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jeudi, 26 mai 2011

Extra-lucide ou plagiat ?

Serais-je extra-lucide, ou le président se serait-il rendu coupable de plagiat ( réel ou par anticipation ) ? Le doute m'habite…
Mercredi matin, Paul Jorion était, en compagnie de Jean-Marc Manach, l'invité de France Culture, et il en profitait donc pour causer dans le poste. Il a eu l'excellente idée de comparer le fameux ou fumeux, c'est selon, e-G8, aux comices agricoles d'antan. Compte tenu de ce que j'en avais déjà entendu dire auparavant, l'expression me paraissant si savoureuse, je me suis empressé de la retouiter dare-dare. Et c'est là que m'est venue l'idée d'imaginer ce que notre brave président, avec son halo de parano-interventionnisme qu'on lui connaît, aurait bien pu exprimer, en postant, à 7 heures et quante-huit minutes du matin, ce bref message :
Sarkozy : «l'enfer, c'est les internautres» #eG8
Message qui a été retouité par la suite à de nombreuses reprises…
J'ignore si, dans la journée, l'innommable  a réellement prononcé ces mêmes mots, mais il se trouve que cejourd'hui, si on écoute l'enregistrement de l'émission «Ce soir ou jamais» du 24 mai, on peut y entendre l'excellent Jean-Marc Manach, assis près de Paul Jorion, déclarer au sujet du Sark' au bout de 39 minutes et 30 secondes : « il a eu un lapsus très révélateur, hier, il a parlé des internautres. C'est les autres, l'enfer, c'est les internautres…». Et les autres ( invité sur le plateau ), à juste titre de se marrer !
J'applaudis, dois-je le préciser, bien sûr, de toutes mes mains à ce que Jean-Marc Manach ( @manhack sur twitter ) a pu dire à ce sujet. Mais j'ai cependant des doutes à propos des paroles réellement prononcées par le cauchemar de Patrick Rambaud.
Alors, si quelqu'un pouvait me rassurer : le monmari de Carla B. a-t-il réellement parlé d'internautres ? Dites-moi…

16:15 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

lundi, 28 mars 2011

L'ultime Convoi du Maître

Le laïvetouite des obsèques de Me Capello.Les obsèques viennent de commencer. Toute la petite chapelle de Saint-Laurette-en-Vexois affiche désormais complet.
Il y a là le grand chœur apostolique au grand complet sous la direction de madame veuve Raymond Duclos…
Le cortège funéraire, qui suit le la dépouile du maître ayant pris place, à son corps défendant, dans le corbillard tiré pour l'occasion par le cheval de retour drivé par M. Gérard Longuet,
est dans les starting blocks.
Le Startère à levé son pistolet pour donner le départ, mais le coup a du mal à partir…

Il examine l'arme, la secoue un tantinet, d'un mouvement sec et toutefois de bon aloi, et tente un nouvel essai qui se solde par un échec. Vérification. Après examen du barillet, il appert qu'il fallait que le cran de sécurité fût désactivé…
Le départ est donné, mais le pilote du cheval de retour, qui s'était imprudemment approché du démarreur d'obsèques réceptionne un projectile dans le mollet senestre. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le pilote fouette néanmoins le cheval qui initialise l'ultime convoi du maître. Le cortège s'ébranle et les enfants de chœur en font de même…
Le chemin est droit mais la pente est forte. Eh, oui, Monseigneur Raffarin est dans le cortège, il signe d'ailleurs des autographes…
Malgré le brouillard ambiant, les suiveurs, accompagnés de 43 spectres en provenance de Tchernobyl, tiennent la cadence soutenue, imprimée par le canasson mortuaire.
On commence à s'agiter du côté du calvaire en vue de l'avenue Bescherelle…

[coupure de faisceau ]
scaled.php?tn=0&server=614&filename=bwufd.jpg&xsize=640&ysize=640la suite de notre retransmission dans quelques minutes…

Reprise : aucun abandon n'est à déplorer jusqu'à présent, mais les spectres de Tchernobyl apparaissent de plus en plus poussifs…
Premier incident notable : deux fautes dans le précédent touite. La fatigue se fait sentir à sept encablures du but…
On signale un premier abandon dans le convoi. Claude Hagège, confondu par la foule avec Claude Allègre. Insupportable, en effet…
Ça y est , les 43 spectres se sont évaporés… On aborde l'antépénultième hectomètre, alors que se pointe l'incertain dernier virage.

L'abbé Rollin est prêt à réceptionner l'escorte funéraire, comme un arrêt de volée. Il s'apprête à crier «marque ! »…
Le convoi arrive, le corbillard effectue un impeccable arrêt au frein à main, servi au rasoir par la maestria de Gérard Longuet, qui a dû terminer le parcours à cloche-pied…
On extrait le cercueil, alors que MM. Evra et Ribéry débouchent une bière (1)…
Le chanoine présente le néophyte, puis l'abbesse… Joël Martin est manifestement dans l'assistance…
monsieurkaplan @LeProf_Higgins > Je commence à douter du sérieux de ton live-tweet. Ne galéjerais-tu pas un tantinet ?
LeProf_Higgins @monsieurkaplan Misérable ! Comment pouvez-vous douter ? Je vous demande de vous ressaisir !…
@LeProf_Higgins Une photographie de la dernière demeure du Maître serait d'une grand réconfort...
@Turbodinde Vous n'y pensez point ! Le maître n'auroit nullement goûté cette manière de fantaisie…
Certains affirment avoir vu trottiner ce curé précis. Confirmation : Joël Martin est bien présent…
Contrairement aux allégations de @monsieurkaplan, la cérémonie est d'une tenue remarquable. Pour preuve, le mort n'a pas surgi du cercueil en s'écriant «coucou ! »
@LeProf_Higgins > Mouais. Et pendant la quête, on va bourrer le nourrin ?
@monsieurkaplan Cessez ces cochonneries de mauvais goût…
Oraison funèbre de l'abbé Thonnière. C'est du costaud…
L'officiant a demandé un taillebrèque. Interruption de cérémonie durant dix minutes…
Fin du taillebrèque, mais en raison de l'épais panache radioactif ayant envahi l'église de Saint-Laurette-en-Vexois, tous les gens ont fui, fors les défunts, anciens et plus récents…
Une telle cérémonie ne pouvait que finir en panache, fût-il radioactif…

(1) D'aucuns se sont, légitimement, posé la question de l'opportunité de la présence de ces deux représentants de la gent footballistique aux funérailles du lettré. Précisons tout de suite qu'il s'agissait d'une erreur de leur part. Ils avaient, dans un élan de générosité, confondu le Maître avec son homonyme Fabio Capello, sélectionneur (toujours vivant à l'heure où nous écrivons ces lignes) de l'équipe anglaise de ballon-pied…

Un grand merci à @monsieurkaplan et à @turbodinde pour leur (non-)obséquieuse participation…

17:19 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable, récits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maitre capello, obsèques, nourrin |  Facebook |

lundi, 14 mars 2011

N'importe Cauet !…

De la fenêtre du local où j'exerce mon travail, il est possible d'apercevoir une plaque de rue indiquant le nom de Martin Akakia.
Ce médecin, à qui François Ier demandait qu'il le soignât mieux que quiconque, ledit Akakia lui aurait répondu quelque chose du genre : «cela m'est impossible, sire, je me dois de soigner les plus humbles comme des rois».
En réalité, ces propos ne sont pas du tout de Martin Akakia, mais d'Ambroise Paré…
M. Cauet, aimable causeur picard tout empreint d'élégance, d'humour, de bienséance et de sollicitude, connaît-il cette anecdote ?
Observons et écoutons attentivement cet aimable échantillon ( aimablement transmis via twitter par l'ami @Slovar ) de courtoisie et de savoir-vivre :



M. Cauet, pas gêné le moins du monde, suggère, hors toute subliminalité, que ces dames devront passer sous les fourches caudines si elles entendent faire de la promotion pour leur participation au salon de l'érotisme, et c'est là qu'au bout de 1:31, le meneur de revue, prenant les effeuilleuses pour de grosses salopes -comme d'autres eussent pris Vaugirard pour Rome- osa, superbe de profondeur et d'aménité «quand on parle de strip-tease, on a l'impression qu'on parle de viol ; c'est un peu gênant, vu que c'est un peu vot' business…».
Ainsi, à entendre ce fin philosophe, le droit de cuissage radiophonique et télévisuel est un us de pein-droit à notre époque bénite et énergique.
Gageons qu'il userait de la même délicatesse pour accueillir une ancienne effeuillée, aujourd'hui reconvertie dans l'accompagnement social des causes désespérées.
Il est vrai qu'à une époque où le demi-monde s'est installé dans les palais, cela vaut-il encore la peine de s'étonner que le quart-monde spirituel s'exhibe sur les fenestrons numériques terrestres ?

lundi, 10 janvier 2011

Oh ! Daniela…

cruche.gifAprès des débuts sympathiquement prometteurs dans l'émission «l'Oreille en Coin» sur France Inter, la charmante présentateuse Daniela Lumbroso a époustouflé ses innombrables admirateurs en réalisant un sans-faute digne du goutte-à-goutte d'un robinet d'eau tiède. Estimant -probablement à juste titre- que ses compétences médiatiques étaient utilisées par trop en deçà de la valeur de son immense et incontestable talent, la Remarquable s'en alla conter l'ignominieuse et irrévérencieuse outrance, jusqu'aux ors de l'élyséen palais, voie directe ouvrant aux généreuses attributions de colifichets kozyques.
En deux temps et trois mouvements, Chabadabada naquit et reçut l'onction présidentielle sur les fonts publics…
Or, il se trouve que, justement, et par le plus grand des hasards, la Délicieuse eut à recevoir, en ce premier dimanche après l'épiphanie, un auteur-compositeur-interprète redoutablement sarkolâtre dans les fauteuils de ladite émission dominicale.
Bon, pour être totalement honnête, je m'en vas vous préciser que je n'avais pas choisi de regarder cette indispensable émission, mais, voyez-vous, parfois, en appuyant sur le connecteur de la tévé, il arrive qu'on tombe miraculeusement sur une pépite…
Ainsi donc, ledit chanteur ultimait l'un de ses vénérables succès, et, alors que le chauffeur de salle panneautait -hors cadre- «applaudissez !», la Succulente envoyait tout à trac, et sans ambages :
— Éternel adolescent… ce qu'on a envie de chanter autour d'un feu de bois…
[D'aucuns eussent déclaré en l'occasion : «notre magot prit pour ce coup le nom d'un porc pour un nom d'homme…»]
Le coup passa si près que le chapeau, que Barbelivien ne portait heureusement point, faillit choir… En excellent professionnel de l'esbrouffe, ledit Didier s'en tira avec maestria, usant d'une pirouette habile qui fit passer la maladresse pour un compliment.
Bel avertissement à ceux qui feindraient de croire que le sarkophile aurait tendance à s'atomiser avec la popularité déclinante du Little Chief. Gare ! il pourrait bien retomber, à l'instar de Didier Barbelivien, bien à plat sur ses pattes…

09:45 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 16 novembre 2010

J'suis Snob !

Tout à la fin de sa chanson  «j'suis snob», Boris Vian concluait par un «et quand je serai mort, j'veux un suaire de chez Dior !» du meilleur goût.
Le célèbre couturier avait une nièce, Françoise, particulièrement espiègle à bien des égards : jugeons-en sur pièces :
Née en 1932 à Paris, elle épousa en premières noces une huile, première pression à froid garantie croisades, un certain Comte Robert-Henry Caumont de la Force,  duquel elle eut une fille, née en 1957.
Le temps de se lasser du comte, et elle se transporte par-delà le Channel pour y batifoler un brin avec un certain John Tyndall puis épouser un de ses amis, membre du jovial Mouvement National-Socialiste british, Colin Jordan, pendant que l'autre  godelureau croupissait au frais dans les geôles rosbifs du fait d'un activisme un peu trop voyant.
La joyeuse célébration de cette union obéit à un rituel national-socialiste précisant que les tourtereaux gammocruciformes se doivent de mêler le sang provenant d'une incision d'un doigt de chacun d'eux, le tout en faisant couler une goutte de ce précieux liquide sur une page vierge d'un exemplaire de «Mein Kampf», pour faire bonne mesure.

retrouver ce média sur www.ina.fr


Mais la liaison de ces joyeux drilles tourne court et l'admiratrice du Führer est de retour en France une année avant les événements de mai  1968.
Elle en profite pour se faire rectifier l'aryanité du pif, recentrer le nombril et recalibrer les roberts afin que le tout soit, en sus d'une décoloration platinée de la chevelure, plus conforme aux canons de la beauté national-socialiste.
Était-ce pour ce même fondement spirituel qu'elle engagea une liaison passionément homosexuelle avec sa propre fille, alors âgée de 34 semestres ? Toujours est-il que quelques années plus tard, elle enjoignit sa descendance, dans un accès de jalousie, de mettre fin à sa vie, ce à quoi l'héritière obtempéra positivement en abusant d'un excès fatal de manque de savoir vivre…
Se remettant tant bien que mal de cette regrettable péripétie familiale concomitante à l'échec d'une tentative de prise du rocher de Monaco par les armes... au terme d'un parcours tout en nuance et volupté, elle avait, en 1982, rejoint tout naturellement de Rassemblement pour la République…
«Et quand je serai mort, j'veux un suaire de chez Dior !»
(Merci à Backchich Info d'avoir déniché cette perle sur le site de l'INA)

 

16:50 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : françoise dior, national-socialisme |  Facebook |

mercredi, 10 novembre 2010

Françaises, Français…

La journée d'hier, mardi 9 novembre, a été marquée par un événement exceptionnel. Au péril de sa vie, George Kaplan, perché sur un poteau télégraphique proche de la Boisserie, dans la petite commune d'Église-les-deux-Colombes, dans le département de la Haute-Marne, après avoir branché son téléphone de campagne sur les fils de la ligne de MonGénéral au moyen de pinces crocodiles, a été en mesure, à 40 années de distance, l'exploit remarquable de livetouitter les derniers instants et l'agonie du chef de la France libre…

Mais laissons mlaintenant la parole à Monsieur Kaplan :
Monsieur Kaplan> Pour info, il a 40 ans, De Gaulle était encore VIVANT. Dans sa bibliothèque. Sa mort, c'est dans une heure.
> RUPTURE d'ANEVRISME à Colombey. Now.
Le Bœuf Qui Pleure @monsieurkaplan Le SAMU est prévenu ?
M.K. > Je peux pas, j'ai plus de forfait.
> Dire que si Twitter avait existé, De Gaulle aurait pu nous live-tweeter sa mort... #cestballot
LBQP > Merci à @monsieurkaplan de lailleveutouitter le Bal tragique en Haute-Marne…
M.K. > Notons qu'avant de mourir, De Gaulle a quand même pu regarder Questions pour un champion. C'est toujours ça de pris.
> De Gaulle se tort de douleur sur son fauteuil, appelle tante Yvonne, et doit lâcher sa réussite.
> Tante Yvonne, alertée par les cris de douleur, déboule dans le bureau de son mari et le secoue dans tous les sens.
> Hémorragie générale à Colombey. Le grand Charles s'écroule sur le tapis. Tante Yvonne appelle la bonne.
> Tante Yvonne n'ose pas tenter le bouche à bouche. La bonne non plus. Que faire ?
LBQP @monsieurkaplan Dites à Tante Yvonne de jeter l'éponge ! Ce con d'arbitre ne s'est rendu compte de rien !…
M.K. > Le bal est tragique, mais De Gaulle ne danse plus, étendu, inerte, par terre. Tante Yvonne : « Le parquet est bon. »
Commentaire de @itelestrasplus : Pas de défebrillateur à la boisserie ?
M.K.> Tante Yvonne n'ose pas tenter le bouche à bouche. La bonne non plus. Que faire ?
> Tante Yvonne n'ose pas tenter le bouche à bouche. Que faire ?
LBQP < > Une ultime inflation !
M.K. @itelestrasplus > Non, hélas. Tante Yvonne ne sait plus que faire et mouline des bras en criant : « Ah la la lala. »
LBQP @monsieurkaplan 19h30… Je vais manquer l'épectase charlique. Appelez Daniélou pour l'extrême onction…
M.K. > Daniélou ? Qui est-ce ? >LBQP > Le spécialiste de l'inflation catholique reçue 5/5 !…
monsieurkaplan George Kaplan
> Le général ne respire plus. #degaulle
> « Françaises, Français, le général de Gaulle est mort. »
> RIP De Gaulle.
Commentaire de de @itelestrasplus : C'est le lendemain que la france l'apprend RT @monsieurkaplan: RT @StevenJambot DE GAULLE EST MORT. Mais que fait l'AFP putain !
M.K. > Que nenni. La nouvelle fut connue dès le soir même, comme le prouve cette photo.

Merci encore à Monsieur Kaplan. En définitive, nous réclamerons la Légion d'Horreur pour lui qui, au péril de sa vie nous a fait parvenir les ultimes notes des violons du bal tragique…

09:55 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable, Copinages | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |