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lundi, 28 mars 2011

L'ultime Convoi du Maître

Le laïvetouite des obsèques de Me Capello.Les obsèques viennent de commencer. Toute la petite chapelle de Saint-Laurette-en-Vexois affiche désormais complet.
Il y a là le grand chœur apostolique au grand complet sous la direction de madame veuve Raymond Duclos…
Le cortège funéraire, qui suit le la dépouile du maître ayant pris place, à son corps défendant, dans le corbillard tiré pour l'occasion par le cheval de retour drivé par M. Gérard Longuet,
est dans les starting blocks.
Le Startère à levé son pistolet pour donner le départ, mais le coup a du mal à partir…

Il examine l'arme, la secoue un tantinet, d'un mouvement sec et toutefois de bon aloi, et tente un nouvel essai qui se solde par un échec. Vérification. Après examen du barillet, il appert qu'il fallait que le cran de sécurité fût désactivé…
Le départ est donné, mais le pilote du cheval de retour, qui s'était imprudemment approché du démarreur d'obsèques réceptionne un projectile dans le mollet senestre. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le pilote fouette néanmoins le cheval qui initialise l'ultime convoi du maître. Le cortège s'ébranle et les enfants de chœur en font de même…
Le chemin est droit mais la pente est forte. Eh, oui, Monseigneur Raffarin est dans le cortège, il signe d'ailleurs des autographes…
Malgré le brouillard ambiant, les suiveurs, accompagnés de 43 spectres en provenance de Tchernobyl, tiennent la cadence soutenue, imprimée par le canasson mortuaire.
On commence à s'agiter du côté du calvaire en vue de l'avenue Bescherelle…

[coupure de faisceau ]
scaled.php?tn=0&server=614&filename=bwufd.jpg&xsize=640&ysize=640la suite de notre retransmission dans quelques minutes…

Reprise : aucun abandon n'est à déplorer jusqu'à présent, mais les spectres de Tchernobyl apparaissent de plus en plus poussifs…
Premier incident notable : deux fautes dans le précédent touite. La fatigue se fait sentir à sept encablures du but…
On signale un premier abandon dans le convoi. Claude Hagège, confondu par la foule avec Claude Allègre. Insupportable, en effet…
Ça y est , les 43 spectres se sont évaporés… On aborde l'antépénultième hectomètre, alors que se pointe l'incertain dernier virage.

L'abbé Rollin est prêt à réceptionner l'escorte funéraire, comme un arrêt de volée. Il s'apprête à crier «marque ! »…
Le convoi arrive, le corbillard effectue un impeccable arrêt au frein à main, servi au rasoir par la maestria de Gérard Longuet, qui a dû terminer le parcours à cloche-pied…
On extrait le cercueil, alors que MM. Evra et Ribéry débouchent une bière (1)…
Le chanoine présente le néophyte, puis l'abbesse… Joël Martin est manifestement dans l'assistance…
monsieurkaplan @LeProf_Higgins > Je commence à douter du sérieux de ton live-tweet. Ne galéjerais-tu pas un tantinet ?
LeProf_Higgins @monsieurkaplan Misérable ! Comment pouvez-vous douter ? Je vous demande de vous ressaisir !…
@LeProf_Higgins Une photographie de la dernière demeure du Maître serait d'une grand réconfort...
@Turbodinde Vous n'y pensez point ! Le maître n'auroit nullement goûté cette manière de fantaisie…
Certains affirment avoir vu trottiner ce curé précis. Confirmation : Joël Martin est bien présent…
Contrairement aux allégations de @monsieurkaplan, la cérémonie est d'une tenue remarquable. Pour preuve, le mort n'a pas surgi du cercueil en s'écriant «coucou ! »
@LeProf_Higgins > Mouais. Et pendant la quête, on va bourrer le nourrin ?
@monsieurkaplan Cessez ces cochonneries de mauvais goût…
Oraison funèbre de l'abbé Thonnière. C'est du costaud…
L'officiant a demandé un taillebrèque. Interruption de cérémonie durant dix minutes…
Fin du taillebrèque, mais en raison de l'épais panache radioactif ayant envahi l'église de Saint-Laurette-en-Vexois, tous les gens ont fui, fors les défunts, anciens et plus récents…
Une telle cérémonie ne pouvait que finir en panache, fût-il radioactif…

(1) D'aucuns se sont, légitimement, posé la question de l'opportunité de la présence de ces deux représentants de la gent footballistique aux funérailles du lettré. Précisons tout de suite qu'il s'agissait d'une erreur de leur part. Ils avaient, dans un élan de générosité, confondu le Maître avec son homonyme Fabio Capello, sélectionneur (toujours vivant à l'heure où nous écrivons ces lignes) de l'équipe anglaise de ballon-pied…

Un grand merci à @monsieurkaplan et à @turbodinde pour leur (non-)obséquieuse participation…

17:19 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable, récits | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maitre capello, obsèques, nourrin |  Facebook |

vendredi, 18 mars 2011

Un Rafale pour Tobrouk

 

Ah ! Que c'est beau ! 
Oh ! Qu'il est doux de croire que les «démocrates» libyens, démantelés, pourchassés, tués, écrabouillés par l'odieux dictateur Khadafi, vont enfin pouvoir, forts de l'aide issue du vote du conseil de sécurité de l'ONU du jeudi 17 mars instaurant une «zone  d'exclusion aérienne» sur la Libye, mettre l'ancien ami du président Sarkozy de 2007 hors d'état de nuire, afin d'introniser un pouvoir nouveau, que le premier Bernarlévy passant s'exalterait à qualifier partant de «démocratique».
Je pressens que le sort du colonel ayant jadis planté sa blanche tente aux abords du palais de l'Élysée voisin  sera -en fonction des données corrigées des variations saisonnières- au mieux de celui du regretté Saddam Hussein, au pire de celui du poète et troubadour des Carpates Nicolae Ceaucescu.
Une fois que son cadavre sera, au choix, calciné, enterré ou jeté au chiens, la mission des Bernarlévys sera donc terminée et la démocratie coulera dès lors illico presto, ipso facto ainsi que grosso modo des jours heureux pour les siècles des siècles.
Pourtant, en réécoutant il y a quelques semaines le jovial ambassadeur de France à Carthage, M. Boillon, je crus ouïr de mon oneille distraite que M. Khadafi n'était plus un terroriste, qu'il l'avait été mais qu'il ne l'est plus, et qu'il devint, du moins pendant un certain temps, fréquentable au point d'être l'invité étranger le plus choyé des cinquante dernières années, si ce n'est depuis la plus haute antiquité.
Selon l'adage de Cocteau : «puisque ces événements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs», le tacticien à la petite semaine de l'Élysée, encouragé par le meilleur Bernarlévy local, se mit à déclarer tout à trac que le CNT devait dès à présent être considéré comme le seul représentant «légitime» du peuple libyen. Cela, sans que M. Juppé, supplétif occasionnel du Quai d'Orsay n'en soit le moins du monde informé…
Et c'est ainsi que, de fil en aiguille, du fait du pas-de-clerc de notre Phare de la Démocratie, lequel proposa de tirer depuis les aéronefs tricolores fournis par M. Dassault d'aimables cigares pénétrants et explosifs, nonobstant réticences et froncements de sourcils d'importants dirigeants européens, on arriva à la décision d'hier soir. Nul doute que cette décision du conseil de sécurité aura sur la cote de popularité du président français un impact momentané, et évitera -qui sait ?- le naufrage des candidats de la droite régimaire aux prochaines élections des cantonniers…
Pour autant, qui connaît ces insurgés opposants à Khadafi, desquels on a extirpé un groupe hâtivement acronymé CNT, mais dont on sait en définitive  peu de choses ?
Il y a quelques jours, on a pu voir les insurgés, présentant devant des caméras de supposés snaïpeurs noirs africains, et qui vivaient manifestement là leurs derniers instants, promis à une mort imminente.
Peu ont vu dans ces images de simples ratonnades primairement racistes. Qui veut tuer son chien noir l'accuse de la rage khadafiste…
À la lumière des événements similaires du passé, est-il opportun de se réjouir des futures frappes sur Tripoli. 
On se sera débarrassé de Khadafi.
La belle affaire !
Restera alors une quarantaine d'années avant de songer à virer le dictateur qui se sera installé à sa place. Mais ça ne fait rien, on aura twitté d'heureux messages d'allégresse allant jusqu'à féliciter MM. Sarkozy et Juppé.
Finalement, le bonheur est une question d'instant. Même s'il est d'une brièveté aussi enivrante que confondante…

 

14:45 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

lundi, 14 mars 2011

N'importe Cauet !…

De la fenêtre du local où j'exerce mon travail, il est possible d'apercevoir une plaque de rue indiquant le nom de Martin Akakia.
Ce médecin, à qui François Ier demandait qu'il le soignât mieux que quiconque, ledit Akakia lui aurait répondu quelque chose du genre : «cela m'est impossible, sire, je me dois de soigner les plus humbles comme des rois».
En réalité, ces propos ne sont pas du tout de Martin Akakia, mais d'Ambroise Paré…
M. Cauet, aimable causeur picard tout empreint d'élégance, d'humour, de bienséance et de sollicitude, connaît-il cette anecdote ?
Observons et écoutons attentivement cet aimable échantillon ( aimablement transmis via twitter par l'ami @Slovar ) de courtoisie et de savoir-vivre :



M. Cauet, pas gêné le moins du monde, suggère, hors toute subliminalité, que ces dames devront passer sous les fourches caudines si elles entendent faire de la promotion pour leur participation au salon de l'érotisme, et c'est là qu'au bout de 1:31, le meneur de revue, prenant les effeuilleuses pour de grosses salopes -comme d'autres eussent pris Vaugirard pour Rome- osa, superbe de profondeur et d'aménité «quand on parle de strip-tease, on a l'impression qu'on parle de viol ; c'est un peu gênant, vu que c'est un peu vot' business…».
Ainsi, à entendre ce fin philosophe, le droit de cuissage radiophonique et télévisuel est un us de pein-droit à notre époque bénite et énergique.
Gageons qu'il userait de la même délicatesse pour accueillir une ancienne effeuillée, aujourd'hui reconvertie dans l'accompagnement social des causes désespérées.
Il est vrai qu'à une époque où le demi-monde s'est installé dans les palais, cela vaut-il encore la peine de s'étonner que le quart-monde spirituel s'exhibe sur les fenestrons numériques terrestres ?