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Au Fond de l'Etable - Page 4

  • On connaît la chanson

    Ce dernier dimanche a vu l'actualité marquée par de sombres nouvelles concernant directement deux artistes de la chanson, qui partageaient une certaine noirceur d'ambiance dans leurs productions respectives. À dire vrai, si je connais un peu quelques chansons de Bertrand Cantat, je ne connais de Mano Solo que les talents de batteur de son oncle Michel et la peinture de feu son grand père Marcel, et encore...
    Faut tout de même pas exagérer : à l'écoute, je le reconnais cependant tout de suite, mais c'était juste pour dire que je n'accrochais pas vraiment. En fait, tant au sujet de l'annonce de la mort de Mano Solo que pour les commentaires relatifs au suicide de Kristina Rady, certains organes de presse s'en sont donné à cœur tristesse pour nous infliger des coquilles pas vraiment inspirées.
    Ainsi Le Post.fr nous indique «Il n'y aurait pas eu de dispute entre le couple avant ce drame.» : cette curieuse phormule, au delà du bizarre «entre le couple», suggérerait-elle que Bertrand Cantat aurait été directement à l'origine de ce nouveau drame ? En filigrane, la question se profile : «était-il raisonnable de remettre en liberté un meurtrier n'ayant pas purgé la totalité de sa peine»...
    Du côté de RTL, l'humour involontaire joue parfois des tours pendables. Jugeons-en à  ce billet.
    « Elle a été retrouvée pendue à son domicile bordelais à la mi-journée. Elle avait soutenu le chanteur de Noir Désir lors de son procès à Vilnius en 2004».
    Ce propos conchyliforme sera sans doute happé par mon ami Dominique dans sa prochaine récolte mercredique, mais que penser des connaissances médicales sommaires du rédacteur de l'Union – qui a repris la formule d'une dépêche – qui semble confondre anévrisme et rupture d'anévrisme, comme si on pouvait, par exemple,  confondre explosif et explosion...


  • La gauche a-t-elle encore le monopole du cul ?

    Pour les candidats au badinage , à la bagatelle, à la concupiscence et au marivaudage par correspondance, un vide vient d'être comblé, avec l'apparition de sites de rencontres où l'orientation politique tient lieu de critère essentiel de sélection. Le communautarisme existe aussi pour le cul.
    Examinons les forces en présence :
    2009_12_16_imagegauche.jpgÀ ma gauche le cheveu féminin est brun,  long et tombant, d'allure austère, rigide et phrygienne. Le décolleté est mesuré,
    réservé: La générosité, depuis Giscard, n'est plus de gauche depuis qu'elle a été distancée dans la course au monopole du cœur.
    L'homme, au rictus incertain, pour ne pas dire douteux, ne paraît arborer qu'un modeste semblant de fantaisie velue labio-mentonnière rappelant à qui veut bien encore le voir l'héritage des époques révolues où les socialisses patentés étaient encore barbus. La coiffure, bon marché, est utilitaire. Il porte une veste quelconque, symbole des multiples déboires électoraux du parti socialistes depuis 1988.
    On aurait du mal, toutefois, à identifier l'obédience senestre précise des candidats à la culbute de gauche.  Il est vrai que certains prétendent que la confusion crée l'orgasme. Mais si l'on se fie à l'affiche proposée, nul doute que la baise prolétarienne est victime  d'un handicap d'image.
    index0.jpgÀ droite, l'œil est bleu. En réalité, l'œil réellement bleu est rare, et plutôt foncé. En règle générale, ceux qu'on désigne par yeux bleus sont gris moyen. Mais le bleu, c'est aussi , ne l'oublions pas, la droite. Donc le regard, bleu, est direct, sans porte de derrière.
    Ici, le décolleté est très généreux. Surtout du côté féminin. Côté mâle, on n'arrive pas au niveau de l'échancrure béhachellienne, mais on remarque une tentative intéressante, qu'il convient de saluer, tout comme l'élégante décontraction du veston, qui lui est clair.
    Le cheveux femelle de droite est blond, gaulois, dans le vent, décontracté, décomplexé. Le poil mâle est structuré, la mèche retombe longuement et élégamment sur le côté... droit : la coupe est coûteuse, mais soignée.
    En définitive, si l'on doit se fier aux premières impressions, la culbute de dextre, allante, dynamique, fonceuse, apparaît incontestablement plus prometteuse
    que la laborieuse propositionaléatoire d'étreinte gauchiste.
    À vos plumards !

  • Yade baffes qui se perdent

    media--image-205837-article-ratio_450.jpgÉjectée du poste de secrétaire d'état aux droits de l'homme, poste qui était là pour faire beau, la personnalité politique préférée des Français a donc hérité du maroquin que détenait auparavant le public-relation du jambon Madrange l'ancien entraîneur du Quinze de France, l'accentueux Bernard Laporte. Depuis sa nomination, pour laquelle elle avait marqué le coup en déclarant qu'elle ne connaissait absolument rien dans le domaine du sport, on pensait que la surdouée des sondages aurait pris quelques renseignements au sujet des pratiques courantes de nos polymusclés,  en sorte d'œuvrer un peu plus pour obtenir une résorption de pratiques frauduleuses contraires à l'esprit sportif, mais conformes aux bonnes pratiques phynancières du sport professionnel. Hors, depuis sa nomination, c'est un silence explosif qui règne sur son ministère.
    Sauf la main heureuse de Thierry Henry qui l'aura fait sortir de sa torpeur pour prononcer quelques paroles d'anthologie, l'insolente n'a, à l'image de l'équipe de Super-Raymond, pas encore exprimé la pleine mesure de son immense talent.
    Là revoilà, pourtant, à l'occasion de la parution officielle du montant des primes octroyées aux membres de l'équipe de France de fouteballe repartant à l'assaut : c'est beaucoup trop, s'insurge-t-elle.
    Cependant, à bien observer ses propos, on en vient rapidement  à se demander si elle est plus peinée par le montant des sommes mirifiques empochées par les joueurs, ou par la publicité faite à cette affaire. Toujours est-il qu'elle n'hésite pas un instant à jouer les dames-patronnesses, en suggérant aux milliardaires de la baballe de redistribuer partiellement leur gains pour le développement du sport amateur, avant de rappeler qu'elle est choquée de voir les joueurs descendre du bus avec les oreillettes de leur aillepode hermétiquement enfoncées, hermétiques surtout aux sollicitations des supporteurs. «Tout cela donne d'eux une image arrogante alors qu'il sont en réalité sympathiques».
    Et elle, au fait, est-ce qu'elle donne une image arrogante alors qu'elle est sympathique ou bien donne-t-elle une image sympathique tout en étant, mais non, ce n'est pas possible,  profondément arrogante ?

  • Même pas drôle !

    amusoire-vache-qui-rit-01.JPG

     

     

    Merci tout de même à Dominique (via Twitter).
    L'image vient de . C'était un peu vache de l'oublier.

  • Miracle-laser par anticipation

    k14zp41b.jpg«Grâce à sa robustesse, à l'intervention du meilleur chirurgien de Toulouse, à l'utilisation inédite d'un bistouri laser et à l'administration des premiers antibiotiques, il a survécu à ses blessures».
    On veut bien, et on est content que le malheureux Jean M. soit encore vivant à ce jour. Cependant, la précision chirurgicale de l'envolée journalistique nous révèle que ledit chirurgien avait usé d'un instrument qui ne serait mis au point que des années plus tard.
    Hors, l'article, paru sous le titre de «JEAN LE BIEN-AIMÉ. Cinquante-huit ans de culpabilité... pour rien», dans la dernière livraison papier de l'hebdomadaire Marianne nous situe l'événement en juin 1949 : «Henri Dourel et Jean Morzelle, deux camarades de régiment, rangent leurs fusils « en faisceau » après une journée de marche. Hélas, la détente d'une arme s'actionne accidentellement. Certes le fusil était chargé à blanc, mais le souffle, à bout portant, éventre le pauvre Morzelle. Grièvement blessé, il est évacué vers l'hôpital de Toulouse».
    Sans douter un instant de l'habileté du chirurgien de la Ville Rose, et de l'efficacité des antibiotiques administrés à la victime de la détonation intempestive, on peut se demander de quel type d'outillage chirurgical le miraculé abdominal a bien pu bénéficier : En effet, si le principe du laser a été décrit dès 1917, la première application concrète ne date que de 1958, avec le maser, puis en 1960 par une émission laser au moyen d'un cristal de rubis. Il semblerait que les applications thérapeutiques efficaces du laser datent en fait de la fin des années 70.
    En définitive, notre Jeannot semble être avant tout un miraculé de la chirurgie-laser... par anticipation.
    Et à ce sujet, notre presse en connaît un rayon !

  • Mano Negra

    main-noire.jpgLa fameuse main de Thierry Henry, sur le but de Gallas, qui a permis à l'équipe de France d'égaliser face à l'Eire, et par conséquent, de se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde de Football qui se jouera en Afrique du Sud, ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : on s'en fout complètement. D'ailleurs, je n'ai pas regardé le match à la tévé.
    Personnellement, je n'en ai rien à cirer. Enfin, pas totalement, parce que si on raille d'ordinaire les prestations de l'équipe de France, il n'en demeure pas moins que les performances cumulées de l'équipe dans cette compétition sont tout à fait respectables. Et c'est là que cela devient ennuyeux : en cas de bon résultat lors de cette future World Cup, on en connaît un qui ne serait pas fâché de se refaire une petite santé en récupérant l'événement, comme le Chi avait su le faire en 1998. En toute franchise -c'est à dire comme à l'ordinaire- cela me serait fort désagréable de voir l'innommable parader dans les salons de l'Élysée, distribuant des colifichets à la boutonnière de quelques milliardaires fessus à tunique bleue, tout en racontant sa vie en faisant mine de féliciter les récipiendaires.
    Nous n'en sommes pas encore là. Pourtant, ainsi que la vérole se répandant tout-à-trac sur le bas-clergé, certains membres du gouvernement, comme d'autres, se sont rués sur le buzz provoqué par la mimine de Thierry Henry. Rama Yade, qui, pour des raisons qui échappent à l'entendement, est la personnalité politique préférée des Français, y est allée de son couplet pour commenter et défendre, comme un vulgaire Thierry Roland, le but qualificatif adultéré alors que dans le même temps, Mamie Bachelot maugréait sur la piètre qualité du jeu de la sélection de Raymond Domenech. Quant au ministre chargé de la liquidation de mai 68,il a cru bon de faire couler son commentaire d'un robinet d'eau tiède.
    Ce personnel politique nous montre une image bien curieuse de ses préoccupations fondamentales. Ne devraient-ils pas plutôt prendre exemple sur le Premier ministre François Fillon, qui, tel qu'on le voit ici drapé de dignité et de sérieux, mène le navire français  vers un cap de plus ou moins bonne espérance...
    Pour ceux qui auraient envie de se documenter agréablement au sujet du foot, je conseille ce livre d'Astolfo Cagnacci Pays du Foot : il y décrit notamment l'épopée de malheureux joueurs italiens débarquant glorieusement en tenue d'été, et sans rechange, en 1950 au Brésil, avec casque colonial et culottes courtes, en plein hiver de l'hémisphère sud... Effet garanti.

  • Eh ! Normes !

    normes_h.jpgIci, le Conseil Général de la Marne n'y va pas de main morte, et investit sans compter -ses fautes- pour l'avenir de l'orthographe française déjà trop lourdement handicapée.