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  • Un chiffon fond, fond…

    Des perdreaux passent dans la rue
    Ils voient au volant Belphégor
    Dont un chiffon bouche la vue
    Puis d'une amende la décorent
    Belphégor
    Hortefeux a tout entendu
    Le ministre parle haut et fort,
    Assène un argument massue
    Jusqu'à la nuit depuis l'aurore

    Le sarrazin, boucher barbu
    Serait polygame, et encore
    Il aurait fraudé tant et plus
    L'argent public, un vrai trésor

    Les bergères de l'individu
    Formeraient un vrai quatuor
    Amassant des aides indues
    Une fortune, sans effort

    Vers le mari Brice se rue
    Usant d'accents de matamore
    Pour lui ôter sans retenue
    De menus papiers tricolores

    L'Auvergnat marri et déçu
    S'agitant tel un sémaphore
    Apprend que le fier malotru
    Innocenté résiste encore

    Juste pour un malentendu
    On a tous vu ce matador
    Prendre une corne dans le nez
    Et s'envoyer dans le décor

    envoi

    Que n'avons-nous pas entendu
    On parle à travers et à tort
    C'est pour un excès de tissu
    Dont on veut limiter le port…

  • La vulgarité scientifique ne passera pas

    Ne soyons pas dupes. Sous couvert de vulgarisation scientifique, la revue clandestine écologico-crypto-gauchiste La Hulotte, bien connue des services de police, continue à sévir, faisant des ravages parmi les les jeunes cerveaux réceptifs à la pire propagande remarquablement étalée et  se livrant à l'attaque sournoise et maléfique  d'une population sans défense.
    Sous couvert d'information concernant les us et coutumes d'une faune particulièrement discutable, usant en apparence d'une présentation avenante, il n'en reste pas moins que les preuves du complot sont flagrantes.
    Ainsi, en page 38 de la dernière livraison de l'opuscule criminel, un dessin légendé laisse apparaître avec certitude l'implication du forban Pierre Déom, puisqu'il faut bien désigner par son nom l'auteur de cette ignominie. Un frelon y est représenté, lisant un journal. Le texte de la revue est nettement lisible. Que peut-on y lire ?
    Hulotte_frelon.jpg
    «Nouveau crime du Frelon : 1 mort. Très forte émotion hier à Euilly-Lombut où le frelon a fait une nouvelle victime. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu sur place et a annoncé qu'une nouvelle loi, plus répressive serait votée la semaine prochaine.»
    De toute évidence, il s'agit là d'une attaque en piqué, ciblée à l'endroit de notre bien-aimé et brave ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui, pendant qu'il se démène sous tous les fronts en sorte de réduire l'impact de la criminalité sur l'ensemble de notre territoire, voit son travail remarquable sali, honni, moqué et ridiculisé par des individus se prétendant vulgarisateurs scientifiques.
    Honte à ces énergumènes ennemis de l'intérieur de notre Brave Patrie !
    Pour mesurer l'étendue des dégâts provoqués par ce mal qui entend ronger l'âme de notre jeunesse, n'hésitez pas à vous rendre à cette adresse, afin de vous procurer ces documents accablants, et de distribuer l'information auprès du plus grand nombre.
    L'heure est grave. Faisons œuvre utile en sachant décoder la plus profonde abjection contenue dans ces textes malsains.
    Ainsi soit-il !

  • L'art de tirer le portrait

    Cet ennemi public portant numéro un
    Convoqua nuitamment un petit importun
    Qui au fil des colonnes le traitait de balance
    Le pire des donneurs qu'on eût connu en France

    Ainsi le journaleux qui tirait le portrait
    Du forban en cavale dans un de ses papiers
    Tomba dans le filet du vilain massacreur
    Et passa pour tout dire un bien triste quart d'heure

    Le terrible bandit que l'on disait foldingue
    Sortit de son trousseau le meilleur de ses flingues
    il transperça sa joue, du bout de son canon
    Tout en lui sussurant «Minute, Papillon !»

    Ce que l'on retiendra du douloureux calvaire ?
    À ce qu'on dit le trou de balle résultant
    Du coup de feu en joue du hardi reporter
    Le croquis ainsi fait serait très ressemblant…

    (toute ressemblance avec des personnes réelles existantes
    ou ayant existé ne serait que pure coïncidence)

  • Un Charon bien mal embarqué…

    À certain Benjamin, on fit bien grand honneur
    Le choisissant, cet an, comme illustre chanteur.
    La gloire faisant chemin dès lors le bruit courra
    Qu'il serait le secret des soupirs de Carla

    Et s'étala soudain ce qu'on nomma rumeur
    Suscitant commentaires de nombreux chroniqueurs :
    Fut prétendu aussi que sur un tatami
    Le président français recevait une amie…

    Un accès de colère à nulle autre pareille,
    L'Élysée fit donner ses plus fines oreilles
    Pour vite dénicher l'auteur de ces ragots
    Et puis de le fixer au plus vite au poteau

    Charon de son index désignant la Mauresse,
    -Exilée à Strasbourg à son corps défendant-
    Fustigea vilenies et autre petitesses
    De l'ex-garde des sceaux et  ses trop longues dents

    La subtile arabesque ne se démonta pas
    Et en un tournemain ses dossiers rassembla
    Aux fins de rappeler au meilleur souvenir
    Ceux qui voulaient si tôt la voir ainsi périr

    C'est alors que l'on vit sur tous les fenestrons
    Dame de Sire pester face aux qu'en dira-t-on
    Jurer de ses grands dieux que c'était pour toujours
    Entre elle et Nicolas les vrais feux de l'amour

    Elle rappela à ceux qui veulent contester
    Qu'entre eux et Rachida, ce n'était qu'amitié
    Chaleur, fraternité, attachement, tendresse
    Que de bons sentiments pour ladite mauresse

    Qui pourrait en douter, maintenant que c'est dit
    Il reste qu'embarqué sur des flots incertains
    Le coupable Charon -aux dires de La Dati-
    Connaîtra la souffrance de douloureux matins…