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mardi, 31 mai 2011

Ivresse des sommets

Des gens, de ci, de là, disaient volontiers
Qu'il était ici-bas le grand argentier
Quand un beau soir de mai une chambre d'hôtel
Frappa son ambition d'un coup d'arrêt mortel

Cueilli à chaud, assis, dans un aéroplane
Il fut interrogé, puis fourré en cabane
Accusé par les dires d'une noire plaignante
Qui dans le Sofitel tenait lieu de servante

Elle conta que le rustre, en ours mal léché
L'avait fort abusée, la faisant recracher
L’excès d'enthousiasme et de plaisir mêlé
Qu'elle ne désirait point, la rendant affolée

Le procureur, aussi, sans le moindre regret
Boucla le vert galant jusqu'au suivant procès
L'accusant de forfait, de crime abominable
Reprochant avant tout la faute inexcusable

Le Premier financier avant d'être jugé
Doit encore et encore de longs mois patienter
Dans un logis coûteux lors il lui faut attendre
Un jugement pouvant l’estimer pis que pendre

En notre beau pays, un certain président
Guettant moindre faux-pas du vil entreprenant
Chape-chute ayant fait savoure le profit
Heureux de se moquer du rival déconfit

Ayant mandé les siens de tenir profil bas
Il est tout jubilant bien loin des caméras
Savoure à pleines urnes le succès qu'il aura
Dans un an à venir et sans mener combat

Tandis qu’au fond du trou un rival disparaît

Il se prend à humer l’ivresse des sommets
Quand bien même son faîte de supériorité
Ne dépasserait pas celui d’un… tabouret

10:22 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

superbe !
félicitations !

Écrit par : dedelajoie | mardi, 31 mai 2011

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