Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 15 octobre 2012

Revers de fortune

Si cette affaire de blanchiment d'argent « égratigne le vernis d'honorabilité » d'Europe-Écologie-Les Verts, il y a, disons-le tout net,  belle lurette que les écolos ont perdu le vernis d'honorabilité en matière de cohérence politique, mais cela, ce n'est pas bien grave, et c'est une autre histoire.
Pour l'heure, retenons que pour la défense de l'élue du XIIIe arrondissement parisien, l'avocat présente la malencontreuse affaire éclaboussant sa cliente comme une terrible erreur d'interprétation d'une situation, où, victime des apparences, elle aurait été victime des agissements d'une connaissance malhonnête - marocaine de surcroît… - qui aurait abusé de sa confiance.
Reprenons : Mme L., ou plus évasivement sa famille, possèderait depuis 1920, dans un coffre d'helvète extraction, une modeste somme de 400.000 euros, fruit d'un lointain héritage.
Mme L. ayant le désir soudain, après une très longue réflexion, de goûter d'une part de ce précieux magot trop longtemps intouché, se décide ainsi, via l'entremise d'un « ami », de rapatrier une partie de cette somme gagnée, on n'en doute pas, à la sueur du front d'un lointain ancêtre de Florence.
Pas de chance, cet « ami » se retrouve mis en cause dans une gigantesque affaire de blanchiment d'argent provenant d'un trafic de drogue. Il est question d'une somme de 40 millions d'euros. Ledit ami ne s'embarrassant guère avec les banquenotes, patauge un peu dans les liasses et tend à mélanger, avec une imprudence coupable, les espèces « sales » issues du grenouillage avec la beu, et le quibus familial immaculé.
Pinçant l'indélicat, les enquêteurs font maladroitement le lien entre la somme  retrouvée et la pauvre élue parisienne, impliquée à son corps défendant dans une affaire qui ne la regarde absolument pas.
Pourquoi pas, après tout ? Retenons pour l'instant l'excuse d'abus de confiance à son détriment.
Reste que la dépositaire de la légitimité républicaine concède qu'elle se serait, « tout au plus », exposée à une imprudence dans le but d'échapper peu ou prou à l'impôt sur la fortune.
On suivra volontiers Florence dans son explication, la pardonnera et nous lui présenterons nos excuses. Pour la peine, on lui fera, pour avoir fait amende honorable, une ristourne sur l'amende fiscale qu'elle aura probablement en retour…
En revanche, on jugera pendables ceux dont le loisir consiste à tondre de leurs pots de beu la largeur de la langue, comme ceux de cette magnifique illustration parue le dimanche 14 octobre 2012 sur le site du Huffington Post :
r-EELV-CANNABIS-large570.jpg

Et foutez-moi dare-dare ce menu fretin fumeur de joint au trou !…

10:18 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blanchiment, drogue |  Facebook |

lundi, 23 janvier 2012

« Rentre dans ton pays, bougnoule !»

Celle-là, on ne me l'avait jamais faite ! Certes, par le passé, en quelques occasions, on sut me faire pointer qu'il émanait de ma personne un sentiment d'étrangeté : visitant il y a fort longtemps le Rijksmuseum d'Amsterdam, un gardien adressa à mon endroit quelques paroles identifiables comme du yiddish. Lui répondant le plus aimablement possible, il me fallait lui confier que je n'avais point saisi le fond de son propos. Lors il me retourna, dans un parfait français : « je croyais que vous étiez juif, comme moi»… Le temps passant, et chemin faisant, ce fut un douanier italien de la frontière italo-helvète qui engagea une conversation que je prenai pour tout aussi aimable, sans que j'en saisisse cependant un traître mot, alors qu'il estimait, de visu, que je devais être familiarisé depuis longtemps avec la langue de Leopardi.  Quand il comprit que le sens de ses paroles m'échappait, il se résolut à adopter un ton plus administratif : — Passaporte !…
Bien des années plus tard, ce fut un Arménien, réfugié dans ma ville, qui évalua, avec une quasi certitude, qu'il était impossible que je ne partageasse pas avec lui les mêmes origines…
Auparavant, me promenant dominicalement dans les rues de la capitale, m'arrêtant un instant devant la préfecture de police, un gardien me confia quelques mots dans une langue qu'il estimait nous être commune, le corse…
Pour éviter de vous lasser, la liste des exemples s'arrêtera là. (Pour juger de l'aspect de ma bobine, voir. Bon, d'accord, l'image date un peu…)
Jusqu'à ce que, ce dimanche dernier à dix heures cinquante, où au milieu du passage pour piétons menant du pied de ma porte au trottoir d'en face, je vis arriver à vive allure un puissant 4x4 Volkswagen Touareg de couleur noire, immatriculé 866 Alpha-Tango-Lima, dans mon département, et je compris que le pilote n'entendait point décélérer. C'est le cœur brisé qu'il consentit à piler net à quelques centimètres de mes genoux, en arborant au passage un grand sourire, comme s'il venait de réaliser un exploit… Je me retrouvai ainsi, tel cet étudiant de la place Tien An Men immobilisant une colonne de blindés…
tien_an_men.jpg
Quelques instants plus tard, le tankiste improvisé s'arrête et baisse la vitre latérale, me jetant, magnanime : — je m'excuse !
Je lui réplique alors qu'il lui est bien aise de s'excuser lui-même, alors qu'il me revenait de juger si cela entrait dans mes souhaits éventuels, en ajoutant qu'il avait en cette occurrence eu de la veine de ne pas perdre quatre points sur son permis d'écrabouiller autrui…

La réponse fusa : — retourne dans ton pays, bougnoule !(*)
Le vernis du quidam ainsi se craquela, ignorant au passage le sens du mot wolof dont il avait usé, mais révélant pour le moins son intention première : casser du barbaresque…
À l'avenir, méfiez-vous des 4x4 Volkswagen Touareg de couleur noire, et notez bien le numéro de la plaque. Vous ne pourrez pas dire que vous n'avez pas été prévenus…
(*) Parmi mes milliers d'ancêtres authentifiés, l'individu né le plus au sud est originaire d'Allerey, dans le département de Côte d'Or…

[ cette note est la 400e de ce blogue ]

08:57 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bougnoule, touareg, 4x4 |  Facebook |

mercredi, 04 janvier 2012

Sale mec !

   Parc'qu'en termes choisis, loin de propos d'évêque
   Il avait imité le nerveux président
   François reçut soudain piques et coups de becs
   Flèches, lances, couteaux, et vieux coups dans les dents

   L'autre qui nous les gonfle autant que des pastèques
   Vite a lâché ses chiens tout en faisant semblant
   D'avoir été par lui traité de sale mec
   D'escroc et de menteur, de coquin, de brigand

   Les témoins du forfait, des propos infamants
   Qu'on prêtait à Hollande, réfutèrent aussi sec
   La saillie UMP et ses dénigrements
   Dignes de malappris et d'australopithèques

   Trop souvent éloigné de sa bibliothèque
   Et usant d'un parler bien des fois très charmant
   Comment faut-il alors en termes élégants
   Inviter Nicolas se faire voir chez les Grecs ?…

17:51 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sale mec, hollande, polémique |  Facebook |

mercredi, 16 novembre 2011

Ne l'oublions pas…

Aujourd'hui, en ce 16 novembre, n'oubliez pas de déposer une gerbe sur la tombe de Milton Friedman…

09:53 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

samedi, 18 juin 2011

Un ministre à vendre…

( sur l'air de la Java des bombes atomiques, Boris Vian )

Besson, ce génial bricoleur
Parlait pour son bonheur
Des central' atomiques
Et aussi d'après ce qu'on dit
Il avait tout appris
Comme à Polytechnique
On le voyait à la télé,
Écrivait des papiers
Pour ramener sa science
Et récitait tout son bagout
Aux habitants de France
En leur faisant coucou !

L'histoire de Fukushima,
On ne me la fait pas
C'est d'la crèm' à la tarte
Pour installer des réacteurs
Sans bruit et sans odeur
J'vous fais ça à la carte
Pour ce qui est de l'EPR
Ce n'est pas boir' la mer
Même si ça m'enchante
Pas qu'on ait pas de l'ambition
Ni de proposition
D'en faire trois-cent-cinquante

Faut voir les chos' en plus grand
J'prends les command' sur le champ

Debout dès le lever du jour
Il traçait les contours
D'un' tactiqu' démentielle
Ne lésinant pas sur le coût
Il faisait des rajouts
En vrai professionnel
Avec un' force de molosse
Ou de rhinocéros
Fallait s'attendre au pire
Alors qu'on s'y attendait pas
Notre Besson transpire
Et nous laisse babas :

«La France est un pays de vieux
On n'est pas audacieux
On s'y prend comm' des manches
N'écoutez pas les écolos
ou Nicolas Hulot

C'est qu'de la couill' en branche
Si vous croyez qu'tous ces cass'pieds
F''ront d'électricité
En flattant les palombes
Les balivernes qu'ils racontent
Moi je vous les démonte
J'vous fais une hécatombe

Faut voir les chos' en plus grand
J'prends les command' sur le champ


Et c'est ainsi qu'on l'invita,
Sur M6 exposa
Son credo de granite
Il exposa et expliqua
En commis de l'état
Mais il était limite
Quand la parole on a donné
Au détracteur conv'ié
Lors il se mit en rage
Quand la critiqu' a commencé
Notre ministre sage
N'a pas voulu rester

Besson en voyant ce fatras,
se leva, se cassa
Ça lui cassait les couilles
Il s'éclipsa, partit fâché
Mécontent contrarié
De cett' carabistouille
Messieurs Vous êt's des têt's de nœuds
Des gredins et des gueux
De satanées engeances
C'est pas avec des trous du cul
Ça j'en suis convaincu

Qu'on sauvera la France !…

Envoi

Pour sortir de l'embarras
D'abord on l'goudronna
Et puis on l'empluma
Et c'est bien depuis ce temps
Que les p'tits çons volants
Siègent au gouvernement.

12:35 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : besson, nucléaire, m6, clash |  Facebook |

mardi, 31 mai 2011

Ivresse des sommets

Des gens, de ci, de là, disaient volontiers
Qu'il était ici-bas le grand argentier
Quand un beau soir de mai une chambre d'hôtel
Frappa son ambition d'un coup d'arrêt mortel

Cueilli à chaud, assis, dans un aéroplane
Il fut interrogé, puis fourré en cabane
Accusé par les dires d'une noire plaignante
Qui dans le Sofitel tenait lieu de servante

Elle conta que le rustre, en ours mal léché
L'avait fort abusée, la faisant recracher
L’excès d'enthousiasme et de plaisir mêlé
Qu'elle ne désirait point, la rendant affolée

Le procureur, aussi, sans le moindre regret
Boucla le vert galant jusqu'au suivant procès
L'accusant de forfait, de crime abominable
Reprochant avant tout la faute inexcusable

Le Premier financier avant d'être jugé
Doit encore et encore de longs mois patienter
Dans un logis coûteux lors il lui faut attendre
Un jugement pouvant l’estimer pis que pendre

En notre beau pays, un certain président
Guettant moindre faux-pas du vil entreprenant
Chape-chute ayant fait savoure le profit
Heureux de se moquer du rival déconfit

Ayant mandé les siens de tenir profil bas
Il est tout jubilant bien loin des caméras
Savoure à pleines urnes le succès qu'il aura
Dans un an à venir et sans mener combat

Tandis qu’au fond du trou un rival disparaît

Il se prend à humer l’ivresse des sommets
Quand bien même son faîte de supériorité
Ne dépasserait pas celui d’un… tabouret

10:22 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |