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jeudi, 04 février 2010

Fatals Picards

C'était un chat vivant comme un dévot ermite,
Un chat faisant la chattemite,
Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,
Arbitre expert sur tous les cas…


Ainsi donc, la chaîne parlementaire Public Sénat avait invité M. Bertrand, ci-devant responsable du parti politique d'obédience présidentielle, à répondre aux questions d'un journaliste du Courrier Picard.
L'habitué des plateaux, député de l'Aisne et conseiller municipal de la ville de Saint-Quentin avait pris place dans un fauteuil journalistiquement thermoformé, qui n'avait rien d'une sellette, et revêtu l'habituel costume impeccablement tissé de suffisance qu'on lui connaît depuis déjà des années. 
L'inquisiteur, en cette circonstance, n'avait rien d'une terreur.  Apparemment victime d'un fauteuil à l'assise récalcitrante, il était grimaçant, hésitant, bafouillant.
Pour entrée en matière, dodelinant du chef,  précocément abattu, les mains à la recherche d'un hypothétique placement apaisé,  la commissure flasque, le regard errant et la lèvre anesthésiée,  il proposa à la pointure –ex-ministre du chômage–  de préciser ses intentions au sujet de la mairie saint-quentinoise, suite aux problèmes de santé de M. André.
La réponse, qu'on pouvait supposer modérée, prit l'allure d'un souffle de vindicte, d'un acharnement bestial, d'une tornade de férocité, d'un ouragan de haine.
Vous ne trouvez pas que votre question est totalement déplacée et scandaleuse, monsieur ?
D'évidence, le traquenard était patent. Nicolas Totet devrait rendre gorge pour ce que le chambellan entendait faire passer pour pas de clerc aux allures d'insulte publique.

Débat musclé entre Xavier Bertrand et un journaliste
envoyé par publicsenat. - L'info video en direct.

La suite ne fut point délectable, mais sans surprise : le supplice d'Attilio Regolo, le martyre de saint Sébastien, ou Joe Frazier abattant Cassius Clay, au choix.
Gilles Leclerc, dirigeant Public Sénat, en Monsieur Loyal dépassé par les événements, avait négligé de conseiller au plumitif picard de numéroter ses abattis. Les studios de Public Sénat resteront pour longtemps maculés du sang de Nicolas Totet, professionnellement mort, même si un élan de sympathie est apparu, suite à la diffusion de cet entretien. Parions que le tortionnaire sera pourtant le seul bénéficiaire de cette corrida meurtrière. Vae victis !
Il est dommage que ce genre de séquence ne soit pas précédé d'une mise en garde, alertant de public du caractère violent des scènes, pouvant choquer un public sensible…

Commentaires

Pas simple conseiller municipal. Il est adjoint au maire et vice-président de la communauté d'agglomération. Il a une place secondaire en apparence sur place, mais de facto il est déjà le maire sans le titre. La question l'irrite, parce que la succession du maire en titre l'oblige à se trouver un autre homme de paille afin de soigner son image de non-cumulard (le gentil monsieur Bertrand à la voix mielleuse, si soucieux de la santé de ses assurés, pardon de ses électeurs).

Écrit par : Dominique | jeudi, 04 février 2010

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C'est sûr, ce mec assure !
Qui de Massu ou de Bertrand se hissera au premier rang du palmarès de la Bad Boys Story champignacienne ?

Écrit par : Olivier | jeudi, 04 février 2010

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Oh ! on a déjà eu Willette, ou l'antisémitisme décomplexé. Il a sa rue sur place et notre bon maire si bon catholique n'a pas pensé à supprimer cette mention.
http://www.actuabd.com/+Adolphe-Willette-frappe-d-indignite+

Écrit par : Dominique | jeudi, 04 février 2010

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Le grand aristocrate souffletant le roturier du Courrier Picard qui a eu l’audace de lui poser une question pertinente et de lui dire combien le peuple souffre de cette politique permettant aux détenteurs du capital de s’enrichir de façon héontée.Le journaliste de la roture,à l’intelligence vive et au sens moral aiguisé,a dû essuyer les foudres du grand potentat pachydermique.Ce dernier a dû rappeler à M. le roturier qui était de la noblesse et qui n’en était point.A la prochaine incartade c’est la pendaison assurée pour le bon monsieur Totet.Et le peuple dans tout ça,que fait-il ?Il subit,il continue à subir les privilégiés de l’aristocratie et du capital et ne croit plus guère au changement social.Ah ça ira,ça ira… !!

Écrit par : doriginehumaine | dimanche, 14 février 2010

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Les commentaires sont fermés.

 
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