jeudi, 03 juillet 2008

Gradation

«Danger de mort imminente». Qui avait ainsi décrit -dans un élan aussi dysorthographique que lyrique- l'état de santé d'Ingrid Betancourt ?
Interrogée à l'issue de sa libération, Ingrid Betancourt, qui était retenue chaleureusement par les F.A.R.C. pour y subir une cure d'amaigrissement involontaire,
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a eu l'occasion de rappeler qu'elle est française et colombienne.
Celle qui sera peut-être de nouveau candidate à la présidence colombienne, dans un élan de diplomatie très contrôlé, n'a pas oublié de remercier le président français, pour ne s'être jamais désintéressé de sa mésaventure passagère.
Là, on se dit : – ça y est elle est tombée dans le panneau, elle participe au plan com de Tranche-Montagne.... Merdre !
Pas si vite.
Et pas folle la guêpe.
Prenant un peu de hauteur, c'est au tour de Jacques Chirac d'être remercié, avec une chaleur nettement plus perceptible, m'obligeant à biffer la remarque précédente.
Mais, pour bien montrer que le presbytère n'a rien perdu de son charme, le jardin de son éclat, et Ingrid Betancourt sa lucidité foudroyante, la plus haute marche du podium a été pour saluer les efforts incessants de... Dominique de Villepin, «son ami» !
In cauda venenum...
Nul doute que cette gradation de remerciements aura été particulièrement appréciée du côté de l'Élysée. Vous savez ce que sont les amis de mes amis...
Au passage, on aura remarqué l'impressionnante efficacité des services sanitaires des F.A.R.C., qui ont réussi le tour de force de remettre sur pied cette moribonde du début mars, au point de lui faire arborer cette mine fraîche
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à la peau veloutée qui ne doit rien, elle, au bon soins de la chirurgie esthétique chère à «MonÉpouse»...

mardi, 01 juillet 2008

L'ivresse des sommets ?

Que se passe-t-il ? Jy comprends rien...
Y'avait une file, et y'a plus rien...


Une file d'attente, évidemment...

Passé de la 20508ème place à la 4830ème, au classement mensuel de Wikio voilà que je laisse Zgur sur place, alors qu'il est en progression (6224ème) !
Vous pensez : Dominique (402ème, -44)  et Irène (652ème, -143) qui ont aimablement participé à ma propulsion vers les sommets, se voient rétrogradés respectivement de 44 places et de 143 places. Ils ne sont guère remerciés pour leur sollicitude.
Ah ! la vache ! j'en rougis de honte... (sans rire).
Il n'y a vraiment plus de justice !

T'es resté combien de temps au placard ?

Tranche-Montagne semblait avoir ses nerfs avant le passage en direct sur la chaine de télévision qu'il apprécie le plus entre toutes (France3).
Sourire crispé voire un brin moqueur, l'histrion devient menaçant : «c'est grave», ça va changer». En cause : le comportement déloyal d'un employé du service public qui n'a pas répondu à son bonjour comme il l'entendait.
Et puis cette interjection en direction de Gérard Leclerc, qui est quelqu'un d'important puisque c'est le frère d'un membre du showbiz : «T'es resté combien de temps au placard ?» avant d'ajouter qu'il avait protesté  lui-même contre cette mise sur la touche. Quelle sollicitude !
Mais au milieu des petits sourires crispés et carnassiers, des roulements d'épaules bien connus et des forfanteries à 10 centimes d'euro, le matassin a pris la précaution de remettre les pendules à l'heure :
sarkofr3.jpg«mais votre montre, elle est bonne, là, c'est la bonne heure, ça ?...» en tripotant sa Patek Philip.
On se demande, si , au passage, il ne souhaiterait pas devenir le fournisseur officiel de l'heure universelle !
Il n'en perd pas une, d'occasion d'exhiber sa précieuse et si discrète tocante !

lundi, 30 juin 2008

Balles tragiques à Carcassonne : 17 blessés.

arme13.jpgDans le Nouvel Obs, on nous dit :

Selon le porte-parole du SIRPA-Terre, le drame survenu dimanche, où 17 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles lors d'une démonstration militaire, relève à "99,9% d'une faute non volontaire due à un mélange de munitions réelles et à blanc". Le ministre de la Défense a, de son côté, souligné "des manquements".
Le Bœuf qui Pleure, qui a moyennement goûté de la chose militaire, se rappelle cependant que dans son court stage où il avait dû revêtir un treillis -avant d'être définitivement convié à rejoindre son étable, pour inadapation précoce à la vie militaire- il avait appris le maniement d'une arme à feu. Le chargeur étant un peu coincé, votre bœuf préféré crut bon de signaler au moniteur que de dispositif qu'on lui avait confié s'était enrayé. Bien mal lui en prit, car ledit moniteur, dans un élan de générosité pédagogique contondant, infligea au maladroit un direct du gauche dans le coin de sa gueule. Cela ne plut que modérément au bœuf qui, brimé dans ses efforts de socialisation militaire, jugea que le pays pouvait bien se passer d'un soldat aussi maladroit. La commission de réforme, se réunissant quelques semaines après cela, accéda à sa requête.
À ce jour, le Bœuf n'a encore blessé personne.

samedi, 28 juin 2008

Quand Nadine brouille l'écoute de Christine

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Résumé de la situation : Christine Boutin, qui ne compte que des amis au sein de la très soudée majorité présidentielle plurielle, a donc lancé une pétition contre la légalisation de la «gestation pour autrui». Au passage, notons qu'elle n'a pas pipé mot sur la légalisation (non déclarée) de la «saillie en vue de la gestation pour autrui», juste pour -révérence parler- se foutre de sa gueule au passage.
Nadine, ainsi, n'est pas contente du tout que sa collègue disconvienne à sa conviction affichée.
Avec son habituelle faconde sarko-populiste, la brillante élue de Toul a osé le déclarer tout net : «Je le redis: si ma fille était atteinte d'une malformation utérine et qu'elle pourrait devenir mère, et qu'à cause de cette malformation elle ne peut pas porter son propre enfant, et bien je le porterais».
On connaît la technique : prendre l'individu à témoin sur le mode compassionnel en se mettant en exergue dans une illusion de situation possible -sans lui laisser l'occasion d'une porte de sortie- afin d'obtenir un consentement implicite de l'interlocuteur.
En l'occurrence, ce mélimélo vaguement jocasto-œdipien ajouté à une faute de formulation hénaurme (à moins qu'on puisse accepter qu'en matière de procréation, il soit possible d'être croyant sans être pratiquant, et en quelque sorte, instaurer une manière se sous-traitance des basses œuvres...) n'est pas sans nous faire poser quelques questions au sujet des manifestations de psychopathologie de la vie quotidienne de Mme Morano.

mercredi, 25 juin 2008

Roselyne Bachelot garde le moral

«Interpellée à l'Assemblée nationale, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'est gardée de se prononcer, mais a qualifié d'"immoral" le déficit de la Sécu».
Salauds de malades de longue durée !
Les actions de chasses, les béhèmes, mercédesses, résidences secondaires, les vacances de rêve, et ceci, et cela, que peuvent s'offrir un «petit» nombre de professionnels de santé parmi lesquels quelques spécialistes médicaux ou paramédicaux, qui vivent quand même un peu grâce à l'existence de la sécurité sociale, en revanche, ça c'est très moral !

lundi, 16 juin 2008

L'homme cultivé le plus bas d'Inter...

410120441-photo.jpgExcusez l'emprunt à la formule de Desproges, mais l'occasion était trop belle de ne pas épingler quelqu'un que j'aime bien, Robert Badinter, qui s'est laissé aller à des comparaisons un peu «limites» , ce matin, non pas sur France Inter, mais sur Les Matins de France Culture.
Ce billet est une reprise d'une contribution postée ce matin sur Marianne2.fr

Robert Badinter, donc, homme particulièrement instruit, extrêmement intelligent, et fort au fait des problèmes institutionnels, tant à l'échelon français que pour ce qui concerne les velléités d'instauration d'une constitution pour l'Europe [alors que le peuple européen n'existe pas] a commis une formule qui en dit long sur le décalage qui peut exister entre les vœux -qu'ils soient pieux, ou plus intéressés| - de la gent technocratique européenne socialo-libérale, et du désir des peuples à s'exprimer clairement quant à leur avenir dans l'espace européen, tant du point de vue institutionnel, qu'au sujet du poids de sa représentativité politique, ainsi que de sa posture face aux choix économiques verrouillés induits par le traité de Lisbonne (ou du traité instaurant une constitution européenne):
Il a donc déclaré que les Irlandais s'étaient comportés en enfants gâtés.
En clair, l'Irlande, «qui a tant reçu de la communauté européenne» a bien tort d'avoir voulu cracher dans la soupe, et ce n'est vraiment pas beau de refuser de signer sans avoir lu le texte-qui-n'est-pas-parfait-mais-qui-comporte-tant-d'avancées- démocratiques, comme aiment à le souligner les partisans du traité de Lisboã.
Ils commencent vraiment à nous pulvériser les pendeloques, ces chantres du IVe Reich, même lorsqu'ils sont des gens aussi avisés que Robert Badinter.
Tant que l'on ne consultera pas l'ensemble de la population européenne sur les bases élémentaires des fonctionnements institutionnel et politique de l'Union, et cela dans un texte simple et accessible, la dichotomie population/représentation sera de plus en plus une source de mécontentement populaire, qui aura bien sûr tendance à se généraliser.
En cela, la formule employée dans le titre de l'article d'Edouard Husson Irlande : puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple est fort bien venue.
Mais il faut croire que cette formule est déjà, et depuis un certain temps, en phase d'industrialisation dans notre eurofacholobbycratie totalisant totalement le tout. Tout le temps ! (petit emprunt à julos Beaucarne...)

mercredi, 04 juin 2008

La complainte des filles de joie

De la langue de bois à la langue de pute...

Le bonimenteur mondial n°1, s'était, il y a quelques semaines, lamenté publiquement sur le sort des grutiers anversois et barcelonais, qui sont des mecs à la redresse, et qui probablement, comme lui, «en ont entre les jambes», pendant que leurs homologues branleurs de Marseille ne condescendaient qu'à assurer 2000 heures dans la même année.
Le Palmipède, qui est toujours Cadenassé, continue cependant de cancaner, et nous a dégoté dans la livraison de ce matin, un billet extirpé de derrière les fagots élyséens, retranscrivant à sa façon la saillie grutière de notre turlupin préféré :«Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, une grue du port de Marseille travaillait 2000 heures par an, une grue du port de Barcelone ou une grue du port d'Anvers travaillait 4000 heures par an».
Putain de dieu ! Quelle santé, mesdames...
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Et à Hambourg ? et Amsterdam ? ça turbine sec derrière les vitrines ?
Bien que ces vaches de bourgeois
Les appell'nt des filles de joie
C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent
Parole, parole
C'est pas tous les jours qu'elles rigolent

Car, même avec des pieds de grues
Fair' les cents pas le long des rues
C'est fatigant pour les guibolles
Parole, parole
C'est fatigant pour les guibolles...
(Brassens)

Eh, Nicolas ! Sur la grue, t'y es ?

mardi, 03 juin 2008

Roselyne en mal de loi

"Je crois que mon indignation est partagée par l'ensemble de la société française, d'ailleurs au-delà des clivages politiques", a-t-elle observé. "Cela montre bien que c'est un sujet qui ne peut pas se résoudre dans les prétoires".

Le Bœuf blanc est d'accord avec cela. En accord avec moi-même, j'estime que le lieu le plus adapté pour rendre la justice n'est pas le prétoire, mais l'étable. L'étable du Bœuf blanc, cela va de soi ! Quoi de mieux que de prendre «la société française» à témoin. Vite, un sondage !
"Ce qu'un jugement a fait, je pense qu'un autre jugement ne peut pas le défaire. Maintenant, ça relève de la représentation nationale. Le lieu où tout cela doit se décider, c'est le Parlement", a estimé la ministre.
Mais où va-telle chercher tout ça, notre (bon)bonne Roselyne ?
On se rappelle de «Ce qu'une loi a fait, une autre loi peut le défaire».
En l'occurrence, Roselyne B. propose donc que le parlement s'empare de ce sujet, et qu'une loi (il n'y en avait donc pas) s'occupe sérieusement d'un problème qui se pose à la majorité de la population concernée par les joies, les plaisirs, les revers, les peines, les déceptions et même les affres du mariage.
Amis homosexuels, en vérité, je vous le dis, réfléchissez bien à deux fois avant de vous embarquer vers une contrée où les voies du mariage vous sont ouvertes : vous n'imaginez pas le parcours du combattant que représente cette institution que d'aucuns appellent encore sacrement ! Vous aurez été prévenus, ne venez pas pleurer après...
Roselyne B., donc, propose de légiférer. Pour une fois que ce n'est pas Sarko qui propose sa 3.751ème loi au sujet de la tonte nocturne des doryphores en période de forte canicule ou sur le don d'ovocytes d'acariens à l'endroit des truies en mal de grossesse !
La première apothicaire de France compte donc réparer les bourdes de magistrats pointilleux ou complaisants, selon qu'on est de bonne ou de mauvaise humeur, natif de La Neuville-en-Tourne-à-Fuy ou de Mostaganem.
Et pour cela, une nouvelle loi : la loi Roselyne universelle ! Qui ira de l'interdiction des cigarettes sucrées au chocolbif jusqu'à la fourniture remboursée par la sécu de rustines à l'usage d'hymens accidentés de la vie...
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Elle ne sait pas que la loi a été appliquée, dans cette affaire de virginité périmée, mais que le jugement eût pu être très différent... si le juge l'avait voulu.
Les arguments ne manquaient pas !

jeudi, 29 mai 2008

Polski hydraulik

hydraulik_bienvenue.jpg«Nicolas Sarkozy a tiré un trait définitif mercredi sur la phobie française du "plombier polonais" en annonçant l'ouverture début juillet du marché du travail français aux citoyens de Pologne et de sept autres pays ex-communistes entrés dans l'UE en 2004».
«Lors de la campagne référendaire qui a précédé le "non" français à la Constitution européenne en 2005, les opposants de droite et de gauche à ce texte avaient agité l'épouvantail du plombier polonais pour dénoncer les risques d'une invasion de la France par une main-d'oeuvre à bas coût venue des pays de l'ex-bloc communiste».
Rappelons que cette expression, si largement utilisée et commentée par la gent journalistique, est dûe à Philippe Val de Villiers (pour faire un amalgame cher à notre merveilleux président), et surtout à M. Frits Bolkestein, qui s'est fait un plaisir de reprendre jusqu'à plus soif l'expression des deux godelureaux précédemment cités.
Alors donc, M. Sarkozy-qui comme il aime à le répéter haut et fort, en a entre les jambes et sait s'en servir»- vient d'en finir avec «la phobie française du plombier polonais», en affirmant que les Français avaient -mais ils seraient apparemment maintenant guéris- une «phobie» du plombier polonais !
Gare aux embouteillages sur le pont de Kehl : les plombiers polonais arrivent !

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