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lundi, 03 décembre 2012

« Restaurer la dignité…»

« À la Croix-Rouge, nous nous attachons à restaurer la dignité des plus vulnérables et à accompagner ces personnes. »
C'est beau, comme une promesse de Sarkozy avant les présidentielles de 2007.
À Châlons-en-Champagne, hier au soir, 20 personnes n'étaient pas hébergées par l'État. Fort heureusement pour ces demandeurs d'asile, depuis quelques jours, des bénévoles ramassent les pauvres gens réduits à dormir sur le trottoir, devant l'ancienne école Joseph-Servas, maintenue cadenassée et grillagée au cas où la gent demandeuse d'asile chercherait à y trouver refuge.
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Des solutions de fortune sont trouvées par des riverains et aussi par des gens civilisés proposant qui une nuitée d'hôtel au Formule 1, qui un ou plusieurs lits afin d'échapper au froid, à la pluie ou maintenant la neige.
Vendredi dernier, on me conta que le responsable local de la Croix-Rouge se félicitait qu'aucune personne ne soit en situation de dormir dehors : c'était faux : en fait, il avait assisté à une réunion où il l'avait entendu dire, mais il n'a pas lui-même relayé cette information erronée. Deux tentes étaient posées à même le trottoir en face de la permanence châlonnaise de la Croix-Rouge, tentes qui sont installées après vingt heures et démontées le matin avant huit heures et demi.
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Alors, bien sûr, quand la police municipale ou les permanents de la Croix-Rouge font un tour dans la journée, ils ne voient, et pour cause, personne y dormir la nuit…
Dimanche soir, nous étions quatre à nous répartir ces demandeurs d'asile, pour suppléer à la carence de l'État.
Ce matin, Mrs. Higgins s'est rendue au local d'accueil pour les demandeurs d'asile de la rue Joseph-Servas afin de demander quelle solution était envisagée pour héberger, comme il est prévu, ces personnes. La réponse a été fidèle au principe énoncé en première ligne de ce billet : « Ça ne nous regarde pas…»

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