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mercredi, 20 janvier 2010

Le Prez' ne badine pas avec la culture.

Pour Sa Très Lettrée Majesté, la littérature française fout le camp. Enfin, l'attrait de la population française pour icelle, devrait préciser le nouveau protecteur des Arts et des Lettres de notre beau pays. « On ne joue pas assez de pièces de Musset en France. Cet écrivain est pratiquement oublié.*» 
On croirait Michel Piccoli déclarer, d'une manière tout aussi péremptoire : « y'a plus d'sucre
Musset, à la bourse des valeurs -au Château- a donc le vent en poupe. Ça lui prend de temps à autre, au prez', comme une miction soudaine. Ainsi qu'un point à l'endroit succèdant à un point à l'envers, l'attrait compulsif pour Alfred de Musset fait suite au désamour pour Madame de La Fayette. À un point tel que, si ça ne tenait qu'au prez', il nous en ferait bouffer à longueur de journée, et jusques à vomir, du Musset. Lui qui naguère ne tarissait pas d'éloges en direction de Johnny Hallyday et de Mireille Mathieu, se voit désormais saisi d'une soudaine fièvre mussetienne, qui semble lui seoir d'une façon tout aussi naturelle qu'un frac sur le dos de Joe Starr. C'est que Musset, ça classe immédiatement. On imagine les masses laborieuses se précipitant et compulsant vivement dictionnaires et encyclopédies en sorte de se mettre au diapason du nouveau phare de la pensée universelle.
En attendant, on peut penser que son coach littéraire lui aura déjà proposé, qui sait, un Julia Kristeva sans peine après s'être attaqué –on peut s'attendre à tout à présent– aux Chants de Maldoror pour les Nuls.
*le Canard Enchaîné, 20.01.2010, page 2.

16:30 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : prez', musset, théâtre |  Facebook |

Commentaires

As-tu remarqué que le Canard citait Mitterrand le Petit évoquant lors de ce conseil des ministres le bicentenaire de la mort de Frédéric Chopin et Alfred de Musset, si bien que les deux n'auraient jamais pu se perdre dans les bras de la belle George Sand ?

Écrit par : Dominique | jeudi, 21 janvier 2010

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Les commentaires sont fermés.

 
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