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samedi, 24 septembre 2011

En temps et heure…

Politicien goitreux à l'ancêtre ottoman
Un ministre Premier, pour être président
Avait pour son désir de gros besoins d'argent
Il lui fallait trouver plusieurs millions de francs

Lors vint à son oreille qu'en lointain Pakistan
On pouvait décrocher un contrat d'armement
Et que par l'entremise d'intermédiaire agent
Un trésor on pourrait rassembler hardiment

Dès lors trois sous-marins sont livrés en Orient
Pour faire bonne mesure tous les participants
Avec forts arguments sonnants et trébuchants
Comptaient bien en tirer avantage au tournant

En France l'officier de ce gouvernement
Calculait le retour de l'investissement
De récolter les fruits il devenait urgent
Doleur est non pareille quand c'est faulte d'argent

En Luxembourg on vit les billets transitant
Par une société servant de paravent
En sorte de masquer de curieux versements
Renchérissant les fonds du noble prétendant 

Mais au soir du scrutin l'auguste pontifiant
Se trouva devancé par l'ami de trente ans
Et cerné par nombreux marris récalcitrants
Le plongeant dans d'obscurs et douloureux tourments

Le nouveau président, juste après Mitterrand
Coupa le robinet, presqu'immédiatement
Suscitant la colère de quelques mécontents
Stupéfiés par l'outrance de ce vil reniement

Et c'est ainsi qu'après un peu plus de sept ans
À Karachi on vit périr innocemment
Dans une explosion onze français agents
Quatre Pakistanais aussi à ce moment

– Je n'y suis pour rien et je sais que tu mens !
- Moi ? je n'étais pas là, encore moins dirigeant
C'est des trucs comme ça, tonna le président
En charge du pays encore à cet instant 

Caquetant au plus dru, des échotiers d'antan
Qui n'ont rien vu ni lu, mais sont toujours parlants
Font assaut d'insolence… par trop modérément
Opposent aux familles des propos méprisants

Le désir de justice en ces douloureux temps
Sera-t-il assouvi, en principe évident ?
Il convient d'en douter, car si garde on n'y prend
Un point sera posé, bientôt, finalement…

( mis à jour le 24.9.2011)

Mais c'était sans compter qu'un juge, obstinément
Tint le dossier ouvert malgré bien des tourments
On apprit que des fonds, et pas modérément
Débarquèrent en masse, fort opportunément

Ce fut dans des valises, des porte-documents
Dans des attaché-cases que les émoluments
Les billets,les bank-notes coûtant prix du diamant
S'envolèrent de Suisse, et ses coffres charmants

Le secret fut gardé aussi bon an mal an
- L'amour ayant parfois quelque retournement-
Les porteuses de pèze, mémoire leur revenant
Évoquèrent les transports du diabolique argent

Hélène et Nicola, alors, incontinent
Donnèrent tous les noms et les correspondants
Les dates, les trajets, et aussi les montants
Ramenés des voyages du côté du Léman

De mesquines oreilles proches des gouvernants
Perçurent ces détails, on ne sait pas comment
Alors de l'Élysée dans un chambardement
On se mit à hurler, démentir fermement

Ce n'est donc pas fini, et dans un certain temps
Que saura-t-on de plus qu'on devine aisément ?
Au palais on souhaite, on espère fermement
Que Carla mette bas un peu plus promptement…

09:01 Écrit par boeufquipleure | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |