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samedi, 09 mars 2013

Des habits neufs pour Nicolas Demorand

Vous souvenez-vous cet  entretien radiophonique où l'on pouvait entendre, mais aussi voir, sur l'antenne d'Europe 1, l'élégant et rigoureux Nicolas Demorand interrogeant un désinvolte Jean-Luc Mélenchon vêtu de haillons -à moins que ce ne fût le contraire- affirmer à son invité dans un français impeccable : « le peuple qui vous a jamais élu, hein, Jean-Luc Mélenchon… »

Bon, évidemment, invité à s'expliquer sur son excès de politesse, toute honte bue, le dandy enrobé tenta bien, à l'occasion d'une séance de rattrapage télévisuel, de concéder une petite erreur factuelle, ayant voulu, dans la remarque d'origine, indiquer que M. Mélenchon n'avait jamais été élu député. Bon, si ce n'est que ça…
On n'ira pas dire que Nicolas Demorand n'est pas rompu à ces examens de l'école de la deuxième chance : pas plus tard que le 5 mars dernier, dans les colonnes du journal qu'il dirige depuis quelque temps, le même aimable Demorand nous expliquait, la main sur le cœur et la mort dans l'âme : «  Oui, pour cela, il faudra rendre des droits chèrement acquis et des protections sociales.
Oui, il faudra bâtir des compromis au sein des entreprises sans quoi celles-ci fermeront…»
Mais attention, tout cela, et il n'a pas peur de le marteler lui-même, « Aucune des phrases qui précède n’est dictée par l’idéologie qui normalement les inspire », ce qui, bien sûr, n'a rien à voir avec « le socle idéologique de la bonne vieille droite française…» et, partant, nous rassure totalement…
D'autant que, fidèle à ses habitudes, ledit Demorand nous montre qu'il sait faire preuve de magnanimité, puisqu'un peu plus d'un an auparavant, il stigmatisait les propositions du gouvernement précédent, certes porteur d'une étiquette notoirement différente, mais dont les grandes lignes ont été reprises quasiment à la virgule près par la nouvelle équipe dirigeante sous la férule du président Hollande.
Il affirmait, pour le coup, le 31 janvier 2012 : « Dans la grande volte-face de cette fin de quinquennat, en dépit des crises profondes du capitalisme, des discours vibrants sur l’Etat, des rutilantes commissions de Nobel d’économie sur la mesure du bien-être et le progrès social, nous voici revenus au socle idéologique de la bonne vieille droite française…»
Rassurons-nous : on tient, en Nicolas Demorand, un personnage d'exception, alliant le brillant aux contingences de la vie de courtisan. Ne vous rappelle-t-il pas quelqu'un ? Allons, ne cherchez plus…
Voir aussi cet article dans Arrêt sur Images.

10:06 Écrit par boeufquipleure | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Oulala , vous voilà bien tendre avec l'emplumé qui se déguise en indien, crachant par le fait toute sa morgue sur le génocide amérindien, crachant sur une enfance qu'il n'a pas eue se contentant des cowboys de la Sorbonne, le fat croyant sans doute que derrière ses plumes on ne voyait pas le paon. Le paon qui ne fait pas la roue de la fortune de son jockey-proprio qui va bientôt rentrer à l'écurie.

De Morand fait du journalisme à Libé voulant ressembler sans doute aux Lazareff, Beuve-Méry, Vianson-Ponté et autres Giroud, July, Tesson ou Khan alors qu'il ne ressemble qu'à un triste pisse-copie qui fait la girouette sur son toit qui prend l'eau. Dernière étape avant de prendre le bouillon. Libé est mort Demorand sera son fossoyeur.

Écrit par : fanch | samedi, 09 mars 2013

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