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  • En temps et heure…

    Politicien goitreux à l'ancêtre ottoman
    Un ministre Premier, pour être président
    Avait pour son désir de gros besoins d'argent
    Il lui fallait trouver plusieurs millions de francs

    Lors vint à son oreille qu'en lointain Pakistan
    On pouvait décrocher un contrat d'armement
    Et que par l'entremise d'intermédiaire agent
    Un trésor on pourrait rassembler hardiment

    Dès lors trois sous-marins sont livrés en Orient
    Pour faire bonne mesure tous les participants
    Avec forts arguments sonnants et trébuchants
    Comptaient bien en tirer avantage au tournant

    En France l'officier de ce gouvernement
    Calculait le retour de l'investissement
    De récolter les fruits il devenait urgent
    Doleur est non pareille quand c'est faulte d'argent

    En Luxembourg on vit les billets transitant
    Par une société servant de paravent
    En sorte de masquer de curieux versements
    Renchérissant les fonds du noble prétendant 

    Mais au soir du scrutin l'auguste pontifiant
    Se trouva devancé par l'ami de trente ans
    Et cerné par nombreux marris récalcitrants
    Le plongeant dans d'obscurs et douloureux tourments

    Le nouveau président, juste après Mitterrand
    Coupa le robinet, presqu'immédiatement
    Suscitant la colère de quelques mécontents
    Stupéfiés par l'outrance de ce vil reniement

    Et c'est ainsi qu'après un peu plus de sept ans
    À Karachi on vit périr innocemment
    Dans une explosion onze français agents
    Quatre Pakistanais aussi à ce moment

    – Je n'y suis pour rien et je sais que tu mens !
    - Moi ? je n'étais pas là, encore moins dirigeant
    C'est des trucs comme ça, tonna le président
    En charge du pays encore à cet instant 

    Caquetant au plus dru, des échotiers d'antan
    Qui n'ont rien vu ni lu, mais sont toujours parlants
    Font assaut d'insolence… par trop modérément
    Opposent aux familles des propos méprisants

    Le désir de justice en ces douloureux temps
    Sera-t-il assouvi, en principe évident ?
    Il convient d'en douter, car si garde on n'y prend
    Un point sera posé, bientôt, finalement…

    ( mis à jour le 24.9.2011)

    Mais c'était sans compter qu'un juge, obstinément
    Tint le dossier ouvert malgré bien des tourments
    On apprit que des fonds, et pas modérément
    Débarquèrent en masse, fort opportunément

    Ce fut dans des valises, des porte-documents
    Dans des attaché-cases que les émoluments
    Les billets,les bank-notes coûtant prix du diamant
    S'envolèrent de Suisse, et ses coffres charmants

    Le secret fut gardé aussi bon an mal an
    - L'amour ayant parfois quelque retournement-
    Les porteuses de pèze, mémoire leur revenant
    Évoquèrent les transports du diabolique argent

    Hélène et Nicola, alors, incontinent
    Donnèrent tous les noms et les correspondants
    Les dates, les trajets, et aussi les montants
    Ramenés des voyages du côté du Léman

    De mesquines oreilles proches des gouvernants
    Perçurent ces détails, on ne sait pas comment
    Alors de l'Élysée dans un chambardement
    On se mit à hurler, démentir fermement

    Ce n'est donc pas fini, et dans un certain temps
    Que saura-t-on de plus qu'on devine aisément ?
    Au palais on souhaite, on espère fermement
    Que Carla mette bas un peu plus promptement…