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mardi, 31 mai 2011

Ivresse des sommets

Des gens, de ci, de là, disaient volontiers
Qu'il était ici-bas le grand argentier
Quand un beau soir de mai une chambre d'hôtel
Frappa son ambition d'un coup d'arrêt mortel

Cueilli à chaud, assis, dans un aéroplane
Il fut interrogé, puis fourré en cabane
Accusé par les dires d'une noire plaignante
Qui dans le Sofitel tenait lieu de servante

Elle conta que le rustre, en ours mal léché
L'avait fort abusée, la faisant recracher
L’excès d'enthousiasme et de plaisir mêlé
Qu'elle ne désirait point, la rendant affolée

Le procureur, aussi, sans le moindre regret
Boucla le vert galant jusqu'au suivant procès
L'accusant de forfait, de crime abominable
Reprochant avant tout la faute inexcusable

Le Premier financier avant d'être jugé
Doit encore et encore de longs mois patienter
Dans un logis coûteux lors il lui faut attendre
Un jugement pouvant l’estimer pis que pendre

En notre beau pays, un certain président
Guettant moindre faux-pas du vil entreprenant
Chape-chute ayant fait savoure le profit
Heureux de se moquer du rival déconfit

Ayant mandé les siens de tenir profil bas
Il est tout jubilant bien loin des caméras
Savoure à pleines urnes le succès qu'il aura
Dans un an à venir et sans mener combat

Tandis qu’au fond du trou un rival disparaît

Il se prend à humer l’ivresse des sommets
Quand bien même son faîte de supériorité
Ne dépasserait pas celui d’un… tabouret

10:22 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

jeudi, 26 mai 2011

Extra-lucide ou plagiat ?

Serais-je extra-lucide, ou le président se serait-il rendu coupable de plagiat ( réel ou par anticipation ) ? Le doute m'habite…
Mercredi matin, Paul Jorion était, en compagnie de Jean-Marc Manach, l'invité de France Culture, et il en profitait donc pour causer dans le poste. Il a eu l'excellente idée de comparer le fameux ou fumeux, c'est selon, e-G8, aux comices agricoles d'antan. Compte tenu de ce que j'en avais déjà entendu dire auparavant, l'expression me paraissant si savoureuse, je me suis empressé de la retouiter dare-dare. Et c'est là que m'est venue l'idée d'imaginer ce que notre brave président, avec son halo de parano-interventionnisme qu'on lui connaît, aurait bien pu exprimer, en postant, à 7 heures et quante-huit minutes du matin, ce bref message :
Sarkozy : «l'enfer, c'est les internautres» #eG8
Message qui a été retouité par la suite à de nombreuses reprises…
J'ignore si, dans la journée, l'innommable  a réellement prononcé ces mêmes mots, mais il se trouve que cejourd'hui, si on écoute l'enregistrement de l'émission «Ce soir ou jamais» du 24 mai, on peut y entendre l'excellent Jean-Marc Manach, assis près de Paul Jorion, déclarer au sujet du Sark' au bout de 39 minutes et 30 secondes : « il a eu un lapsus très révélateur, hier, il a parlé des internautres. C'est les autres, l'enfer, c'est les internautres…». Et les autres ( invité sur le plateau ), à juste titre de se marrer !
J'applaudis, dois-je le préciser, bien sûr, de toutes mes mains à ce que Jean-Marc Manach ( @manhack sur twitter ) a pu dire à ce sujet. Mais j'ai cependant des doutes à propos des paroles réellement prononcées par le cauchemar de Patrick Rambaud.
Alors, si quelqu'un pouvait me rassurer : le monmari de Carla B. a-t-il réellement parlé d'internautres ? Dites-moi…

16:15 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

mercredi, 18 mai 2011

La (vraie) chute de Dominique Strauss-Kahn

Il est 7h 28 samedi matin, lorsqu'une employée de l'hôtel Sofitel de New York découvre corps inanimé de Dominique Strauss-Kahn, gisant au pied de l'escalier de service, au quatrième étage de l'établissement, fréquenté de temps à autre par le directeur du F.M.I. lors de ses séjours privés dans cette ville. Les secours sont immédiatement dépêchés sur place afin de le ranimer. Selon le directeur de l'établissement, il était inconscient, mais ne semble pas présenter de blessures visibles.
Pourtant, le premier communiqué, qui sera émis 45 minutes plus tard, concernant celui qui était donné favori pour la prochaine élection présidentielle française, ne se veut pas rassurant : son état serait stable, mais le pronostic, très réservé, laisse craindre que Dominique Strauus-Kahn ne sera pas en mesure de reprendre rapidement ses fonctions ni même de participer aux primaires concernant la désignation du candidat du Parti Socialiste à l'élection présidentielle de 2012.

Que faisait DSK dans cet hôtel ?
On ignore, en fait, ce que faisait le directeur de FMI dans cet hôtel, mais il ne semble pas que ce fût dans l'exercice de ses fonctions mais plus probablement pour une partie de bridge avec des amis dentistes…

Les réactions :
-Message de soutien du président Sarkozy
Le président Sarkozy a été très rapidement informé de la nouvelle. « C'est un véritable drame, pour ses proches, pour la France, et pour le monde entier. M. Strauss-Kahn, qui est un ami, et pour qui j'ai la plus haute estime et la plus grande affection, s'est montré décisif dans la gestion de la crise financière internationale, et pour la résolution des graves problèmes financiers affectant la Grèce, l'Irlande et le Portugal. C'est une persnne d'une grande intelligence, et de haute valeur morale. Je ne vous cache pas que son indisponibilité sera extrêmement préjudiciable». Nicolas Sarkozy, au moyen de l'Airbus présidentiel, se transportera aux États-Unis dans la journée pour se rendre au chevet du directeur du F.M.I.
-Le P.S. uni derrière son meilleur candidat
C'est Benoît Hamon qui a le premier réagi à la nouvelle pour le Parti Socialiste. Nous attendons des précisions tant sur l'état de santé de notre ami que sur les circonstances du drame. Nous pensons qu'il ne s'agit pas nécéssairement d'un accident, et nous envisageons sérieusement l'hypothèse d'un attentat maquillé en accident».
-Bernard Debré : Garder espoir…
« Mais qu'allait-il faire dans un escalier réservé en principe aux femmes de ménage ? C'est avant tout l'état de santé de M. Strauss-Kahn qui m'inquiète, mais nous pouvons faire confiance à l'équipe médicale qui le soigne  actuellement pour qu'il s'en sorte. Pour le reste j'exprime quelques réserves au sujet des habitudes ancillaires de M. Strauss-Kahn.  ».
-Marine Le Pen.
C'est un drame pour lui et sa famille, c'est évident. Mais j'ai rappelé à maintes reprises que sa propension à emprunter des escaliers mal éclairés finirait par lui jouer de mauvais tours. S'il en est là aujourd'hui, c'est quand même un peu de sa faute»…

17:52 Écrit par boeufquipleure | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

lundi, 16 mai 2011

LES LIEUX…

Ce matin, l'état des lieux est -malheureusement- assez facile à établir : ça pue…
C'est un euphémisme de rappeler que Dominique Strauss Kahn ne correspond guère aux attentes d'un électorat de gauche, hormis de celles de la gauche de droite…
Ayant participé d'une manière guère courageuse au lynchage, par des commentaires pas très malins, mais au diapason des fragrances du jour d'hier, je me contente aujourd'hui de proposer une image pour exprimer ce que je ressens, en définitive,  de tout ce déballage,
ToilettesTurques.jpg


et vous laisse méditer sur ce court et intéressant billet paru sur le blogue de Politis…


09:02 Écrit par boeufquipleure | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 09 mai 2011

In the Neighborhood…




Malgré le titre de ce billet, et le nom de l'un des protagonistes de l'affaire ci-après contée, il n'est nullement question ici d'une querelle de voisinage, ( «Oui, des gens ont dénoncé leur voisin à M. Nachbar, d'autres lui ont servi de porte-plume ou ont fait preuve de suivisme») mais d'une affaire avortée de diffamation.
«Dieu est grand !»
Vingt dieux ! Que vient-il de nous tomber sur le coin de la figure pour que, quelques jours après que la justice étasunienne a expédié le célèbre humoriste ennemi public universel Ben Laden au rayon viande hachée hallal en excursion par delà le Styx pour se faire voir ailleurs, le président-directeur général du journal l'Union étale sur deux pleines pages, usant d'une encre fielleuse et revancharde, et d'une prose assassine vengeresse à l'encontre d'un certain M. Nachbar -procureur de la République, ayant par le passé œuvré dans le département des Ardennes- donnant le sentiment d'avoir gagné de façon retentissante un procès qui ne s'est de fait jamais ouvert.
Il aurait eu tort de se gêner, ce M. Tillier si malheureux jusqu'à présent dans ce genre de compétition.
Les faits, contenus dans le la première partie de l'article, sont pourtant clairs. M. Nachbar, s'estimant diffamé par des propos réitérés parus dans les journaux jumeaux l'Union et l'Ardennais, a utilisé la procédure de citation directe envers Jacques Tillier. Conscient du fait que la procédure comportait un vice qui aurait inévitablement conduit à la nullité d'icelle, ledit Nachbar fit savoir, par le truchement d'une lettre lue par la présidente au début de l'audience, que l'ex-procureur renonçait à déposer la consignation de 2500 euros indispensable à la tenue du procès. En effet, la plainte étant dirigée nommément envers M. Tillier, et non contre le directeur de la publication, il était évident que les brillants avocats du patron du journal auraient invoqué, avec la maestria et talent qu'on leur connaît, cette bourde pour obtenir aisément la nullité du procès intenté à leur client.
En sus, ledit Nachbar estimant que les articles litigieux ayant été définitivement retirés de la publication, eut l'heur d'être satisfait de la tournure des événements.
Cela ne va pas casser trois pattes à un canard, ni deux gambettes à un unijambiste, mais l'occasion était trop belle pour Tillier de savourer, en cette heureuse occurrence, la possibilité d'une revanche sur une série d'injustes déconvenues, comme par exemple ici, , à cet endroit, par ci, ou encore, par là
On comprend mieux la soudaine extase quasi messianiste  de l'ex-journaliste de Minute quand il déclare et écrit : «Si je ne crois plus en la justice, je crois toujours en Dieu, qui est grand ». 
Lors, après cette quasi-résurrection offerte par la tenue de ce non-procès, il n'était pas inutile qu'on en vint à faire parler les morts… Ainsi, Yves Pardonnet, qui rescussite habilement pour répéter des paroles émises trois mois avant son décès : « Rien ne pourra jamais effacer cette souffrance ».
Il est bon ton de rappeler qu'on doit s'abstenir de commenter une décision de justice. Pas de décision, pas de retenue : dans le cas de cette récente farce, on retiendra avant tout que du côté de la défense, on savait qu'il y avait là une occasion rêvée d'y capter chape-chute au détriment du procureur maladroit.
D'où un étalage de commentaires dépassant en surface encrée bien des faits majeurs d'actualité autrement plus importants, et, in cauda venenum la possibilité de ripoliner le dos du proc de la largeur d'un Thémis…

15:24 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : l'union, nachbar |  Facebook |