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lundi, 09 mai 2011

In the Neighborhood…




Malgré le titre de ce billet, et le nom de l'un des protagonistes de l'affaire ci-après contée, il n'est nullement question ici d'une querelle de voisinage, ( «Oui, des gens ont dénoncé leur voisin à M. Nachbar, d'autres lui ont servi de porte-plume ou ont fait preuve de suivisme») mais d'une affaire avortée de diffamation.
«Dieu est grand !»
Vingt dieux ! Que vient-il de nous tomber sur le coin de la figure pour que, quelques jours après que la justice étasunienne a expédié le célèbre humoriste ennemi public universel Ben Laden au rayon viande hachée hallal en excursion par delà le Styx pour se faire voir ailleurs, le président-directeur général du journal l'Union étale sur deux pleines pages, usant d'une encre fielleuse et revancharde, et d'une prose assassine vengeresse à l'encontre d'un certain M. Nachbar -procureur de la République, ayant par le passé œuvré dans le département des Ardennes- donnant le sentiment d'avoir gagné de façon retentissante un procès qui ne s'est de fait jamais ouvert.
Il aurait eu tort de se gêner, ce M. Tillier si malheureux jusqu'à présent dans ce genre de compétition.
Les faits, contenus dans le la première partie de l'article, sont pourtant clairs. M. Nachbar, s'estimant diffamé par des propos réitérés parus dans les journaux jumeaux l'Union et l'Ardennais, a utilisé la procédure de citation directe envers Jacques Tillier. Conscient du fait que la procédure comportait un vice qui aurait inévitablement conduit à la nullité d'icelle, ledit Nachbar fit savoir, par le truchement d'une lettre lue par la présidente au début de l'audience, que l'ex-procureur renonçait à déposer la consignation de 2500 euros indispensable à la tenue du procès. En effet, la plainte étant dirigée nommément envers M. Tillier, et non contre le directeur de la publication, il était évident que les brillants avocats du patron du journal auraient invoqué, avec la maestria et talent qu'on leur connaît, cette bourde pour obtenir aisément la nullité du procès intenté à leur client.
En sus, ledit Nachbar estimant que les articles litigieux ayant été définitivement retirés de la publication, eut l'heur d'être satisfait de la tournure des événements.
Cela ne va pas casser trois pattes à un canard, ni deux gambettes à un unijambiste, mais l'occasion était trop belle pour Tillier de savourer, en cette heureuse occurrence, la possibilité d'une revanche sur une série d'injustes déconvenues, comme par exemple ici, , à cet endroit, par ci, ou encore, par là
On comprend mieux la soudaine extase quasi messianiste  de l'ex-journaliste de Minute quand il déclare et écrit : «Si je ne crois plus en la justice, je crois toujours en Dieu, qui est grand ». 
Lors, après cette quasi-résurrection offerte par la tenue de ce non-procès, il n'était pas inutile qu'on en vint à faire parler les morts… Ainsi, Yves Pardonnet, qui rescussite habilement pour répéter des paroles émises trois mois avant son décès : « Rien ne pourra jamais effacer cette souffrance ».
Il est bon ton de rappeler qu'on doit s'abstenir de commenter une décision de justice. Pas de décision, pas de retenue : dans le cas de cette récente farce, on retiendra avant tout que du côté de la défense, on savait qu'il y avait là une occasion rêvée d'y capter chape-chute au détriment du procureur maladroit.
D'où un étalage de commentaires dépassant en surface encrée bien des faits majeurs d'actualité autrement plus importants, et, in cauda venenum la possibilité de ripoliner le dos du proc de la largeur d'un Thémis…

15:24 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : l'union, nachbar |  Facebook |

Commentaires

Je n'aurai qu'un mot, en forme de citation :
http://atheisme.free.fr/Citations/Kahn.htm

(et j'adore Tom Waits)

Écrit par : ALiCe__M | lundi, 09 mai 2011

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Rappelons que ce justicier-minute s'en était pris à Dominique, qui avait dû répondre aux questions des keufs. Cela l'avait contrarié à un point qu'on n'imagine pas…

Écrit par : Olivier | lundi, 09 mai 2011

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Je me souviens de cette histoire...

Écrit par : Michèle | dimanche, 29 mai 2011

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Les commentaires sont fermés.

 
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