mercredi, 28 octobre 2009

Tremblez, glandeurs !

paresseux_cc2.jpgL'employé, ce misérable, est un fraudeur qui bien souvent s'ignore, inconscient de la nature génétique du mal qui le ronge et met conséquemment en péril l'équilibre de la sécurité sociale. Lui prend-il l'idée saugrenue de consulter son médecin, par définition complice, que ledit médecin s'empresse de fournir au simulateur éhonté un sauf-conduit pour la paresse.
Le paresseux s'emploie à miner les efforts des forces vives de la nation que constituent les bataillons du MEDEF et les adhérents de l'UMP.  Le glandeur est devenu l'ennemi de l'intérieur, celui qu'il faut combattre sans merci, le tricheur à qui le pouvoir promet de rendre gorge. 
Le bon docteur Ernault, héraut de la lutte anti-feignasse, ne risque pas de chômer dans les temps à venir.
Par définition, l'arrêt de travail est abusif. La première occurrence des résultats obtenus à partir d'un célèbre moteur de recherche sur le ouèbe, qui concerne une entreprise de recherche des «fraudeurs» à l'arrêt de travail est formelle.
L'entreprise de bienfaisance dont il est question précise : «Nous agissons sur mandat des employeurs pour diligenter sans délai un contrôle médical auprès des salariés dont l'arrêt de travail peut sembler suspicieux».
On peut lire aujourd'hui sur le site de l'Obs :
Le ministre du Budget a en outre insisté mardi sur l'intensification de la lutte contre les fraudes. En cas d'arrêt maladie, la "contre-visite" effectuée par un médecin mandaté par l'employeur, expérimentée en 2008, va être généralisée. "Je souhaite que nous renforcions les contrôles dans la Fonction publique", a également précisé Eric Woerth.
Le bon docteur Woerth précise que le médecin sera mandaté par l'employeur, pas par la sécurité sociale, qui est minée de l'intérieur par des vérificateurs probablement trop laxistes... La cible est toute désignée : c'est le fonctionnaire.
L'étape suivante, dans cette lutte acharnée contre ces traîtres de la nation, consistera à nommer Éric Besson ministre de la Sécurité Sociale, lequel Éric Besson s'enorgueillira de mettre en place un dispositif de recensement et de marquage des fonctionnaires, en sorte qu'ils puissent être facilement identifiés lors de leurs déplacements de branleur patenté.
Reste maintenant à trouver la forme et la couleur de la pièce d'étoffe à coudre au revers du vêtement...

mardi, 27 octobre 2009

Paul Jorion émule de Sacha Guitry

Paul Jorion avait annoncé la crise des subprimes, et promettait que le système allait dans le mur si on ne prenait pas de véritables mesures sérieuses pour sauver ce qui peut encore l'être... Ce matin, il rappelait (sur France Culture ) qu'aucune des cinq mesures indispensables qu'il préconaisait n'a, jusqu'à présent, été initiée... C'est à dire en finir avec :

  • la diminution de la masse salariale
  • le grossissement du crédit
  • l'action de plus en plus parasitaire de la phynance
  • les mauvais modèles phynanciers
  • la titrisation

Une mesure semble lui tenir particulièrement à cœur : augmenter les plus bas salaires, en sorte de réinjecter immédiatement l'argent dépensé pour faire de nouveau tourner rond l'économie.
Sacha Guitry n'affirmait-il pas, dans le Roman d'un Tricheur (1936), qu'il fallait instaurer le «délit de provision sans chèque» pour lutter contre les plus fortunés qui amassent des richesses sans dépenser le quart de ce qu'ils possèdent ?

lundi, 05 octobre 2009

Quand mon dentier fait boum !

golf-balle-bombe_~GFCL0120.jpgOn vient d'apprendre une nouvelle qui pourrait bien faire l'effet d'une bombe.
On se demandait jusqu'où pouvait se nicher la curiosité de notre Direction centrale du renseignement intérieur, plus trivialement désignée par les connaisseurs par l'acronyme DCR. Eh bien ! on le sait désormais, les investigations des services secrets sont allées jusqu'à parcourir les entrailles de candidats à l'autodéflagration pyrotechnique. Les terroristes d'aujourd'hui ont poussé le bouchon encore un peu plus loin et ont résolu un problème insurmontable jusqu'à présent : rendre invisible à tout contrôle visuel l'objet potentiellement déflagrant.
Il est bien révolu le temps des Ravachol et autre Auguste Vaillant qui vous concoctaient en deux coups de cuiller à pot et en trois coups de tournevis, ici  ou là, de bon matin, des bombinettes savamment dosées d'explosifs d'arrière-cuisine et de clous, boulons, écrous, et d'autres accessoires de ferblantier, de toutes tailles, dérobés à la va-vite chez le quincaillier du coin.
Attardons-nous un instant sur le sort du second nommé, afin de comprendre ce qui l'avait amené à devenir, à sa bombe défendante, un adepte de l'explosion intempestive. Né dans le département des Ardennes, précisément à Mézières, cent ans avant que le club de Basket local ne devienne champion de France,Vaillant avait donc pris en marche le train de la délinquance, à l'âge -mauvais présage- de treize ans, sans avoir composté son billet de troisième classe. Quatre ans plus tard, il déjeune peinard dans un restaurant et se tire en loucedé sans régler l'addition. La patrouille veille au grain et claquemure le jouvenceau pour six nuitées. Une condamnation qui lui restera sans nul doute sur l'estomac. Toujours est-il qu'un beau jour de décembre 1893, il expédia d'un geste décidé, en direction des représentants de la légitimité républicaine alors en séance au Palais Bourbon, un engin de sa confection qui remplit sa mission, par une explosion certes impressionnante, ferraillant accessoirement les membres et le derme de nombreux blessés, mais qui ne suscita d'aucune sorte quelque vélléité de trépassante vie.



Ledit Vaillant fut condamné à être séparé rapidement en deux parties inégales sous l'effet de la chute soudaine d'une  lourde lame métallique à tranchant oblique déclenché par un officiant à qui on avait préalablement fait lecture du manuel d'instruction : tire la chevillette et la tranchette cherra. Du vite fait, bien fait, un mois après l'explosion.
Cette décollation ne fut pas du goût des potes de l'Auguste anarchiste. Pour tout dire, elle leur resta même définitivement en travers de la gorge. Ils n'ont jamais pu l'avaler.
On imagine aujourd'hui les candidats désireux de se faire sauter le caisson, absorber leur dose de tord-boyaux avant de s'enfiler leur ration d'explosifs sous forme de gélules molles ou de suppositoires à effet retard. Car le vice va se nicher dans des endroits que la morale réprouve et qu'il serait malséant de décrire plus avant, ou plus arrière, si vous voyez ce que je veux dire.
En quelque sorte, afin d'aller de l'avant, les terroristes modernes se font une façon de machine arrière, et sont capables pour parvenir à leur but, d'user de recettes d'arrière-garde, au point d' emprunter l'entrée des artistes pour s'envoyer en l'air en société.
On en sait quand même un peu plus, au passage, sur l'endroit où va se cacher le vice...

mardi, 29 septembre 2009

Perluette anti-sursuicidité*

telephone.1244988302.jpgOn vient d'apprendre qu' à la suite d'une vague d'autolyses affectant un certain nombre de ses employés, l'entreprise France Télécom a entrepris de procéder à la construction d'un immeuble «zéro suicide». A priori, la mesure pourrait sembler satisfaisante.
Il y sera impossible de se défenestrer ou se sauter dans le vide en empruntant une terrasse accessible ou une passerelle.
Personnellement, je n'y vois aucun inconvénient, à condition que tous les bâtiments de ladite entreprise soient également aménagés de manière à ce que plus aucun employé des P&T ne se risque à augmenter, par une décision aussi désespérée que définitive, les chiffres de la sursuicidité* francotélécomique.
Ne devrait-on pas, forts de l'expérience née de la compétition automobile, nous inspirer des méthodes prophylactiques  expérimentées avec un certain succès sur les courses de phormule un, en proposant aux employés de France Télécom une panoplie identique à celle équipant Nelson Piquet Jr, lors de sa tentative de suicide au cours du Grand Prix de Singapour 2008. Le désespéré avait pu être extrait sans dommage de la carcasse de son outil de travail avant d'être pris en charge par une cellule d'aide psychologique avec, pour seule légère séquelle, le dénouement que l'on connaît, à savoir un juste licenciement du salarié reporté à l'année suivante, pour destruction de matériel.
Pour le moment, ne serait-il pas plus sage d'opter pour les mesures suivantes, à effet immédiat :
- port permanent du casque intégral.
- parachute dorsal
- parachute ventral
- parachutes latéraux, pour l'équilibre général.
- fauteuil capitonné
- suppression des cutters, trombones, taille-crayons, crayons, stylos et stylets de tous styles.
- airbags intégrés au poste de travail, aux tiroirs,  aux destructeurs de documents et à la corbeille à papiers.
- bracelet électronique à patch incorporé diffusant une dose suffisante et personnalisée de Tranxène.
- remplacement des téléphones filaires par des mobiles, afin d'éviter les pendaisons intempestives.
La liste n'est que provisoire, mais nul doute qu'avec ces quelques mesures de bon sens et un bon lavage de cerveau, l'opérateur pourra, sans désemparer,
reprendre son entreprise de dégraissage.
* Je reprends à dessein l'expression qui nous avait quelque peu surpris. Depuis la toussaint 2008, l'expression semble connaître un certain succès...

jeudi, 24 septembre 2009

De l'eau déshydratée ?

«La Lune n'est pas sèche. Sa surface recèle des milliards de milliards de molécules d'eau ! Elles se nichent juste à la surface, sur un millimètre d'épaisseur environ. De quoi récolter... un demi-litre par terrain de football».
Moooouais....
Quand j'entends parler de volumes d'eau, je sors ma calculette.
Voyons voir : un terrain de fouteballe mesure, tel que cela est défini par le règlement international de Fouteballe Associécheunne, entre 90 mètres et 120 mètres en ce qui concerne la longueur et de 45 mètres à 90 mètres pour la largeur.
Prenons un terrain de foute standard, celui de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, dont l'équipe fanion évolue dans un championnat départemental d'une série à vérifier. Ma dernière inspection sur les lieux, qui remonte à plusieurs décennies, quand même, me laisse penser que l'on pouvait estimer l'aire du rectangle engazonné à 5400 mètres carrés ou encore 540 000 dm carrés. Une pellicule d'eau d'1 mm d'épaisseur (0,01 dm) répartie sur cette surface ferait, en définitive 540 000 dm x 0,01 dm, soit 5400 décimètres cubes, et par conséquent la même valeur en litres d'eau plate...

L'eau sèche de la lune est peut-être finalement un petit peu plus humide qu'on semble le penser chez certains
...

vendredi, 11 septembre 2009

Bougna

000aae94_medium.jpegLes révélations du pilote brésilien Nelson Piquet Jr, qui vient d'être débarqué - pour insuffisance de résultats - de sa monoplace de Phormule Hun Renault, conduisent certains à penser que l'écurie française de bagnoles de course aurait enjoint ledit pilote brésilien de s'écraser contre le rail de sécurité afin de provoquer l'entrée d'une voiture de sécurité, et faire gagner son coéquipier au Grand prix de Singapour de l'année passée, puis de s'écraser tout court pour ne pas vendre la mèche.
Vous savez ce que c'est : un Brésilien en Phormule Hun, ça va, mais c'est quand il y en a beaucoup que ça pose des problèmes. Ils ne savent plus quoi raconter pour se rendre intéressants.
Est-ce le même raisonnement qui a conduit Brice Hortefeux, le courageux ministre de l'Intérieur, ancien ministre aux expulsions, à effectuer, à son tour, une sortie de piste spectaculaire aux journées de l'université d'été de l'UMP à Seignosse.
Devant la violence de cette sortie de route spectaculaire, nombreux se sont élevés contre ce crash intempestif.
Pourtant, comment ne pas croire le bon ministre Hortefeux quand il nous livre son certificat médical en excuse : «"Ça a été entièrement sorti du contexte. Mon secrétaire départemental blaguait avec le ministre parce qu'il parle auvergnat et c'est de là que c'est parti».
Évidemment, tout le monde aura compris, beaucoup ont cru entendre «bougnoule» quand le ministre faisait allusion aux «bougnas».
Mille excuses, Monsieur le ministre d'avoir osé penser que vous auriez pu commettre une telle prose...

mercredi, 09 septembre 2009

Un cheval borgne est cher

Percheron-marche1.jpgUn cheval de retour borgne est rare.

Élie Wiesel,-et pour bien marquer que ce qu'il dit est incontestable, il est rappelé au bas de l'article comme étant détenteur d'un titre de champion du monde catégorie Nobel de la Paix-joue au chamboule-tout avec Péan :
Wiesel : «Déjà dans le Préambule, il insiste sur sa conclusion définitive – et un peu trop simpliste – selon laquelle les chefs tutsis auraient été responsables de leur propre catastrophe qui, en fin de compte, est appelée génocide».

Tout ce qui est rare est cher.

Wiesel, toujours : «En fait, tout son volume progresse dans le même sens. Or, c’est exactement ce que les antisémites font si souvent : ils rendent les victimes responsables de leur malheur».

Traduction : Je ne dis pas que Péan est antisémite, mais vous comprenez qu'il est réellement antisémite... N'est-ce pas ?

Moralité : un cheval borgne de retour est cher.

mardi, 08 septembre 2009

Croc de boucher

Pour une autopsie préventive de Dominique Galouzeau (de Villepin).

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Dominique de Villepin porté en triomphe à l'issue du congrès de l'UMP

Alors que doit débuter sous peu le fameux procès concernant l'affaire Clearstream, on est en droit de se demander si la tenue de ce procès, succédant au déballage en cours ou prévu de faux d'usage de faux, de diffamation, calomnie, manœuvres barbouzardes, chausses-trapes, guet-apens, tentatives d'intimidation de toutes sortes, on peut se demander, donc, si tout cela mérite vraiment un procès puisque le verdict a déjà été rendu par le chef de l'État, lequel a expressément émis le vœu que M. Galouzeau de Villepin soit pendu à un croc de boucher.
Rappelons que le président de la république, qui avait émis le souhait viril de voir disparaître le juge d'instruction, vient de se voir conforté par les conclusions du rapport Léger, lequel a eu l'outrecuidance la bonne idée d'être du même avis que le chef. Sans nuance.
Le procureur Marin, Jean-Claude de son prénom, après avoir un temps eu des doutes quant au rôle de l'ancien secrétaire général de l'Élysée,  s'est naturellement rangé à l'opinion du chef, qui a, de facto valeur de certitude.
Ainsi pourrait-on proposer dès lors, de manière à gagner du temps tout en évitant des frais inutiles de justice et de recours qui ne sauraient être qu'abusifs, d'effectuer dès à présent l'autopsie préventive dudit Galouzeau, avant de procéder à son équarissage, qui doit être déjà noté en bonne place dans le réquisitoire.
La réforme de la justice est en marche. «Badinter, à part l'abolition de la peine de mort, n'a rien glandé à la justice», affirme l'experte Rachida Dati.
Il est temps de prendre une revanche éclatante sur l'incurie pré-sarkozyenne en manifestant un geste fort envers la nébuleuse socialo-chiraquienne :
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jeudi, 03 septembre 2009

Tiens, v'là un Marin,

paillasson_actif_.jpg... ce n'est pas le tien, ce n'est pas le mien, mais c'est un Marin...
Le procureur Jean-Claude Marin, symbole de l'indépendance de la justice française sarkozyste et indivisible.
Pérol in, Villepin out ! La justice française et la
légèreté de ses rapports avec le pouvoir : Serge Portelli, vice-président du tribunal de Paris pense, à sa façon -et, façon de parler- beaucoup de bien des conclusions du rapport Léger.
Il évoque le grand écart du procureur de la République de Paris
Jean-Claude Marin. Le même type, dans même semaine, est capable de placer la tête de Villepin sur le billot et exonérer le protégé de Tranche-Montagne qui vient de prendre la tête de BP-CE. Chapeau !

Robert Badinter, dans Le Monde, démontre comment le parquet, sur lequel le pouvoir sarkozyen pourra à loisir faire claquer ses talonnettes, deviendra encore un peu plus sûrement le valet du pouvoir.

mardi, 01 septembre 2009

Rendez-nous Jean-Louis Ézine

EZINE-8965b.jpgCe premier septembre est une date bien funeste.
Quand France-Culture nous ressassait de temps à autres quelques morceaux choisis puisés parmi les chroniques quotidiennes de Jean-Louis Ézine, je ne trouvais rien à redire.
Quand au retour des congés d'été, la voix  du cycliste de Pontault-Combault ne parvenait plus à mes oneilles aux alentours de douze heures cinquante, je me faisais une raison : il faudrait attendre le premier septembre pour me rafraîchir les méninges.
Aussi, ce jour même, alors que, selon des sources sûres quoique non gouvernementales, le Comte de Champignac aurait définitivement cessé de se goudronner les éponges, aucun signe de voix du natif involontaire de Cabourg n'a été capté sur les ondes de France-Culture.
Que l'on m'empêche le matin d'entendre Alain-Gérard Slama à sept heures cinquante-cinq, passe encore. Mais me priver quotidiennement de ma dose d'Ézine 50mg de la mi-journée, c'est plus que je ne puis supporter. Et je me demande si je ne vais pas, brisé par le manque et le désespoir, tomber au plus profond jusqu'à me mettre à mon tour à la cigarette et à Canal Foot...

Rendez-nous Jean-Louis Ézine !

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