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Au Fond de l'Etable - Page 2

  • L'ultime Convoi du Maître

    Le laïvetouite des obsèques de Me Capello.Les obsèques viennent de commencer. Toute la petite chapelle de Saint-Laurette-en-Vexois affiche désormais complet.
    Il y a là le grand chœur apostolique au grand complet sous la direction de madame veuve Raymond Duclos…
    Le cortège funéraire, qui suit le la dépouile du maître ayant pris place, à son corps défendant, dans le corbillard tiré pour l'occasion par le cheval de retour drivé par M. Gérard Longuet,
    est dans les starting blocks.
    Le Startère à levé son pistolet pour donner le départ, mais le coup a du mal à partir…

    Il examine l'arme, la secoue un tantinet, d'un mouvement sec et toutefois de bon aloi, et tente un nouvel essai qui se solde par un échec. Vérification. Après examen du barillet, il appert qu'il fallait que le cran de sécurité fût désactivé…
    Le départ est donné, mais le pilote du cheval de retour, qui s'était imprudemment approché du démarreur d'obsèques réceptionne un projectile dans le mollet senestre. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le pilote fouette néanmoins le cheval qui initialise l'ultime convoi du maître. Le cortège s'ébranle et les enfants de chœur en font de même…
    Le chemin est droit mais la pente est forte. Eh, oui, Monseigneur Raffarin est dans le cortège, il signe d'ailleurs des autographes…
    Malgré le brouillard ambiant, les suiveurs, accompagnés de 43 spectres en provenance de Tchernobyl, tiennent la cadence soutenue, imprimée par le canasson mortuaire.
    On commence à s'agiter du côté du calvaire en vue de l'avenue Bescherelle…

    [coupure de faisceau ]
    scaled.php?tn=0&server=614&filename=bwufd.jpg&xsize=640&ysize=640la suite de notre retransmission dans quelques minutes…

    Reprise : aucun abandon n'est à déplorer jusqu'à présent, mais les spectres de Tchernobyl apparaissent de plus en plus poussifs…
    Premier incident notable : deux fautes dans le précédent touite. La fatigue se fait sentir à sept encablures du but…
    On signale un premier abandon dans le convoi. Claude Hagège, confondu par la foule avec Claude Allègre. Insupportable, en effet…
    Ça y est , les 43 spectres se sont évaporés… On aborde l'antépénultième hectomètre, alors que se pointe l'incertain dernier virage.

    L'abbé Rollin est prêt à réceptionner l'escorte funéraire, comme un arrêt de volée. Il s'apprête à crier «marque ! »…
    Le convoi arrive, le corbillard effectue un impeccable arrêt au frein à main, servi au rasoir par la maestria de Gérard Longuet, qui a dû terminer le parcours à cloche-pied…
    On extrait le cercueil, alors que MM. Evra et Ribéry débouchent une bière (1)…
    Le chanoine présente le néophyte, puis l'abbesse… Joël Martin est manifestement dans l'assistance…
    monsieurkaplan @LeProf_Higgins > Je commence à douter du sérieux de ton live-tweet. Ne galéjerais-tu pas un tantinet ?
    LeProf_Higgins @monsieurkaplan Misérable ! Comment pouvez-vous douter ? Je vous demande de vous ressaisir !…
    @LeProf_Higgins Une photographie de la dernière demeure du Maître serait d'une grand réconfort...
    @Turbodinde Vous n'y pensez point ! Le maître n'auroit nullement goûté cette manière de fantaisie…
    Certains affirment avoir vu trottiner ce curé précis. Confirmation : Joël Martin est bien présent…
    Contrairement aux allégations de @monsieurkaplan, la cérémonie est d'une tenue remarquable. Pour preuve, le mort n'a pas surgi du cercueil en s'écriant «coucou ! »
    @LeProf_Higgins > Mouais. Et pendant la quête, on va bourrer le nourrin ?
    @monsieurkaplan Cessez ces cochonneries de mauvais goût…
    Oraison funèbre de l'abbé Thonnière. C'est du costaud…
    L'officiant a demandé un taillebrèque. Interruption de cérémonie durant dix minutes…
    Fin du taillebrèque, mais en raison de l'épais panache radioactif ayant envahi l'église de Saint-Laurette-en-Vexois, tous les gens ont fui, fors les défunts, anciens et plus récents…
    Une telle cérémonie ne pouvait que finir en panache, fût-il radioactif…

    (1) D'aucuns se sont, légitimement, posé la question de l'opportunité de la présence de ces deux représentants de la gent footballistique aux funérailles du lettré. Précisons tout de suite qu'il s'agissait d'une erreur de leur part. Ils avaient, dans un élan de générosité, confondu le Maître avec son homonyme Fabio Capello, sélectionneur (toujours vivant à l'heure où nous écrivons ces lignes) de l'équipe anglaise de ballon-pied…

    Un grand merci à @monsieurkaplan et à @turbodinde pour leur (non-)obséquieuse participation…

  • N'importe Cauet !…

    De la fenêtre du local où j'exerce mon travail, il est possible d'apercevoir une plaque de rue indiquant le nom de Martin Akakia.
    Ce médecin, à qui François Ier demandait qu'il le soignât mieux que quiconque, ledit Akakia lui aurait répondu quelque chose du genre : «cela m'est impossible, sire, je me dois de soigner les plus humbles comme des rois».
    En réalité, ces propos ne sont pas du tout de Martin Akakia, mais d'Ambroise Paré…
    M. Cauet, aimable causeur picard tout empreint d'élégance, d'humour, de bienséance et de sollicitude, connaît-il cette anecdote ?
    Observons et écoutons attentivement cet aimable échantillon ( aimablement transmis via twitter par l'ami @Slovar ) de courtoisie et de savoir-vivre :



    M. Cauet, pas gêné le moins du monde, suggère, hors toute subliminalité, que ces dames devront passer sous les fourches caudines si elles entendent faire de la promotion pour leur participation au salon de l'érotisme, et c'est là qu'au bout de 1:31, le meneur de revue, prenant les effeuilleuses pour de grosses salopes -comme d'autres eussent pris Vaugirard pour Rome- osa, superbe de profondeur et d'aménité «quand on parle de strip-tease, on a l'impression qu'on parle de viol ; c'est un peu gênant, vu que c'est un peu vot' business…».
    Ainsi, à entendre ce fin philosophe, le droit de cuissage radiophonique et télévisuel est un us de pein-droit à notre époque bénite et énergique.
    Gageons qu'il userait de la même délicatesse pour accueillir une ancienne effeuillée, aujourd'hui reconvertie dans l'accompagnement social des causes désespérées.
    Il est vrai qu'à une époque où le demi-monde s'est installé dans les palais, cela vaut-il encore la peine de s'étonner que le quart-monde spirituel s'exhibe sur les fenestrons numériques terrestres ?

  • Oh ! Daniela…

    cruche.gifAprès des débuts sympathiquement prometteurs dans l'émission «l'Oreille en Coin» sur France Inter, la charmante présentateuse Daniela Lumbroso a époustouflé ses innombrables admirateurs en réalisant un sans-faute digne du goutte-à-goutte d'un robinet d'eau tiède. Estimant -probablement à juste titre- que ses compétences médiatiques étaient utilisées par trop en deçà de la valeur de son immense et incontestable talent, la Remarquable s'en alla conter l'ignominieuse et irrévérencieuse outrance, jusqu'aux ors de l'élyséen palais, voie directe ouvrant aux généreuses attributions de colifichets kozyques.
    En deux temps et trois mouvements, Chabadabada naquit et reçut l'onction présidentielle sur les fonts publics…
    Or, il se trouve que, justement, et par le plus grand des hasards, la Délicieuse eut à recevoir, en ce premier dimanche après l'épiphanie, un auteur-compositeur-interprète redoutablement sarkolâtre dans les fauteuils de ladite émission dominicale.
    Bon, pour être totalement honnête, je m'en vas vous préciser que je n'avais pas choisi de regarder cette indispensable émission, mais, voyez-vous, parfois, en appuyant sur le connecteur de la tévé, il arrive qu'on tombe miraculeusement sur une pépite…
    Ainsi donc, ledit chanteur ultimait l'un de ses vénérables succès, et, alors que le chauffeur de salle panneautait -hors cadre- «applaudissez !», la Succulente envoyait tout à trac, et sans ambages :
    — Éternel adolescent… ce qu'on a envie de chanter autour d'un feu de bois…
    [D'aucuns eussent déclaré en l'occasion : «notre magot prit pour ce coup le nom d'un porc pour un nom d'homme…»]
    Le coup passa si près que le chapeau, que Barbelivien ne portait heureusement point, faillit choir… En excellent professionnel de l'esbrouffe, ledit Didier s'en tira avec maestria, usant d'une pirouette habile qui fit passer la maladresse pour un compliment.
    Bel avertissement à ceux qui feindraient de croire que le sarkophile aurait tendance à s'atomiser avec la popularité déclinante du Little Chief. Gare ! il pourrait bien retomber, à l'instar de Didier Barbelivien, bien à plat sur ses pattes…

  • J'suis Snob !

    Tout à la fin de sa chanson  «j'suis snob», Boris Vian concluait par un «et quand je serai mort, j'veux un suaire de chez Dior !» du meilleur goût.
    Le célèbre couturier avait une nièce, Françoise, particulièrement espiègle à bien des égards : jugeons-en sur pièces :
    Née en 1932 à Paris, elle épousa en premières noces une huile, première pression à froid garantie croisades, un certain Comte Robert-Henry Caumont de la Force,  duquel elle eut une fille, née en 1957.
    Le temps de se lasser du comte, et elle se transporte par-delà le Channel pour y batifoler un brin avec un certain John Tyndall puis épouser un de ses amis, membre du jovial Mouvement National-Socialiste british, Colin Jordan, pendant que l'autre  godelureau croupissait au frais dans les geôles rosbifs du fait d'un activisme un peu trop voyant.
    La joyeuse célébration de cette union obéit à un rituel national-socialiste précisant que les tourtereaux gammocruciformes se doivent de mêler le sang provenant d'une incision d'un doigt de chacun d'eux, le tout en faisant couler une goutte de ce précieux liquide sur une page vierge d'un exemplaire de «Mein Kampf», pour faire bonne mesure.

    retrouver ce média sur www.ina.fr


    Mais la liaison de ces joyeux drilles tourne court et l'admiratrice du Führer est de retour en France une année avant les événements de mai  1968.
    Elle en profite pour se faire rectifier l'aryanité du pif, recentrer le nombril et recalibrer les roberts afin que le tout soit, en sus d'une décoloration platinée de la chevelure, plus conforme aux canons de la beauté national-socialiste.
    Était-ce pour ce même fondement spirituel qu'elle engagea une liaison passionément homosexuelle avec sa propre fille, alors âgée de 34 semestres ? Toujours est-il que quelques années plus tard, elle enjoignit sa descendance, dans un accès de jalousie, de mettre fin à sa vie, ce à quoi l'héritière obtempéra positivement en abusant d'un excès fatal de manque de savoir vivre…
    Se remettant tant bien que mal de cette regrettable péripétie familiale concomitante à l'échec d'une tentative de prise du rocher de Monaco par les armes... au terme d'un parcours tout en nuance et volupté, elle avait, en 1982, rejoint tout naturellement de Rassemblement pour la République…
    «Et quand je serai mort, j'veux un suaire de chez Dior !»
    (Merci à Backchich Info d'avoir déniché cette perle sur le site de l'INA)

     

  • Françaises, Français…

    La journée d'hier, mardi 9 novembre, a été marquée par un événement exceptionnel. Au péril de sa vie, George Kaplan, perché sur un poteau télégraphique proche de la Boisserie, dans la petite commune d'Église-les-deux-Colombes, dans le département de la Haute-Marne, après avoir branché son téléphone de campagne sur les fils de la ligne de MonGénéral au moyen de pinces crocodiles, a été en mesure, à 40 années de distance, l'exploit remarquable de livetouitter les derniers instants et l'agonie du chef de la France libre…

    Mais laissons mlaintenant la parole à Monsieur Kaplan :
    Monsieur Kaplan> Pour info, il a 40 ans, De Gaulle était encore VIVANT. Dans sa bibliothèque. Sa mort, c'est dans une heure.
    > RUPTURE d'ANEVRISME à Colombey. Now.
    Le Bœuf Qui Pleure @monsieurkaplan Le SAMU est prévenu ?
    M.K. > Je peux pas, j'ai plus de forfait.
    > Dire que si Twitter avait existé, De Gaulle aurait pu nous live-tweeter sa mort... #cestballot
    LBQP > Merci à @monsieurkaplan de lailleveutouitter le Bal tragique en Haute-Marne…
    M.K. > Notons qu'avant de mourir, De Gaulle a quand même pu regarder Questions pour un champion. C'est toujours ça de pris.
    > De Gaulle se tort de douleur sur son fauteuil, appelle tante Yvonne, et doit lâcher sa réussite.
    > Tante Yvonne, alertée par les cris de douleur, déboule dans le bureau de son mari et le secoue dans tous les sens.
    > Hémorragie générale à Colombey. Le grand Charles s'écroule sur le tapis. Tante Yvonne appelle la bonne.
    > Tante Yvonne n'ose pas tenter le bouche à bouche. La bonne non plus. Que faire ?
    LBQP @monsieurkaplan Dites à Tante Yvonne de jeter l'éponge ! Ce con d'arbitre ne s'est rendu compte de rien !…
    M.K. > Le bal est tragique, mais De Gaulle ne danse plus, étendu, inerte, par terre. Tante Yvonne : « Le parquet est bon. »
    Commentaire de @itelestrasplus : Pas de défebrillateur à la boisserie ?
    M.K.> Tante Yvonne n'ose pas tenter le bouche à bouche. La bonne non plus. Que faire ?
    > Tante Yvonne n'ose pas tenter le bouche à bouche. Que faire ?
    LBQP < > Une ultime inflation !
    M.K. @itelestrasplus > Non, hélas. Tante Yvonne ne sait plus que faire et mouline des bras en criant : « Ah la la lala. »
    LBQP @monsieurkaplan 19h30… Je vais manquer l'épectase charlique. Appelez Daniélou pour l'extrême onction…
    M.K. > Daniélou ? Qui est-ce ? >LBQP > Le spécialiste de l'inflation catholique reçue 5/5 !…
    monsieurkaplan George Kaplan
    > Le général ne respire plus. #degaulle
    > « Françaises, Français, le général de Gaulle est mort. »
    > RIP De Gaulle.
    Commentaire de de @itelestrasplus : C'est le lendemain que la france l'apprend RT @monsieurkaplan: RT @StevenJambot DE GAULLE EST MORT. Mais que fait l'AFP putain !
    M.K. > Que nenni. La nouvelle fut connue dès le soir même, comme le prouve cette photo.

    Merci encore à Monsieur Kaplan. En définitive, nous réclamerons la Légion d'Horreur pour lui qui, au péril de sa vie nous a fait parvenir les ultimes notes des violons du bal tragique…

  • Les Frères Ripolin du Sécurithon…

    «Les Français ne comprennent pas qu'on tire à l'arme lourde sur des voitures de police. Voilà…»
    Militech_ABR-78.jpg
    Ainsi s'exprimait hier soir Gérard Grunberg, l'un des invités de l'émission d'Yves Calvi sur le fenestron de France5, sauterie à laquelle participaient également Raphaëlle Bacqué- auteure d'une aimable biographie  à l'attention de Mme Ségolène Royal-  Christophe Barbier et Dominique Reynié. Bref un aréopage de gauchistes patentés auprès desquels Sébastien Fontenelle aurait à coup sûr fait figure d'enfant de chœur débutant…
    Après quelques considérations d'ordre général, cette émission intitulée «la France de Martine» -même si le concept est outrageusement passé de mode - nous a joué «les Bronzés font la Rochelle». Ainsi avons-nous pu voir Ségolène Royal déclarer avec satistaction que le thème de la sécurité, auquel elle est particulièrement attachée depuis fort longtemps, est enfin pris en considération au P.S., et vienne au cœur du projet socialiste ; ainsi avons-nous pu apprécier le jeune premier Manuel Valls assener son credo en matière de sécurité et de répression, son bonheur de posséder une police municipale armée et sa jouissance épectatique d'avoir à sa disposition une escadrille de caméras de vidéosurveillance. Allez, Manuel, encore un petit effort pour équiper les computeurs et téléphones cellulaires de mouchards, et tu atteindras peut-être le nirvana…
    Arrive donc, benoîtement, la saillie de Grunberg au sujet du féroce bazouka qui vient, dans nos centre-ville jusque dans nos campagnes, éventrer flics, atomiser gendarmes, rouer cavaliers et démembrer chevaliers du guet. Du sang sur tous les murs de toutes les avenues, boulevards, ruelles et impasses de nos cités de France et de Navarre !
    Après cela, ledit Reynié en remet une couche de la même teinte, ce qui, après tout, n'est guère étonnant de sa part.
    Ainsi, tout ce petit monde, arguant du principe que ne pas mettre les questions de «sécurité» au centre du débat serait faire preuve d'insulte à l'entendement, semble en définitive convaincu, mais in petto, que le fond de sauce Le Pen est la meilleure recette de gouvernance pour le rata qui nous sera servi à l'ordinaire de l'horizon 2012.
    Ces braves gens ayant disserté d'abondance et d'allégresse au sujet de la sécurité sans en avoir donné à aucun moment de début du commencement d'une définition précise, il eût néanmoins été plus facile pour ces honnêtes invités de s'inscrire en vrai par rapport au concept d'insécurité, c'est à dire la boîte à fantasmes ouverte depuis fort longtemps par M. Le Pen, et dont la substance légère, semée à tous les vents, a été inhalée en tous coins et en tous lieux de notre bien aimé territoire.
    Or l'insécurité est un sentiment qui n'a que peu de rapport avec le contraire de la sécurité. Pour exemples : la sécurité sociale, la sécurité dans l'exercice du travail, l'emploi, la sécurité par rapport aux nuisances dues à la pollution, la sécurité de l'emploi, la sécurité, bien réelle celle-là, sur la route, l'assurance d'un système réellement laïque et généralisé de l'enseignement, tout cela a, par exemple, un rapport réel avec la sécurité.
    Cependant, l'«insécurité», telle qu'elle est cultivée sur les gazettes et lucarnes bouyguesques & assimilées, mélange allégrement tout et n'importe quoi, profitant du moindre pet de moineau pour le traiter de manière habile en prout de pachyderme, et multiplie l'émotion suscitée par des faits exceptionnels multipliés essentiellement par les rediffusions à foison. De telle sorte qu'on assimile sans recul aucun quarante diffusions du vol d'Ali Baba avec quarante voleurs nommés Ali….

    La répression des vols à l'arraché réellement commis, les violences vraiment subies sur les personnes, les cambriolages avérés, etc. relèvent d'une réalité bien tangible : celui du travail de la police, et par voie de conséquence, de la justice, cela personne ne songerait à prétendre le contraire. Est-il pour autant indispensable d'épingler aux points cardinaux la tenture sécuritaire sur laquelle on inscrira le prochain programme électoral, pour lequel il est suggéré au P.S. de calquer celui de Sarko qui avait lui-même carboné celui de M. Le Pen ?freres-ripolin.jpg
    Le mérite, si l'on peut dire, de M. Valls a été d'utiliser un mot bien en rapport avec toutes les calembredaines déversées à longueur d'antenne par ces spécialistes du n'importe quoi : la répression ! Eh ! oui, réprimer, réprimer.  Mais la répression de quoi, au juste ?
    Et bien voilà : on doit réprimer l'usage d'armes lourdes contre les véhicules de police en milieu urbain, ce doit être cela, sinon M. Grunberg n'aurait jamais dit, dans sa prise de parole initiale, que «Les Français ne comprennent pas qu'on tire à l'arme lourde sur des voitures de police. Voilà…»

  • La Tentation fasciste de M. Plenel

    M.François Polichinelle Baroin de La Roque est le fringant bourgmestre d'une préfecture de la Champagne méridionale. Il exerce aussi, avec responsabilité et courage, malgré l'adversité conjoncturelle, la charge de Grand intendant au Budget.
    M. de La Roque -dont la connaissance notoire exerce ses talents artistiques de ci de là, mais a choisi, pour des raisons pratiques, de déclarer sa résidence fiscale aux États-Unis- a rappelé mardi après-midi, avec fermeté le sens du devoir et de l'honneur à la frange senestre de la représentation nationale, qui, à l'occasion des questions orales de la séance récréative du mardi, s'est évertuée à relayer d'une manière totalement irresponsable les bruits colportés par une obscure officine pseudo-journalistique déversant un flot de prétendues révélations concernant des versement de sommes plus ou moins importantes provenant du patrimoine personnel de Mme Liliane Bettencourt, à destination de certaines personnalités de la majorité présidentielle.
    M. Jean-Marc Ayrault, porte parole des députés socialisses, s'est plaint que l'exécutif et l'UMP s'opposent à la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt avant le 14 juillet et proposaient néanmoins d'une manière magnanime son report au mois de septembre, ce qui est tout de même faire grand cas d'une histoire aussi abracadabrante  et montée de toutes pièces.
    Point besoin n'existe de rappeler que ces horreurs, répandues par le truchement d'outils malfaisants de colportage électronique, et appelés blogs ou tweets, ne s'appuient que sur la médisance, le ragot, la calomnie, la volonté manifeste de nuire et de salir la réputation sans tache d'un homme au-dessus de tout soupçon, puisqu'il a, il n'est pas inutile de le rappeler, été choisi par le chef de l'état pour remplir les fonctions de trésorier de l'UMP, parti officiel de la République Française, et ministre du budget de la même République Française, une et indivisible. C'est donc en l'espèce, et personne ne saurait en douter, une atteinte à la personne du chef de l'état, par l'intermédiaire de charges imaginaires diffamatoires et ignominieuses que ces réseaux anonymes veulent faire peser sur M. Wœrth.
    Pour corroborer les propos fermes, mais mesurés, de M. de Laroque, M. Xavier Bertrand, est allé un peu plus loin en poussant, comme à l'accoutumée, une analyse marquée par son esprit de finesse légendaire, pointant fort justement la dérive fasciste de la coupable industrie hourdie par MM. Edwy Plenel et consorts : «Quand certains médias notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales […] mais dans quel monde on est, dans quel monde on est!». Saluons la retenue du secrétaire général de 'UMP qui s'est abstenu de commenter la décision de la présidente du tribunal de Nanterre d'ordonner un supplément d'enquête au sujet des écoutes -obtenues frauduleusement- concernant les conversations privées de Mme Bettencourt et de son avocat M. Philippe de Maistre.
    En effet, seule une magistrate profondément déséquilibrée psychologiquement était capable de rendre un tel avis, et dans sa grande sagesse, M. Bertrand s'est abstenu de jeter de l'huile sur le feu au sujet de ce magistrat dont le sort sera, grâce à Dieu et à notre Président, rapidement scellé grâce à la promptitude du brillant juge Courroye, dont on saluera l'esprit d'indépendance, de rigueur et d'impartialité.
    Rappelons qu'au besoin, M. Jean-Claude Marin pourrait mettre tout le monde d'accord en stoppant définitivement cette plaisanterie de mauvais goût…