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mardi, 26 mars 2013

Un poisson volant en Haute-Sâone…

Mme Marie-Christine C… est bien malheureuse. Si j'en crois sa page facebook présumée, la désespérée partage (peut-être ) un point commun avec moi, celui de cotiser à la même caisse de retraite complémentaire… Reste que Mme Marie-Christine laisse traîner le fruit de  ses réflexions sommaires dans le coin d'un certain grand journal régional ( l'Est Républicain, 25.3.2013 ). Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a longuement fait tourner ses index au-dessus de son clavier avant de taper le fruit de ses longues et profondes réflexions empreintes d'une bonne dose de bon sens haut-Saônois et marquées du sceau de la sobriété et de la modération. Qu'on en juge, à la lecture dudit billet :
« Coup de gueule ;Pauvre France
J'ai hérité de mes parents une certaine philosophie de ta vie, à savoir : honnêteté, rigueur et courage. Toute ma jeunesse, j'ai vu mes parents travailler sans relâche pour m'offrir « un monde meilleur ». Ce qu'ils ont réussi : je suis mariée à un homme formidable, deux enfants, un travail qui me plaît car j'ai pu le choisir grâce aux études que j'ai faites. Mais depuis la dernière élection présidentielle, ma vie devient plus tourmentée entre les impôts, les énergies et la vie en elle-même qui ne cessent d'augmenter.
Mais quel est ce pays où plus vous travaillez, moins vous gagnez ? Cet argent, nous ne le volons pas, nous travaillons pour l'obtenir : tous les jours, nous nous levons très tôt pour aller et venir sans se plaindre du matin au soir et que nous reste-il au final ? Rien. Ce mois-ci, lorsque nous aurons réglé toutes nos factures courantes (impôts, gaz, électricité, logement..), il ne restera même plus de quoi se nourrir. Quel est ce gouvernement qui se permet de prendre de l'argent aux Salaires moyens sans se remettre une fois en question ?
Pourquoi faut-il payer pour toute cette France qui ne veut pas travailler ? Que faut-il faire pour que tout cela cesse ? Comment expliquer à ma fille qui est à l'université qu'il faudra être vigilante sur toutes les dépenses afin de pouvoir continuer à lui financer ses études qui reviennent à 1 500 € par mois ? Car évidemment elle n'a aucune aide puisque ses deux parents travaillent. Quelle est la solution pour enfin sortir la tête de l'eau ? Après réflexion, M. le Président, je pense que je vais faire comme d'autres Français : c'est-à-dire, démissionner de mon travail, m'inscrire à l'ANPE et surtout faire en sorte de ne pas trouver d'emploi. Je pense que vous compatirez à ma peine et m'accorderez quelques avantages, votre politique n'étant basée que sur cela, je serais aidée et entourée. Une allocation logement, des bourses pour les enfants et surtout plus d'impôts. Je deviendrais une personne de plus dépendante et fragilisée. J'ai fait un calcul, je serais gagnante de 300 € par an…
Mme Marie-Christine Claude 70300 Luxeuil-les-Bains »

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Résumons : Mme Marie-Christine C. est honnête, rigoureuse, courageuse, mariée, à un homme formidable avec lequel elle a eu deux enfants probablement tout aussi formidables. Mme Marie-Christine C. travaille, et son mari également. Passons un peu, et concentrons-nous sur sa conclusion arrivant au terme d'une argumentation fort honnête, courageuse et rigoureuse : en démissionnant, Mme Marie-Christine escompte faire une plus-value annuelle de 300€, en cessant de turbiner, mais en continuant d'apporter una manne pécuniaire à fifille qui avec courage et opiniâtreté, s'est engagée dans la voie d'études réclamant un budget annuel de 15 000 €. Remarquons que Marie-Christine nous épargne le sort de l'autre formidable enfant qui sacrifie son sort au pain sec et à la flotte du robicot pour que sa sorella puisse obtenir un diplôme décent…
Passons aussi sur le fait que l'A.N.P.E. n'existe plus, et que le montant de l'impôt sur le revenu des personnes physiques est quasiment identique à celui sévissant sous le règne du prédécesseur de François IV
Passons, surabondamment, sur le fait que Mme C. ne demande aucunement à François IV de faire cracher davantage les culs cousus d'or à l'effort phynancier de temps de crise…
En démissionnant, notre amie pense donc pouvoir percevoir les assédics. De plus, elle croit fermement qu'elle pourra, de facto, bénéficier d'une allocation logement, et qu'elle ne sera plus redevable sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques.
Eh bien ! lançons un appel à toutes les patrouilles afin de nous trouver dare-dare quelque quidam ( espèce fort courante d'après Mme C. ) au chômedu, bénéficiant de toutes les aides possibles tout en ayant démissionné de son taf, ET capable d'allonger mensuellement trois banquenotes de 500 pour le financement des études et menues distractions de la grande.
Comme Michel Audiard faisait dire à Jean Gabin, président dans le film éponyme, « il y a aussi des poissons volants, mais qui ne constituent pas la majeure partie du genre ».  ( vers 5:35 )

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