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mardi, 31 août 2010

Les Frères Ripolin du Sécurithon…

«Les Français ne comprennent pas qu'on tire à l'arme lourde sur des voitures de police. Voilà…»
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Ainsi s'exprimait hier soir Gérard Grunberg, l'un des invités de l'émission d'Yves Calvi sur le fenestron de France5, sauterie à laquelle participaient également Raphaëlle Bacqué- auteure d'une aimable biographie  à l'attention de Mme Ségolène Royal-  Christophe Barbier et Dominique Reynié. Bref un aréopage de gauchistes patentés auprès desquels Sébastien Fontenelle aurait à coup sûr fait figure d'enfant de chœur débutant…
Après quelques considérations d'ordre général, cette émission intitulée «la France de Martine» -même si le concept est outrageusement passé de mode - nous a joué «les Bronzés font la Rochelle». Ainsi avons-nous pu voir Ségolène Royal déclarer avec satistaction que le thème de la sécurité, auquel elle est particulièrement attachée depuis fort longtemps, est enfin pris en considération au P.S., et vienne au cœur du projet socialiste ; ainsi avons-nous pu apprécier le jeune premier Manuel Valls assener son credo en matière de sécurité et de répression, son bonheur de posséder une police municipale armée et sa jouissance épectatique d'avoir à sa disposition une escadrille de caméras de vidéosurveillance. Allez, Manuel, encore un petit effort pour équiper les computeurs et téléphones cellulaires de mouchards, et tu atteindras peut-être le nirvana…
Arrive donc, benoîtement, la saillie de Grunberg au sujet du féroce bazouka qui vient, dans nos centre-ville jusque dans nos campagnes, éventrer flics, atomiser gendarmes, rouer cavaliers et démembrer chevaliers du guet. Du sang sur tous les murs de toutes les avenues, boulevards, ruelles et impasses de nos cités de France et de Navarre !
Après cela, ledit Reynié en remet une couche de la même teinte, ce qui, après tout, n'est guère étonnant de sa part.
Ainsi, tout ce petit monde, arguant du principe que ne pas mettre les questions de «sécurité» au centre du débat serait faire preuve d'insulte à l'entendement, semble en définitive convaincu, mais in petto, que le fond de sauce Le Pen est la meilleure recette de gouvernance pour le rata qui nous sera servi à l'ordinaire de l'horizon 2012.
Ces braves gens ayant disserté d'abondance et d'allégresse au sujet de la sécurité sans en avoir donné à aucun moment de début du commencement d'une définition précise, il eût néanmoins été plus facile pour ces honnêtes invités de s'inscrire en vrai par rapport au concept d'insécurité, c'est à dire la boîte à fantasmes ouverte depuis fort longtemps par M. Le Pen, et dont la substance légère, semée à tous les vents, a été inhalée en tous coins et en tous lieux de notre bien aimé territoire.
Or l'insécurité est un sentiment qui n'a que peu de rapport avec le contraire de la sécurité. Pour exemples : la sécurité sociale, la sécurité dans l'exercice du travail, l'emploi, la sécurité par rapport aux nuisances dues à la pollution, la sécurité de l'emploi, la sécurité, bien réelle celle-là, sur la route, l'assurance d'un système réellement laïque et généralisé de l'enseignement, tout cela a, par exemple, un rapport réel avec la sécurité.
Cependant, l'«insécurité», telle qu'elle est cultivée sur les gazettes et lucarnes bouyguesques & assimilées, mélange allégrement tout et n'importe quoi, profitant du moindre pet de moineau pour le traiter de manière habile en prout de pachyderme, et multiplie l'émotion suscitée par des faits exceptionnels multipliés essentiellement par les rediffusions à foison. De telle sorte qu'on assimile sans recul aucun quarante diffusions du vol d'Ali Baba avec quarante voleurs nommés Ali….

La répression des vols à l'arraché réellement commis, les violences vraiment subies sur les personnes, les cambriolages avérés, etc. relèvent d'une réalité bien tangible : celui du travail de la police, et par voie de conséquence, de la justice, cela personne ne songerait à prétendre le contraire. Est-il pour autant indispensable d'épingler aux points cardinaux la tenture sécuritaire sur laquelle on inscrira le prochain programme électoral, pour lequel il est suggéré au P.S. de calquer celui de Sarko qui avait lui-même carboné celui de M. Le Pen ?freres-ripolin.jpg
Le mérite, si l'on peut dire, de M. Valls a été d'utiliser un mot bien en rapport avec toutes les calembredaines déversées à longueur d'antenne par ces spécialistes du n'importe quoi : la répression ! Eh ! oui, réprimer, réprimer.  Mais la répression de quoi, au juste ?
Et bien voilà : on doit réprimer l'usage d'armes lourdes contre les véhicules de police en milieu urbain, ce doit être cela, sinon M. Grunberg n'aurait jamais dit, dans sa prise de parole initiale, que «Les Français ne comprennent pas qu'on tire à l'arme lourde sur des voitures de police. Voilà…»

14:30 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 07 juillet 2010

La Tentation fasciste de M. Plenel

M.François Polichinelle Baroin de La Roque est le fringant bourgmestre d'une préfecture de la Champagne méridionale. Il exerce aussi, avec responsabilité et courage, malgré l'adversité conjoncturelle, la charge de Grand intendant au Budget.
M. de La Roque -dont la connaissance notoire exerce ses talents artistiques de ci de là, mais a choisi, pour des raisons pratiques, de déclarer sa résidence fiscale aux États-Unis- a rappelé mardi après-midi, avec fermeté le sens du devoir et de l'honneur à la frange senestre de la représentation nationale, qui, à l'occasion des questions orales de la séance récréative du mardi, s'est évertuée à relayer d'une manière totalement irresponsable les bruits colportés par une obscure officine pseudo-journalistique déversant un flot de prétendues révélations concernant des versement de sommes plus ou moins importantes provenant du patrimoine personnel de Mme Liliane Bettencourt, à destination de certaines personnalités de la majorité présidentielle.
M. Jean-Marc Ayrault, porte parole des députés socialisses, s'est plaint que l'exécutif et l'UMP s'opposent à la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt avant le 14 juillet et proposaient néanmoins d'une manière magnanime son report au mois de septembre, ce qui est tout de même faire grand cas d'une histoire aussi abracadabrante  et montée de toutes pièces.
Point besoin n'existe de rappeler que ces horreurs, répandues par le truchement d'outils malfaisants de colportage électronique, et appelés blogs ou tweets, ne s'appuient que sur la médisance, le ragot, la calomnie, la volonté manifeste de nuire et de salir la réputation sans tache d'un homme au-dessus de tout soupçon, puisqu'il a, il n'est pas inutile de le rappeler, été choisi par le chef de l'état pour remplir les fonctions de trésorier de l'UMP, parti officiel de la République Française, et ministre du budget de la même République Française, une et indivisible. C'est donc en l'espèce, et personne ne saurait en douter, une atteinte à la personne du chef de l'état, par l'intermédiaire de charges imaginaires diffamatoires et ignominieuses que ces réseaux anonymes veulent faire peser sur M. Wœrth.
Pour corroborer les propos fermes, mais mesurés, de M. de Laroque, M. Xavier Bertrand, est allé un peu plus loin en poussant, comme à l'accoutumée, une analyse marquée par son esprit de finesse légendaire, pointant fort justement la dérive fasciste de la coupable industrie hourdie par MM. Edwy Plenel et consorts : «Quand certains médias notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales […] mais dans quel monde on est, dans quel monde on est!». Saluons la retenue du secrétaire général de 'UMP qui s'est abstenu de commenter la décision de la présidente du tribunal de Nanterre d'ordonner un supplément d'enquête au sujet des écoutes -obtenues frauduleusement- concernant les conversations privées de Mme Bettencourt et de son avocat M. Philippe de Maistre.
En effet, seule une magistrate profondément déséquilibrée psychologiquement était capable de rendre un tel avis, et dans sa grande sagesse, M. Bertrand s'est abstenu de jeter de l'huile sur le feu au sujet de ce magistrat dont le sort sera, grâce à Dieu et à notre Président, rapidement scellé grâce à la promptitude du brillant juge Courroye, dont on saluera l'esprit d'indépendance, de rigueur et d'impartialité.
Rappelons qu'au besoin, M. Jean-Claude Marin pourrait mettre tout le monde d'accord en stoppant définitivement cette plaisanterie de mauvais goût…

mercredi, 05 mai 2010

À Notre Grand Homme, La Patrie Reconnaissante

Ainsi en a décidé le Haut Conseil Élyséen : le lourd cercueil de bois précieux, tout de blanc laqué, et contenant la dépouille de Jean-Philippe Smet remontera lentement l'avenue des Champs-Élysées, fendant la foule triste et accablée, massée en ce lieu aux fins de ralentir l'inéluctable cheminement de l'idole vers son ultime et éternelle demeure.
Le tombeau du grand homme ne sera point celui du quidam, ni celle des célébrités subalternes. Il sera différent de celui des gens que l'on dit d'importance. Il devra surpasser celui des plus grands, étant lui même, au sein des sphères les plus élevées de notre sainte république catholique sarkozique et romaine, non pas celui qui s'approche le plus de dieu, mais celui que les dieux eux-mêmes ambitionnent d'approcher, et même -osons le dire- de tutoyer, ne serait-ce qu'un fugitif instant.
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Le chemin de l'illustre défunt mènera donc, ainsi que les plus grands, auxquels il fera désormais une ombre irrémédiable, au temple des élus suprêmes, des colosses trônant au milieu des géants. Au cœur du quartier latin s'ouvriront les portes du Panthéon, qui accueillera pour la circonstance le dernier et plus majestueux des grands parmi les grands que n'ait jamais comptés notre patrie. Alors les mêmes portes se refermeront à jamais.
Et plus aucun défunt ne viendra à l'avenir troubler le repos éternel de la plus emblématique sommité  française de ces vingt derniers siècles…

17:17 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : johnny, obsèques nationales |  Facebook |

mardi, 04 mai 2010

Le Baron Rouge enfin honoré par la France

Les dictionnaires de vulgarisation semblent unanimes à recconnaître que la légion d'honneur est destinée à récompenser les mérites éminents - militaires ou civils- rendus à la Nation.lgiondhonneur.jpg
L'amiral Darlan n'avait pas fait aussi bien, se contentant de remettre la breloque honorifique à un général à vendre au patronyme vaguement  teutonique.
Tout ça, c'est très bien, mais fallait donc frapper un grand coup, «une, deux, marquant le pas : ta tarata tarata…»
On n'oubliera pas que par le passé, la patrie reconnaissante a également, et élégamment, honoré le show-business, par l'intermédiare des décorations remises au rocker Maurice Papon, au fantaisiste Marcel Bigeard et au guitariste manouche Raoul Salan.
Le Baron Rouge rejoint donc au palmarès des personnalités ayant rendu des services hautement éminents à la nation française, aussi charismatiques et incontestables que  Johnny Halliday, Clint Eastwood Céline Dion et, comment pourrait-on l'oublier, Daniela Lumbroso.
Le premier ministre français, lors de la remise de la médaille, a justifié la récompense décernée à celui que les vils sujets de la perfide Albion s'abaissent à surnommer «spoonface» : «les Williams étaient mieux armées, elles avaient dominé les essais et le warm-up. Tout les prédisposaient à la victoire. Mais il y eu la pluie…». Incontestablement, il y a du Malraux dans la plume de notre président du conseil.
Alors là, évidemment, on comprend que c'est ici que l'avenir de la France s'est joué : on attendait Grouchy, mais au final, ce fut plus cher !
Réjouissons-nous que le multimilliardaire à casque à pointe se trouve désormais décoré -et c'est bien là l'essentiel- de la même bijouterie que la femme aux mille vertus que le monde entier, à juste raison, nous envie.
Ainsi soit-il.

12:13 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : schumacher, fillon, daniela lumbroso |  Facebook |

vendredi, 30 avril 2010

Un chiffon fond, fond…

Des perdreaux passent dans la rue
Ils voient au volant Belphégor
Dont un chiffon bouche la vue
Puis d'une amende la décorent
Belphégor
Hortefeux a tout entendu
Le ministre parle haut et fort,
Assène un argument massue
Jusqu'à la nuit depuis l'aurore

Le sarrazin, boucher barbu
Serait polygame, et encore
Il aurait fraudé tant et plus
L'argent public, un vrai trésor

Les bergères de l'individu
Formeraient un vrai quatuor
Amassant des aides indues
Une fortune, sans effort

Vers le mari Brice se rue
Usant d'accents de matamore
Pour lui ôter sans retenue
De menus papiers tricolores

L'Auvergnat marri et déçu
S'agitant tel un sémaphore
Apprend que le fier malotru
Innocenté résiste encore

Juste pour un malentendu
On a tous vu ce matador
Prendre une corne dans le nez
Et s'envoyer dans le décor

envoi

Que n'avons-nous pas entendu
On parle à travers et à tort
C'est pour un excès de tissu
Dont on veut limiter le port…

19:17 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belphégor, hortefeux, voile intégral |  Facebook |

samedi, 10 avril 2010

Un Charon bien mal embarqué…

À certain Benjamin, on fit bien grand honneur
Le choisissant, cet an, comme illustre chanteur.
La gloire faisant chemin dès lors le bruit courra
Qu'il serait le secret des soupirs de Carla

Et s'étala soudain ce qu'on nomma rumeur
Suscitant commentaires de nombreux chroniqueurs :
Fut prétendu aussi que sur un tatami
Le président français recevait une amie…

Un accès de colère à nulle autre pareille,
L'Élysée fit donner ses plus fines oreilles
Pour vite dénicher l'auteur de ces ragots
Et puis de le fixer au plus vite au poteau

Charon de son index désignant la Mauresse,
-Exilée à Strasbourg à son corps défendant-
Fustigea vilenies et autre petitesses
De l'ex-garde des sceaux et  ses trop longues dents

La subtile arabesque ne se démonta pas
Et en un tournemain ses dossiers rassembla
Aux fins de rappeler au meilleur souvenir
Ceux qui voulaient si tôt la voir ainsi périr

C'est alors que l'on vit sur tous les fenestrons
Dame de Sire pester face aux qu'en dira-t-on
Jurer de ses grands dieux que c'était pour toujours
Entre elle et Nicolas les vrais feux de l'amour

Elle rappela à ceux qui veulent contester
Qu'entre eux et Rachida, ce n'était qu'amitié
Chaleur, fraternité, attachement, tendresse
Que de bons sentiments pour ladite mauresse

Qui pourrait en douter, maintenant que c'est dit
Il reste qu'embarqué sur des flots incertains
Le coupable Charon -aux dires de La Dati-
Connaîtra la souffrance de douloureux matins…

10:24 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carla, rachida dati, charon, rumeur |  Facebook |