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lundi, 29 avril 2013

Pas Drôle de Guerre…

Ne vous méprenez pas, nous sommes en guerre. Vraiment en guerre. Vous ne me croyez pas ? Eh bien ! regardez un peu cela.
C'est dit, la patrie est en danger ! Et les fauteurs de troubles n'ont qu'à bien se tenir.
Ainsi donc, le seul fait d'émettre certaines réserves vis-à-vis de la politique d'austérité budgétaire de la chancelière allemande  témoignerait d'une germanophobie patente

BI_2L8zCIAE37_l.jpget, partant, de porter atteinte à la cause commune, voire de commettre un irréparable attentat à l'encontre de la construction européenne dans le seul but de voir gésir ces décennies d'amitié ayant succédé à la réconciliation franco-allemande de MM. De Gaulle et Adenauer.
Les exemples sont légion, dans notre pays, attestant d'une propension à agresser les peuples tiers à l'occasion du moindre désagrément affectant peu ou prou notre gauloise quiétude.
On avait senti poindre, durant les deux mandats de M. George Bush Jr, des velléités de réprobations concernant la ligne de gouvernance de Deubeuliou : elles furent rapidement taxées d'anti-américanisme primaire. Que dire alors de l'attaque frontale de M. Renaud Séchan à l'encontre de l'affable et douce Mrs Thatcher qui s'était notamment donné pour mission de croiser le fer avec des hordes de mineurs, nostalgiques des trains à vapeur et de la marine à voile, aux fins de terrasser définitivement ces malpropres béotiens ruinant le contribuable drapé de l'union jack…
De même qu'on ne prête qu'aux riches, on semble accorder davantage d'égards envers nos puissants voisins, que vis-à-vis de peuples facilement rétrogradés dans une hypothétique division inférieure : qui oserait prétendre qu'un soupçon d'allusion déplacée envers le régime de M. Raul Castro serait de la cubanophobie, la moindre parole railleuse envers les options économiques du successeur de M. Hugo Chavez une marque de vénézuélophobie, tout semblant de pique au sujet des décisions de M. Poutine de la russophobie, tout commentaire désapprobateur vis-à-vis des mesures prônées par M. Cameron une marque patente d'anglophobie, et la moindre de critique envers les décisions de M. Nethanyaou une saillie israélophobe, que dis-je, antisémite ? Il est vrai que, concernant ce dernier cas de figure, le pas a peut-être déjà été franchi à plusieurs reprises…
On se souvient que, durant la dernière campagne des élections présidentielles françaises, Frau Merkel, probablement dans un élan de générosité hautement francophile n'avait pas hésité à soutenir ostensiblement la candidature de M. Nicolas Sarkozy. Dès  l'élection de M. Hollande, la rupture paraissait consommée : en délaissant le candidat promu par l'Allemagne, le peuple français avait commis l'irréparable. Le nouveau président français allait vite prendre la mesure de l'affront fait à la Porte de Brandenburg, en recevant de plein fouet le signal du germain courroux, sous la forme d'un éclair foudroyant la carlingue du Falcon présidentiel s'envolant pour Berlin. La semonce passée, plus question de rouler les épaules, concession accordée au prédécesseur, mais de s'aplatir mollement, ainsi que le nouveau chef de l'État état fut parfois dépeint avant son élection…
Ainsi donc, nous voilà prévenus, remettre en cause la politique libérale du gouvernement allemand vaudra désormais à l'auteur du forfait une admonestation publique, assortie d'un « bonjour en Corée du Nord ! » pour marquer le coup…

15:42 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : merkel, hollande |  Facebook |