Les sots ont cela d'impardonnable qu'ils font éprouver de l'indulgence pour la méchanceté.»  (Villiers de l'Isle-Adam, citant lui même un autre auteur, dont j'ai oublié le nom…)
    La sémillante Rachida Dati, de sympathique mémoire, avait œuvré pour la mise en place d'une loi rétroactive d'application immédiate. (Comparez à l'occasion avec le bandeau en sous-titre de ce modeste blogue, et vous comprendrez à quelle époque débuta la funeste carrière du Bœuf Qui Pleure…)
    C'est beau, c'est bien, c'est généreux, c'est magnifique !
    Les déchets de la société, les cancrelats, la vermine, parias gueux et hors-caste n'ont qu'à bien se tenir.
    Désormais, nécessité faisant loi, la populaire loi de Lynch s'applique de manière spectaculaire, efficace et prophylactique sur l'ensemble de notre braveterritoire.
    Le ciel, aidé dans sa miséricorde et sa bienveillante générosité par Téheffun, sous le haut-commandement de l'Huemmepée, a donc permis que s'abatte sur les pédophiles cachés çà et là sur l'ensemble de notre braveterritoire l'inflexible vindicte, prouvant ainsi définitivement au monde entier notre plus haut degré de la civilisation.
    Certes, on ne fait pas d'omelette sans casser quelques œufs, et  le décès, pour navrant qu'il soit, de ce retraité de Brest ne doit pas nous faire oublier qu'au bout du compte, cet innocent était un coupable en puissance : « Tout porte à croire qu'il y a eu une interprétation de ce geste par d'autres parents de bonne foi par rapport à ce monsieur qui avait l'habitude d'évoluer autour de l'école », a souligné le policier…
    De surcroît, ce regrettable incident aura eu le bon goût d'éviter à ce retraité une pénible garde à vue, au cours de laquelle il aurait fini par avouer avoir tondu d'un pré la largeur de sa langue, qui sait ?…
    De bonne foi. Puisqu'on vous le dit…
    « Qu’est ce qui passe ici, si tard ? Compagnons de la Marjolaine.
    Qu’est ce qui passe ici, si tard ? Gai, gai, dessus le quai.
    C’est le Chevalier du guet,Compagnons de la Marjolaine.
    C’est le Chevalier du guet, Gai, gai, dessus le quai…

  • Un malade temporaire, c'est…

    À la demande générale de Alice_M, je m'en vas vous conter comment naquit mon inclination pour la réplique incisive et ma relative assuétude pour la repartie.
    C'était au temps où j'étais encore étudiant. À Reims, précisément. Au temps lointain où les communisses avaient réussi le tour de force d'installer un maire de leur parti dans les plus importantes villes d'un département votant pourtant imperturbablement à dextre depuis des lustres.
    Là où j'étais alors en stage était un service hospitalier, installé, comme une école - et pas comme une banque - dans un préfabriqué, doté, à l'instar d'un interminable titre de film de Michel Audiard, d'un improbable intitulé : « Intersecteur de Psychiatrie Infanto-juvénile et de Psychothérapie ».
    En ces temps bénis était demandé aux stagiaires d'assister aux réunions de synthèses qui, dans ce service, tenaient lieu de grand-messes, avec comme célébrant le chef de service, un ponte probablement parisien - et fermement lacanien - au patronyme évoquant une marque de bolides transalpins.
    La première fois que j'eus à assister à cette cérémonie, arrivant quelque peu en avance, je fus invité à emprunter le couloir menant au sanctuaire après m'être fait ouvrir la porte solidement fermée à double-tour. Décontenancé par le comportement des enfants et adolescents internés dans ce service, je n'en menai pas large et il me fallait avancer sans montrer d'inquiétude.
    C'est alors que survint un certain Boniface * qui s'avança vers moi, et m'interpela avec une certaine vigueur.
    — Bonjour Docteur ! ( je portais une obligatoire blouse blanche ).
    — Mais, je ne suis pas Docteur…
    — Oh ! excusez-moi, Professeur ! Boniface M. , psychotique…
    — Ah ! oui, très bien… Mais au juste… qu'est-ce qu'un psychotique ?
    — C'est un malade temporaire.
    — Bien sûr, où avais-je la tête ?… Mais, un malade temporaire, c'est…
    — Un malade permanent !
    Je n'ai jamais vécu depuis un dialogue aussi empreint de logique, de profondeur et de justesse. Bien entendu, la méprise initiale quant au rang du porteur de blouse blanche pourrait laisser à penser que l'esprit de cet adolescent renvoyait à l'innocence, mais la définition de la psychose qui suivait ne laissait aucun doute quant à l'esprit de finesse dudit Boniface.
    Quelque temps plus tard, le même énergumène fit irruption, silencieusement, dans la salle de réunion où se tenait une synthèse présidée par le professeur agrégé Ferrari. Ce dernier ne s'était pas aperçu de la présence de Boniface, qui en avait profité pour se rapprocher de lui, puis de lui chatouiller malicieusement sa calvitie en ajoutant : — Tout va bien, Professeur agréé Ferrari ?
    — Ça suffit, Boniface, tu vois bien que nous sommes en train de travailler, je te demande de sortir !
    — Ne vous fâchez donc pas, professeur agressé Ferrari…

    Alors, en définitive, ne cherchez pas une définition de la repartie : tout était dans ces délicieuses répliques de Boniface, qui en fait n'était pas psychotique, mais souffrait néanmoins d'une pathologie moins amusante que ses reparties…
    (*) le prénom a été un peu modifié…

  • Ne l'oublions pas…

    Aujourd'hui, en ce 16 novembre, n'oubliez pas de déposer une gerbe sur la tombe de Milton Friedman…