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  • Menu Fretin

    Minuscule géant d'avenir incertain
    Dressé sur ses ergots, diablement cabotin
    Hardi dans ses paroles pour faire le coup de main
    Nicolas bille en tête chasse les clandestins

    Mélangeant hardiment tziganes et Roumains
    Son ami Hortefeux envoie ses spadassins
    Quelques chevau-légers et fusiliers marins
    Pour déloger les Rroms des quartiers suburbains
     
    Et le bruit se répand au delà de Quiévrain
    Dans la proche Helvétie, chez nos voisins germains
    Et même au Luxembourg, petit pays mesquin
    Qu'en France on userait de procédés malsains

    Que l'on déporterait, ce qui est inhumain
    Harcelant méchamment le peuple pérégrin
    Tziganes et gipsys, gitans et Bohémiens
    Sans même respecter les moindres droits humains

    Tancé par Barroso obscur Lusitanien
    Lors on vit Nicolas, dans un élan soudain
    S'en prendre à une dam' d'un nain état voisin
    Dédouanant Hortefeux qui déblaie le terrain

    Et puis vient Marini et ses gros escarpins
    Qui voulant trop complaire au président divin
    Traite le Luxembourg ainsi que vil crottin
    Contestant l'existence de ce pays faquin

    Sénateur potinier et courtisans mondains
    Alimentent le feu de propos assassins.
    Pour éviter d'armer zouaves, fantassins
    Un pardon de Fillon fera l'eau de boudin

    Faire entendre raison à ses contemporains
    Est fort trop  délicat pour notre souverain
    Face aux journaux prenant ce plaisir vipérin
    À le faire passer pour du menu fretin

  • «Il va falloir se faire à l'idée que…»

    «Il va falloir se faire à l'idée que…». Cette phrase, qui revient comme une sempiternelle rengaine, a déjà été usée jusqu'à la corde au sujet de la réforme sur le financement des retraites, avec le succès que l'on connaît. On a un embryon de petite idée de l'enjeu au travers de cette exquise conversation bourgeoise ( considérant néanmoins, en cette occurrence, que ce que dit Paul Jorion m'agrée un poil meilleurement que ce que nous tartine l'occidental Madelin) :

    À présent, c'est au tour de la sécurité sociale de passer sous les fourches caudines des bourreurs de mou, comme ce midi sur BaliverneTV, où un présentateur-VRP nous a assené l'universel catéchisse, en rappelant que le déficit est abyssal, que tout le monde va être concerné  -«c'est i-né-vi-table»- pour cracher au bassinet (sans -et c'est bien naturel- mentionner les culs cousus d'or et porteurs de génitoires du même métal bénéficiaires du bouclier fiscal) et que c'est depuis la nuit des temps que nous sommes engoncés dans cette calamiteuse situation.
    Sauf que…
    Sauf que, à ce sujet, la dernière époque où la sécu était en équilibre, c'était lors du tragique épisode trotsko-bolchevique de la gauche plurielle, soit dans les années 2001-2002-2003, autant dire à une époque antédilluvienne, où la France était à feu et à sang…
    Une question : pourrait-on -par exemple- offrir au présentateurs de journaux parlés ou télévisés une paire de rétroviseurs  ( en sorte qu'ils puissent encore avoir en tête les événements les plus mportants de la dernière décennie, ou tout simplement un abonnement internet de manière à consulter, de temps à autre, des informations un peu plus fiables que leurs calembredaines préformatées ?
    «Faisons-nous donc à l'idée» qu'on va devoir ingurgiter des quantité de ce breuvage provemant du même tonneau et «qu'il faudra bien se faire à l'idée» qu'on va nous niquer voluptueusement la sécurité sociale pour «réformer» la France en l'expurgeant de ses pesanteurs néfastes issues du programme du conseil national d ela Résistance…

  • « On est à l'abri de rien dès qu'on sort de chez soi…»

    En ouïssant distraitement le journal de treize heures de France Inter ce jourd'hui, je suis tombé sur la réaction indignée (ce qui n'est guère surprenant, là…) d'une proche de la jogueuse victime d'un violeur récidiviste. La dame expliquait qu'il fallait lui faire la peau, et autres délicatesses à l'avenant.
    Dans le même genre, on peut trouver sur le ouèbe le même genre de diffusions :
    « On est à l'abri de rien dès qu'on sort de chez soi…», ce qui est quand même un brin exagéré ;
    un homme déclare à son tour « énormément de haine envers cette personne…»
    Une dame : «Il faut qu'au gouvernement ils se mobilisent et qu'ils essaient de trouver des solutions, lesquelles, je ne peux pas les donner…»
    Pourtant on se doute que certains, au gouvernement, s'empresseront de proposer des mesures radicales qui interdiront à jamais que de telles atrocités ne puissent recommencer…
    Ce qui devrait faire sursauter, au fond, c'est d'entendre ce que les journalistes comptent faire passer pour «témoignage» ce qui est en réalité une réaction à forte charge émotionnelle - ce qui se comprend fort bien - suite à ce genre de drame, bien réel .
    On comprend que ce serait demander beaucoup à des proches que d'éprouver des sentiments différents de ceux induits par la haine et le désir de vengeance.
    Pour autant, les journalistes qui ont eu l'exquis raffinement de porter à notre connaissance l'exhibition de telles réactions, suscitées par de dégoût de l'horreur ainsi qu'une douleur bien compréhensible, auraient-ils eu le cran de montrer des images du viol et du meurtre commis en direct, si par hasard un vidéaste avait été présent sur les lieux. Nul doute que nos consciencieux reporteurs eussent payé fort cher pour diffuser une captation si touchante de vérité, avec si possible du sang et des larmes.
    Ah, évidemment, il se trouvera quelques déments pour tenir des discours du genre de celui-là :

    Mais au fond, rien n'est perdu, puisque l'ultime commentaire du reportage précisait que M. Hortefeux, ministre de l'intérieur, très digne, portant au revers de sa veste le petit ruban bleu témoignant de sa discrète compassion et son immense sollicitude envers les proches de la victime, avait tenu à ne faire aucun commentaire des fois qu'on aurait l'outrecuidance de croire qu'il serait dans ses intentions de récupérer le drame pour quelque sous de démagogie.

  • Une embrouille, un malentendu…

    — «tu leur dis qu'il s'agit d'une embrouille, tout simplement, que c'est un malentendu, une embrouille tout simplement due à l'absence de référents clairs par internet, et puis voilà…»
    Voilà le message que Dominique m'a remis à votre attention.
    Dominique est vivant. Pourtant, il nous a diablement, et irrémédiablement quittés.

    retrouver ce média sur www.ina.fr


    La rupture de faisceau date du 10 août à 12 heures et 42 minutes.
    Que s'est-il passé entre ce moment et celui du 18 août, où les pompiers l'ont sorti par la fenêtre de son appartement ? Aucune enquête n'a, jusqu'à présent, été diligentée afin d'en savoir plus.
    Il a quitté depuis longtemps ses proches, ceux qui auraient tant voulu lui apporter. Allez savoir pourquoi… Plus on s'approchait de lui, plus il s'éloignait, se retirait, s'enfermait, se recroquevillait, plus il s'oxydait, s'intoxiquait au point de consumer ses neurones  en même temps qu'il goudronnait ses alvéoles. Sa mémoire s'est ainsi subitement évaporée,  atomisée, anéantie. Les noms de ceux avec lesquels il conversait lui rappellent pourtant toujours quelque chose.
    Aujourd'hui, il semble même avoir oublié qu'il fumait…
    Aujourd'hui, il se plaignait que Sarkozy continue à le poursuivre en justice…
    Allez savoir, pour ça, on peut se demander si, au fond, il n'a pas retrouvé sa lucidité…

    P.S. J'ai pu joindre son frère et sa sœur. Merci à ceux qui m'ont fourni les renseignements permettant de les retrouver.