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À Notre Grand Homme, La Patrie Reconnaissante

Ainsi en a décidé le Haut Conseil Élyséen : le lourd cercueil de bois précieux, tout de blanc laqué, et contenant la dépouille de Jean-Philippe Smet remontera lentement l'avenue des Champs- Élysées, fendant la foule triste et accablée.
Le tombeau du grand homme ne sera point celui du quidam, ni celle des célébrités subalternes. Il sera différent de celui des gens que l'on dit d'importance. Il devra surpasser celui des plus grands, étant lui même, au sein des sphères les plus élevées de notre sainte république catholique sarkozique et romaine, non pas celui qui s'approche le plus de dieu, mais celui que les dieux eux-mêmes ambitionnent d'approcher, et même -osons le dire- de tutoyer, ne serait-ce qu'un fugitif instant.
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Le chemin de l'illustre défunt mènera donc, ainsi que les plus grands, auxquels il fera désormais une ombre irrémédiable, au temple des élus suprêmes, des colosses trônant au milieu des géants. Au cœur du quartier latin s'ouvriront les portes du Panthéon, qui accueillera pour la circonstance le dernier et plus majestueux des grands parmi les grands que n'ait jamais comptés notre patrie. Alors les mêmes portes se refermeront à jamais.
Et plus aucun défunt ne viendra à l'avenir troubler le repos éternel de la plus emblématique sommité  française de ces vingt derniers siècles…

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