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lundi, 13 septembre 2010

« On est à l'abri de rien dès qu'on sort de chez soi…»

En ouïssant distraitement le journal de treize heures de France Inter ce jourd'hui, je suis tombé sur la réaction indignée (ce qui n'est guère surprenant, là…) d'une proche de la jogueuse victime d'un violeur récidiviste. La dame expliquait qu'il fallait lui faire la peau, et autres délicatesses à l'avenant.
Dans le même genre, on peut trouver sur le ouèbe le même genre de diffusions :
« On est à l'abri de rien dès qu'on sort de chez soi…», ce qui est quand même un brin exagéré ;
un homme déclare à son tour « énormément de haine envers cette personne…»
Une dame : «Il faut qu'au gouvernement ils se mobilisent et qu'ils essaient de trouver des solutions, lesquelles, je ne peux pas les donner…»
Pourtant on se doute que certains, au gouvernement, s'empresseront de proposer des mesures radicales qui interdiront à jamais que de telles atrocités ne puissent recommencer…
Ce qui devrait faire sursauter, au fond, c'est d'entendre ce que les journalistes comptent faire passer pour «témoignage» ce qui est en réalité une réaction à forte charge émotionnelle - ce qui se comprend fort bien - suite à ce genre de drame, bien réel .
On comprend que ce serait demander beaucoup à des proches que d'éprouver des sentiments différents de ceux induits par la haine et le désir de vengeance.
Pour autant, les journalistes qui ont eu l'exquis raffinement de porter à notre connaissance l'exhibition de telles réactions, suscitées par de dégoût de l'horreur ainsi qu'une douleur bien compréhensible, auraient-ils eu le cran de montrer des images du viol et du meurtre commis en direct, si par hasard un vidéaste avait été présent sur les lieux. Nul doute que nos consciencieux reporteurs eussent payé fort cher pour diffuser une captation si touchante de vérité, avec si possible du sang et des larmes.
Ah, évidemment, il se trouvera quelques déments pour tenir des discours du genre de celui-là :

Mais au fond, rien n'est perdu, puisque l'ultime commentaire du reportage précisait que M. Hortefeux, ministre de l'intérieur, très digne, portant au revers de sa veste le petit ruban bleu témoignant de sa discrète compassion et son immense sollicitude envers les proches de la victime, avait tenu à ne faire aucun commentaire des fois qu'on aurait l'outrecuidance de croire qu'il serait dans ses intentions de récupérer le drame pour quelque sous de démagogie.

15:24 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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