Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Bœuf qui Pleure - Page 3

  • Qui veut acheter un sax ténor ?

    Achetez mon produit sur PriceMinister
    Saxophone Tenor  Bb  Roy Benson-Autre (Instrument) - Instrument - Achat et vente

    620,00 €

    Saxophone Tenor Bb Roy Benson
    Comme Neuf
    Autre
    Saxophone Ténor ROY BENSON TS-302. État neuf, quasi jamais servi cause manque de temps.Bocal RND,Corps laiton optimisé S3, Clés laitonFa# Aigu, Tampons Pisoni, Finition Vernie,Livré avec bec...
    Voir ma boutique

     

     

  • Le Coup du Crocodile en Plastic…

    18 juin 1961. Rien de tel que cette date du 18 juin pour régler quelque compte avec un certain Général revenu au pouvoir trois ans auparavant. De préférence sur un convoi Paris-Strasbourg devant passer par la Lorraine, pour ajouter un zeste de symbolique surnuméraire…
    On s'arrange pour qu'un engin explosif, ayant pour mission d'envoyer le cortège ferroviaire sur la plus haute orbite possible, soit placé à un point où deux convois doivent de croiser aux fins de décupler l'effet recherché. Quoi de mieux qu'un « crocodile »
    640px-CrocoCourt.JPG
    pour y placer la charge, le passage de la locomotive devant assurer la mise à feu du dispositif par l'intermédiaire du balai équipant toutes les machines.
    De surcroît, placé à cet endroit, en pleine courbe, l'engin explosif, s'il fonctionnait comme prévu, enverrait immanquablement le convoi dans un étang situé en contrebas…
    L'état-major des joyeux drilles ayant fomenté l'insurrection algéroise ayant préconisé qu'on organisât un carnage sur diverses voies ferrées, l'OAS, usant de sa légendaire bienveillance, se chargea d'organiser cette surprise-partie en ce coin bucolique du Perthois.
    Néanmoins, il y eu une fuite au sein du groupe de conjurés, et une note parvint fin mai ou début juin au chef de gare de Vitry-le-François expliquant qu'il se tramait quelque chose dans les environs. Mais il fut jugé que cela ne pouvait être qu'une plaisanterie, et les autorités ne prirent aucune disposition particulière.
    Le dimanche 18 juin 1961, je n'étais pas bien vieux. Pourtant, je m'en souviens comme si c'était hier. La radio annonça très rapidement, vers seize heures trente, probablement, « l'accident du Paris-Strasbourg » sur le territoire de la commune de Blacy, juste à côté de Vitry-le-François. À cette époque, mon père était le directeur de l'hôpital rural de Thiéblemont-Farémont, situé à douze kilomètres du lieu de la catastrophe. N'écoutant que son courage et les informations de la TSF, mon brave paternel courut séance tenante mander un adjoint des cadres de l'établissement afin qu'il l'accompagnât dans une tâche aussi précipitée qu'improvisée de sauveteur, au volant du véhicule sanitaire de l'établissement.
    On attendit le retour des héros avec une certaine fébrilité. Le récit des preux chevaliers fut on ne peut plus bref. Arrivé sur les lieux, bien que des sauveteurs aient pu atteindre les voitures enchevêtrées à demi-noyées dans l'étang où elle avaient chu, s'étaient également formés quelques cordons, bien peu sanitaires, ceux-là, empêchant les secours de progresser vers les lieux de la catastrophe, avec quelques individus déterminés à faire reculer les secouristes de tout poil. Le rapport  qu'en fit mon père mentionna le nom d'un individu qu'il savait gagné par les idées de l'OAS et qui avait en l'occurrence décidé de faire la fête à quiconque entreprendrait de porter secours aux victimes. C'est donc en cette occasion que, quoiqu'étant âgé de moins de 6 ans, j'appris ce que pouvait représenter l'extrême-droite avec son cortège de bienfaisance et de grandeur d'âme.
    oas_veille-a10f1.jpgDu train ayant déraillé à seize heures 13 et s'étant échoué dans le marais voisin, on extirpa 28 morts et 170 blessés.
    Bien que l'unité spéciale anti-OAS dirigée par le commissaire Jacques Delarue ait eu rapidement la conviction que l'OAS était bien responsable de ce massacre, il fallut attendre le 2 février 1964 pour que Le Monde titre  « Le déraillement de Vitry-le-François a été provoqué par un attentat  ». Pourtant, très tôt, Robert Buiron, le ministres des Travaux publics et des Transports révéla lors d'un conseil des ministresqu'il s'agissait bel et bien d'un attentat . Malgré l'opposition de Jean Foyer, l'alors garde des Sceaux, arguant du fait qu'il s'agissait d'une affaire couverte par le secret de l'instruction, ce dernier s'écrasa mollement lorsque Mongénéral exigea qu'on lui exposât toute la vérité. Buiron confirma alors que l'attentat avait été provoqué par un un dispositif d'amorçage par détonateur électrique. Cela n'empêcha pas que l'affaire atterrisse devant la Cour de sûreté de l'État… pour aboutir à une ordonnance de non-lieu le 19 décembre 1963.
    Pour avoir soutenu les familles des victimes, le député Jean Degraeve déclara, par écrit : « le déraillement est entièrement imputable à l'OAS qui l'a commis et à la police qui n'a vraisemblablement pas pris les mesures qui s'imposaient…». Jean-Jacques Degraeve, le fils de l'ancien député m'a confirmé cela il y a peu de temps, en me précisant qu'en raison de menaces de mort provenant de l'OAS, son père dut avoir recours durant plusieurs années à une protection policière.
    Dans l'histoire, c'est la SNCF qui porta le chapeau et fut condamnée à verser des indemnités aux familles de victimes… C'était le temps béni où les casseurs OAS n'étaient pas les payeurs…

  • Manises

    Trente ans après les massacres de Haybes et de Fépin, le département des Ardennes allait connaître une nouvelle acmé de violence de la part de l’occupant allemand : Revin, 13 juin 1944, 105 maquisards sont encerclés, capturés, torturés et massacrés par les forces allemandes du 36e Régiment de la Panzerdivision commandée par le colonel Grabowski. Le prisonniers seront contraints de creuser des trous dans lesquels ils seront sommairement ensevelis après avoir été fusillés. Le maquis par lui même a été constitué quelques jours auparavant, dès le débarquement de Normandie, mais le réseau existait déjà et fréquentait régulièrement les hauteurs du Malgré tout, à proximité des Hauts-Buttés, et notamment la maison de Marguerite Fontaine, chez qui transitaient prisonniers en fuite, saboteurs et parachutés divers. L’effervescence suscitée par la progression des troupes de libération engendra malheureusement certains comportements téméraires et imprudents qui facilitèrent le travail de renseignement de la gestapo.
    Mauguière, un célibataire habitant au pied du Terne, avait son travail dans les bois. À ses collègues, à qui les Allemands demandèrent de les mener au maquis, il s'adressa en patois aux fins de les jeter sur une fausse piste :  « passez par les vôyettes, i’n'vous verront mie ». Battu par les Allemands , il se traîna,agonisant, jusqu'à un ruisseau pour y boire un peu d'eau, et c’est là qu’il fut achevé à coups de bûches. Son corps fracassé et démantelé fut difficile à identifier.
    Uhl habitait rue Ernest-Renan était marié et père de deux enfants. Il était âgé de 24 ans en 1944. Il rejoint le maquis le 7 juin 1944. Bûcheron, réfractaire au STO, Le 11 juin au soir, il redescend à Revin pour rejoindre sa femme qui vient d'accoucher. Il passe devant le poste de DCA installé par les Allemands au pied du Malgré Tout : les Allemands l'interpellent, le prenant pour Charton, chef du secteur maquisard de Revin. Interrogé  durant toute la nuit, il parle, sous la menace. Le lundi 12, on lui demande de mener les soldats de la Wehrmacht dans Revin, afin qu'il indique les maisons de Cochard ( le boulanger ), Jodelet, Estivalet, Charton. Seul Jean Cochard sera arrêté, les autres ayant réussi à prendre la fuite à temps.
    À midi, Léon Uhl mène sous la contrainte les Allemands dans les bois pour leur montrer où se trouve la maquis, mais réussit à faire prévenir Jacques de la Bollardière pour le prévenir de sa propre trahison. Au total, 105 des maquisards tomberont dans les rets des nazis.
    – Robert Brasseur, né le 17 juillet 1925, arriva au maquis le 7 juin 1944.  Sa mère est morte quand il avait huit ans : elle descendit un jour à la cave, et ne remonta jamais…
    Plus tard, blessé par la chute d'un chariot alors qu'il travaillait dans les bois , ou il était employé aux travaux de carbonisation,  Robert fut blessé gravement, perdant l'usage d'un rein. Néanmons, il tint à rejoindre ses camarades au maquis… Il ne fut pas fusillé. S’étant enfui  lors de l’assaut des Allemands, il fut rapidement capturé. Attaché à une corde et traîné derrière un camion sur plusieurs kilomètres, il périt durant cette engageante partie de campagne, à son corps succombant. Quelque temps plus tard, c’est Marie-Antoinette Brasseur ( ma belle-mère… ) qui permit d’identifier le cousin de son mari Jeannot, grâce à… la boucle de son ceinturon, le visage de Robert ayant disparu dans cette funeste aventure.
    – Fabien était un innocent qui habitait à Revin, sur le chemin qui mène au Malgré Tout. Il travaillait chez Porcher. C'est lui qui ravitaillait le maquis avec le pain fabriqué chez Cochard. Capturé par la Gestapo au sujet de ses activités et torturé afin qu'il donne les noms des maquisards, il n'avoua jamais, ce qui lui vaudra le plus grand respect de certains habitants de Revin par la suite.
    En définitive, on chargea Uhl au maximum, mais le maquis avait déjà été « donné », notamment par le patron Pierre Faure, qui avait dénoncé à qui mieux mieux les activités de certains syndicalistes ardennais durant l'occupation. On présume que Pierre Faure, fervent pétainiste, maire provisoire de Revin durant l'évacuation, en l'absence de Firmin Leguet,  avait « acheté » Uhl pour le compte de l'occupant, dans le but d'obtenir des renseignements au sujet du maquis ( effectifs, localisation ).
    Faure sera soupçonné de s'être rendu sur les lieux du massacre, avec des officiers allemands, afin de dissimuler les traces du forfait…
    Le récit du martyre des Manises est .

  • De l'Usage Intéressé de Certains Pouvoirs de l'Horreur

    Peut-être avez-vous déjà eu l’occasion de voir cette bande dessinée de Sempé, où est représenté un homme qui aperçoit devant lui un type qui marche sur une peau de banane et va se ramassant sur le sol dans une chute spectaculaire ?  Le gaillard ne peut s’empêcher de contenir son rire alors qu’il s’approche d’une masse de gens qui attendent sur un trottoir. Il s’agit d’une file d’attente devant un cinéma. L'image suivante nous montre le même gars, toujours pouffant, et l’affiche d’un film burlesque de Charlie Chaplin incarnant Charlot. Vient alors un plan de la salle où les spectateurs patientent sagement en attendant le début de la projection, tandis que notre bonhomme continue à se tordre en se remémorant la chute malencontreuse du quidam sur la peau de banane. Début du film, notre homme est toujours désopilé, alors que la salle est dans l’obscurité, et que tous les spectateurs scrutent avec sérieux et attention les premières images du film. Arrive alors Charlot, qui pose le pied sur une peau de banane, et se vautre de tout son long : toute la salle éclate de rire, sauf une personne, qui ne rit plus du tout. Sur l’image ultime, alors que toute la salle se gondole, notre moqueur du début écrase une larme, de tristesse…
    La deuxième chose qui me vient à l’esprit avant de vous conter le corps de mon billet qui va suivre, c’est la nouvelle de Marcel Aymé, « Dermuche », qui met en scène un personnage fruste, sans foi ni loi et meurtrier de trois personnes, mais que l'aumônier de la prison considère comme « innocent » après l’avoir entendu raconter sa vie, et s’être aperçu que l’assassin n’était qu’un simple d’esprit… À force de prières, Dermuche sera transformé miraculeusement en nouveau-né dormant sur la paillasse où il attendait son exécution.
    — Nom de Dieu! s’écria le directeur qui s’était penché sur l’enfant. Regardez donc, là sur la poitrine, il a les mêmes tatouages que Dermuche. Les assistants se penchèrent à leur tour. L’enfant portait sur la poitrine deux tatouages symétriques, figurant, l’un, une tête de femme, l’autre, une tête de chien. Aucun doute, Dermuche avait exactement les mêmes, aux dimensions près. Les gardiens s’en portaient garants. Il y eut un silence d’assimilation prolongé.
    — Je m’abuse peut-être, dit M. Leboeuf, mais je trouve que le nourrisson ressemble à Dermuche autant qu’un enfant de cet âge puisse ressembler à un homme de trente-trois ans. Voyez cette grosse tête, cette face aplatie, ce front bas, ces petits yeux minces et mêmes la forme du nez. Vous ne trouvez pas ? demanda-t-il en se tournant vers l’avocat du condamné…
    Et l’enfant, dont l’identité ne pouvait que correspondre à celle de Dermuche, sera guillotiné.
    Maintenant, j’en viens au sujet dont je voulais vous entretenir. Pour cela, reportons-nous à l’article suivant, paru le 26 mai.
    201205264fc055d9d6078-1-593424.jpgIl ne fait aucun doute que le triste personnage décrit dans cet article, porteur d’un tatouage dorsal à la gloire des exploits du IIIe Reich, militant et fils d’une militante, élue du Front National, et qui fut lui-même candidat aux élections cantonales pour le compte du même parti d'extrême-droite, aura du mal à inspirer quelque poussière de sympathie pour la cause qu’il paraît défendre, si l’on se fie aux éléments exposés par l’auteur de l’article. Cause indéfendable ? Pour ce qui est de l’idéologie véhiculée, il ne fait guère de doute que seuls les accrocs aux délices et délicatesses de la croix gammée et autre croix de fer peuvent être un tantinet sensible à l’humour particulier exhalé par la ferrade dorsale du militant extrémiste. Maintenant, si vous le permettez, intéressons-nous un brin au cas du rédacteur de l’article, qui écrit par ailleurs dans le même journal une rubrique dominicale intitulée « satyricon » où il s’emploie régulièrement à vomir, incendier, massacrer, ridiculiser et conchier tout ce qui se situe sur la senestre du fameux activiste et révolutionnaire François Bayrou. L’occasion, au demeurant confortable, pour l’auteur de l’article, de morigéner une proie facile tant elle est repérable par son outrance, ne doit pas faire oublier qu’il aurait pu, et dû, approfondir son enquête afin de mieux cerner la personnalité de ce curieux et excessif trublion frontiste.
    Car il se trouve, qu’avant d’être ce qu’il est aujourd’hui, ce type infréquentable fut un enfant, un enfant dont il m’est impossible, ou plus exactement interdit, de préciser ici certains épisodes particulièrement effrayants, traumatisants, relevant de l’horreur et de l’épouvante. Une rare violence, et de probables blessures psychologiques réelles que nul ne mérite de vivre au cours de son existence. Des événements qui ont, sans aucun doute, « encré » tout le contenu de leur horreur, non seulement dans la peau - ce qui signe à mon sens son irresponsabilité - mais aussi dans le psychisme de ce « misérable »…
    Si le Front National doit assumer le fait d’avoir dans ses rangs des individus manifestement indésirables, ou exhibant des signes ostentatoires de propagande nazillonne… sur la plage, et pour cela, il lui restera du ménage à faire, maintenant, il ne serait pas inutile que de son côté, M. Philippe Le Claire consulte, ou relise, la nouvelle de Marcel Aymé, et qu'il en tire, on peut rêver, matière à réflexion, sans quoi il pourrait se retrouver - qui sait ? - comme le petit bonhomme de Sempé, bien esseulé…

  • Renzo et Jarno s'en vont à moto…

    20 mai 1973. Sur le célèbre circuit de Monza, en Lombardie sera bientôt donné le départ du Grand prix d'Italie motocycliste pour la catégorie des 250 cm³. La course des 350 cm³ vient tout juste de de terminer, avec une nouvelle victoire de Giacomo Agostini. La monture de Walter Villa, qui a tout de même fini en cinquième position malgré une casse mécanique, a perdu de l'huile sur la piste à la hauteur de la Curva Grande. Les organisateurs, pourtant prévenus de la présence de cette flaque inquiétante, plus préoccupés du respect des horaires de la compétition que de la sécurité des pilotes, n'accordent aucune importance à ces peccadilles. Après tout, ces pilotes, s'ils sont vraiment des champions, ne sauraient reculer devant le moindre aléa…
    Ainsi donc, les pilotes s'installent sur leur emplacement de départ. Le chouchou des spectateurs italien, c'est Renzo Pasolini, au placide regard chaussé de lunettes à monture épaisse, qui concourt au guidon d'une Harley-Davidson qui, en dépit d'un nom très étasunien, est bel et bien une machine italienne. C'est un favori pour la victoire dans cette course. Mais il aura fort à faire avec Jarno Saarinen, un jeune ingénieur finlandais, qui casse la baraque depuis quelque temps et qui, avec un style pour l'instant incomparable, se joue des courbes les plus rapides des circuits avec une aisance inouïe, balançant sa Yamaha perché dans de vide, n'étant retenu que par de dessous du genou au dosseret de la selle de son engin.
    Le départ est donné, les pilotes poussant eux-même la moto pour la faire démarrer, comme c'est l'usage à cette époque. Les bolides s'élancent en ordre dispersé, mais la hiérarchie retrouve ses droits au bout d'un kilomètre de course.
    Quand le petolon arrive à la hauteur de la Curva Grande, Renzo Pasolini aborde le virage en tête, mais la piste, encore souillée par l'huile laissée par la moto de Walter Villa, ne fera aucun cadeau au Pilote de l'Harley-Davidson : il glisse et percute le rail de « sécurité », tué sur le coup. Jarno Saarinen glisse aussi, une fraction de seconde après Pasolini, chute et se relève : c'est alors qu'il est frappé de plein fouet par un concurrent lancé à pleine vitesse, et qui ne peut l'éviter. Dix-neuf pilotes chutent en tout, et parmi eux cinq sont plus ou moins gravement blessés. Saarinen  et Pasolini morts dans la même course, dans un véritable carnage, tout devait s'arrêter là.


    Depuis cette date, quand je vois une moto, je pense inévitablement à cette course apocalyptique…

  • Faire les poches des riches

    La campagne d'entre deux tours nous réserve bien des surprises. On en a ainsi appris de belles au sujet du candidat portant un nom de pays étranger et que je ne nommerais pas ici pour rester dans le cadre d'une nécessaire bienséance.
    Sur les ondes de la T.S.F. s'est exclamé ainsi le rival restant face à l'innommé ci-avant évoqué : « J'ai entendu Mélenchon qui expliquait à Hollande que si vous croisez un riche dans la rue, faites-lui les poches !…»
    Tudieu ! Lacenaire aurait ainsi obtenu près de 12% au premier tour des présidentielles 2012…
    De son récent ralliement platonique au vague à l'âme des électeurs de Marine Le Pen, d'aucuns ont déjà remarqué que c'est assurément aux interpellations ultra-célestes de Jeanne d'Arc qu'a succombé notre décontenancé leader. En effet, on aura du mal, dans la grouillante armoire multimédiatique compilant images, paroles et gestes de la campagne 2012, à trouver un document corroborant objectivement des dires du kozyque candidat. La foi des convertis aidant, il s'est ainsi persuadé que le second degré mélenchonique pouvait passer, aux oneilles béates et convaincues de ses afficinados pour une vérité première. Pour faire plus vrai, il était tentant de mêler François Hollande ( on sait bien qu'à senestre, c'est copains comme cochons…) qui était pourtant absent de la mise en garde du Leader du front de Gauche. Pour faire encore plus populaire, l'ami Nicolas a placé la scène dans la rue, pour bien montrer que l'attaque des « chauffeurs » pourra tomber sur tout un chacun.
    La technique de l'Effervescent est simple : colporter des propos contenant un faux semblant de vérité, mais totalement mensonger, qui  nécessitera du temps et beaucoup d'explications de la part du camp adverse pour rétablir l'exactitude des paroles réellement prononcées. Le ramdam controuvé repart comme si de rien était sur une autre piste, par exemple au sujet d'un appel d'un héraut du Musulmanistan enjoignant la population à voter pour le Lider Correzo…
    Ce que n'avait pas envisagé le Lider Minimo, c'est que que le coup de pied de l'âne arrive parfois plus vite que cela à quoi on s'attend !

    tariq-ramadan-pour-sauver-la-france-votez-sarkozy-27-avril-2012-10688219azhkl_1861.jpg?v=1