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mercredi, 21 juillet 2010

Patrie, Travail, Famille, Barbille…

Le célèbre chroniqueur caviardo-gauchiste Christophe Barbier va mieux. Beaucoup mieux. Foin des réserves centrophiles auxquelles il nous avait habitué jusqu'à il n'y a pas très longtemps, la machine à raser a désormais choisi de suivre une ligne enfin raisonnable, en dénonçant les malfaiteurs et autres saboteurs de tout crin, qui non contents de saborder le courageux débat sur les retraites, en répandant d'odieuses rumeurs au sujet de l'intègre ministre Éric Wœrth, en y mêlant son innocente épouse Florence -dame patronnesse de grande rigueur morale- s'ingénient à ruiner l'économie française par des actions dignes des grandes compagnies d'antan.
La France n'a en effet pas besoin de ces profiteurs prêts à déclencher un mouvement de grève à chaque frémissement socialiste via Twitter.

Et notre BraveChristophe de citer en exemple ces valeureux ouvriers de l'usine General Motors, qui ont humblement choisi «d'accepter une baisse de leur salaire plutôt que de voir périr leur entreprise» et de fustiger l'ignoble bravade des aiguilleurs du ciel qui «infligent aux passagers en partance pour leurs vacances une grève inique pour défendre leurs privlièges».
Voilà tout est dit : ces fumiers d'aiguilleurs du ciel ne sont que des marauds, bustarins, talvassiers, chenapans et salopards bons à être pendus par les génitoires à leurs tours de contrôle. Parce que ces aimables zozos, ce qu'ils oublient de dire, c'est que dans deux ans, dans cinq ans, ils seront encore là pour palper un salaire mensuel confortable et émollient, alors que les prolos de chez GM, eux, auront depuis fort longtemps perdu leur emploi, du fait d'une concurrence mondiale de plus en plus sévère, comme l'expliqueront, la mort dans l'âme, les yeux éplorés, les patrons de l'entreprise lorsque viendra le temps de déménager les machines vers le Mexique. Ceux-là, au moins, seront tombés dans l'honneur, forts de la sollicitude de leurs dirigeants et des pouvoirs publics : Des héros, vous dis-je !

«On voit bien comment tous les débats sociaux finissent par se résumer par ce conflit entre ceux qui veulent défendre leurs privilèges et ceux qui sont prêts à sacrifier (patrie) un peu de leur confort ou de leur minimum individuel (effort, travail) pourvu que la collectivité en profite, parce que dans la collectivité, il y a leurs enfants et l'avenir de leurs enfants (famille)». En vérité, Christophe vous le dit, oyez la divine parole du Barbier de Passy, qui nous demande de reprendre en chœur avec lui : Travail, Famille, Patrie !

15:54 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 07 juillet 2010

La Tentation fasciste de M. Plenel

M.François Polichinelle Baroin de La Roque est le fringant bourgmestre d'une préfecture de la Champagne méridionale. Il exerce aussi, avec responsabilité et courage, malgré l'adversité conjoncturelle, la charge de Grand intendant au Budget.
M. de La Roque -dont la connaissance notoire exerce ses talents artistiques de ci de là, mais a choisi, pour des raisons pratiques, de déclarer sa résidence fiscale aux États-Unis- a rappelé mardi après-midi, avec fermeté le sens du devoir et de l'honneur à la frange senestre de la représentation nationale, qui, à l'occasion des questions orales de la séance récréative du mardi, s'est évertuée à relayer d'une manière totalement irresponsable les bruits colportés par une obscure officine pseudo-journalistique déversant un flot de prétendues révélations concernant des versement de sommes plus ou moins importantes provenant du patrimoine personnel de Mme Liliane Bettencourt, à destination de certaines personnalités de la majorité présidentielle.
M. Jean-Marc Ayrault, porte parole des députés socialisses, s'est plaint que l'exécutif et l'UMP s'opposent à la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Woerth-Bettencourt avant le 14 juillet et proposaient néanmoins d'une manière magnanime son report au mois de septembre, ce qui est tout de même faire grand cas d'une histoire aussi abracadabrante  et montée de toutes pièces.
Point besoin n'existe de rappeler que ces horreurs, répandues par le truchement d'outils malfaisants de colportage électronique, et appelés blogs ou tweets, ne s'appuient que sur la médisance, le ragot, la calomnie, la volonté manifeste de nuire et de salir la réputation sans tache d'un homme au-dessus de tout soupçon, puisqu'il a, il n'est pas inutile de le rappeler, été choisi par le chef de l'état pour remplir les fonctions de trésorier de l'UMP, parti officiel de la République Française, et ministre du budget de la même République Française, une et indivisible. C'est donc en l'espèce, et personne ne saurait en douter, une atteinte à la personne du chef de l'état, par l'intermédiaire de charges imaginaires diffamatoires et ignominieuses que ces réseaux anonymes veulent faire peser sur M. Wœrth.
Pour corroborer les propos fermes, mais mesurés, de M. de Laroque, M. Xavier Bertrand, est allé un peu plus loin en poussant, comme à l'accoutumée, une analyse marquée par son esprit de finesse légendaire, pointant fort justement la dérive fasciste de la coupable industrie hourdie par MM. Edwy Plenel et consorts : «Quand certains médias notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales […] mais dans quel monde on est, dans quel monde on est!». Saluons la retenue du secrétaire général de 'UMP qui s'est abstenu de commenter la décision de la présidente du tribunal de Nanterre d'ordonner un supplément d'enquête au sujet des écoutes -obtenues frauduleusement- concernant les conversations privées de Mme Bettencourt et de son avocat M. Philippe de Maistre.
En effet, seule une magistrate profondément déséquilibrée psychologiquement était capable de rendre un tel avis, et dans sa grande sagesse, M. Bertrand s'est abstenu de jeter de l'huile sur le feu au sujet de ce magistrat dont le sort sera, grâce à Dieu et à notre Président, rapidement scellé grâce à la promptitude du brillant juge Courroye, dont on saluera l'esprit d'indépendance, de rigueur et d'impartialité.
Rappelons qu'au besoin, M. Jean-Claude Marin pourrait mettre tout le monde d'accord en stoppant définitivement cette plaisanterie de mauvais goût…

lundi, 05 juillet 2010

Du bon goût, de la médiocrité et de l'ignominie

Marianne2.fr a eu le bon goût de retwitter mon commentaire -de mauvais goût- au sujet de l'article de Philippe Bilger «Humoristes : et si Jean-Luc Hees avait raison ? »
Le Bœuf Qui Pleure ironise : « Amusons-nous avec Pierre Charpy, marrons-nous avec Michel Droit, tordons-nous avec Philippe Henriot, éclatons-nous avec Philippe Bilger… »
Faisons Bref : Didier Porte, Stéphane Guillon, et François Morel qui n'ont pas l'heur d'être drôles aux oneilles du révérend père Philippe Bilger, méritent leur sort en étant effacés de la tranche matinale de France Inter, par la juste et magnanime décision de M. Jean-Luc (n'y voyez pas de contrepètrie de goût douteux) Hees, à moins que ce ne fût sur l'aimable, courtoise et spinozienne proposition du célèbre humaniste M. Philippe Val.
À propos de tranche horaire, payons-nous en une petite, et remontons quelques décennies en arrière, du temps ou un certain Philippe Val était artistiquement  mais
couillument pacsé avec un certain Patrick Font, amateur de bons mots et de jeunes filles en fleur. En ce temps-là, Patrick Font dit à ses disciples : «regardez bien cet homme, c'est Alain Peyrefitte, qu'on appelle aussi la tranche de merde entre deux toasts». La réaction du suppléant de M. Font n'a pas consisté, à l'écoute de cette délicate saillie, et en cette sainte occasion, à se désolidariser de son acolyte pour cet outrage à ministre de l'intérieur et ancien maire de Provins.
Il fallut attendre l'inculpation de M. Font, suite à une regrettable excursion en petites culottes prépubères, pour que Pilou s'abandonne à admettre qu'il ne connaissait M. Font que très vaguement…
Que dire de plus ? À l'époque, tout comme aujourd'hui d'ailleurs, le portrait parlé concernant l'ancien académicien, quoique grossier, ne me choquait au fond pas plus que cela.
Ceci étant dit, revenons sur le cas de M. Bilger, qui fustigeait la «médiocrité croissante» des billets lus à l'antenne, et surtout de Philippe Cohen qui trouve en particulier que François Morel est bon à jeter aux orties : «Le billet de Morel sur Villiers est de ceux qui confient à l'ignominie, celui sur Villepin est à pleurer».
Je vous confie que je suis un peu d'accord avec le Comte de Champignac qui estime à ce sujet que les rédacteurs de Marianne sont un peu dyslexiques. Comment ne pas cacher non plus  qu'on peu trouver également ignomignieux que cette publication ne propose aucune justification à la mise à l'écart, motu proprio, de la rubrique consacrée à Arrêt sur images de Daniel Schneidermann, dans l'édition papier de l'hebdomadaire Marianne. Il se trouve qu'il n'était pas du goût de Szafran que Schneidermann s'avançât à soutenir un tant soit peu Didier Porte, lequel venait de se faire lourder de France Inter pour vulgarité, grossièreté et atteinte aux bonnes mœurs : Et hop ! À la trappe, et le bâton à merdre s'abattit sur Schneidermann.
Reprenons un instant les mots utilisés par Bilger et Cohen : médiocrité croissante et ignominie. S'il fallait virer tous les auteurs de commentaires ignominieux et de sorties régulièrement médiocres, la peau de chagrin du monde télévisuel et radiophonique se réduirait peu à peu à confetti coupé en quatre.
Ne me demandez pas de nom : tirez au hasard dans le tas…