Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La gauche a-t-elle encore le monopole du cul ?

    Pour les candidats au badinage , à la bagatelle, à la concupiscence et au marivaudage par correspondance, un vide vient d'être comblé, avec l'apparition de sites de rencontres où l'orientation politique tient lieu de critère essentiel de sélection. Le communautarisme existe aussi pour le cul.
    Examinons les forces en présence :
    2009_12_16_imagegauche.jpgÀ ma gauche le cheveu féminin est brun,  long et tombant, d'allure austère, rigide et phrygienne. Le décolleté est mesuré,
    réservé: La générosité, depuis Giscard, n'est plus de gauche depuis qu'elle a été distancée dans la course au monopole du cœur.
    L'homme, au rictus incertain, pour ne pas dire douteux, ne paraît arborer qu'un modeste semblant de fantaisie velue labio-mentonnière rappelant à qui veut bien encore le voir l'héritage des époques révolues où les socialisses patentés étaient encore barbus. La coiffure, bon marché, est utilitaire. Il porte une veste quelconque, symbole des multiples déboires électoraux du parti socialistes depuis 1988.
    On aurait du mal, toutefois, à identifier l'obédience senestre précise des candidats à la culbute de gauche.  Il est vrai que certains prétendent que la confusion crée l'orgasme. Mais si l'on se fie à l'affiche proposée, nul doute que la baise prolétarienne est victime  d'un handicap d'image.
    index0.jpgÀ droite, l'œil est bleu. En réalité, l'œil réellement bleu est rare, et plutôt foncé. En règle générale, ceux qu'on désigne par yeux bleus sont gris moyen. Mais le bleu, c'est aussi , ne l'oublions pas, la droite. Donc le regard, bleu, est direct, sans porte de derrière.
    Ici, le décolleté est très généreux. Surtout du côté féminin. Côté mâle, on n'arrive pas au niveau de l'échancrure béhachellienne, mais on remarque une tentative intéressante, qu'il convient de saluer, tout comme l'élégante décontraction du veston, qui lui est clair.
    Le cheveux femelle de droite est blond, gaulois, dans le vent, décontracté, décomplexé. Le poil mâle est structuré, la mèche retombe longuement et élégamment sur le côté... droit : la coupe est coûteuse, mais soignée.
    En définitive, si l'on doit se fier aux premières impressions, la culbute de dextre, allante, dynamique, fonceuse, apparaît incontestablement plus prometteuse
    que la laborieuse propositionaléatoire d'étreinte gauchiste.
    À vos plumards !

  • Bémol pour un coma

    Jojo n'a pas de chance. Après une vie de labeur et de souffrances, et le versement de plus de quarante-cinq annuités aux organismes d'assurance vieillesse, le voilà qui se préparait à devenir un paisible pensionné. Mais vous savez ce que c'est, malgré une vie exemplaire, où sa sobriété n'avait d'égale que sa retenue, Jojo ressent un matin de novembre, dès potron-jacquet, une intense douleur au milieu du dos, douleur qui le fit prononcer ce mot historique : «Ah que ouille !»
    Sur les conseils de siens amis, il s'en va, d'un pas incertain mais d'un œil décidé, consulter un spécialisse de l'hernie discale mondaine, dans une clinique huppée de l'ouest parisien.
    Il déclare alors au spécialisse hors normes : «Ah que quand je veux me baisser, que j'ai comme un pincement au milieu du dos !» Verdict de l'éminent : «carie de la moëlle épinière ! Je crois que ça va être possible. Mais mon lecteur de carte vitale est en rade et mon porte-monnaie a un petit creux».
    Jojo, qui avait depuis longtemps placé quelques économies dans sa boîte à gâteaux secs, s'attendait à ce que le rebouteux lui demande la pièce, et sort quelques liasses en conséquence.
    OK, qu'y dit, le spécialisse, «je vous fais ça en deux coups de cuillère à pot, en trois coup de bistouri demain matin dans ma clinique».
    Endormi en deux temps, trois mouvements et quatre comprimés, Jojo se fait extraire sa carie de la moëlle épinière. Le chirurgien recoud l'ensemble sans s'apercevoir que sa rolex choit par inadvertance sur le champ opératoire durant l'intervention.
    Tout va bien, cela s'est passé comme à la roulette, déclare l'homme de sciences, qui a fort peu étudié l'histoire en terminale, parce qu'il n'avait pas le temps, ou qu'il n'aimait pas ça.
    Quelques jours plus tard, Jojo rentre chez lui, mais ne se sent pas très bien dans son assiette.
    De bons conseils lui suggèrent alors de prendre un peu l'air, conseil qu'il suit à la lettre puisqu'il s'envole vers les États-Unis, où il se retrouve complètement à l'ouest, ayant emporté avec lui pour seul bagage une atroce
    douleur  dorsale qui lui tape sur le système nerveux. Au-dessus de l'Atlantique, il n'en mène pas large.
    Sorti d'une intervention s'étant faite -selon les dires de l'avocat du surdoué du scalpel- comme sur des roulettes, c'est justement sur des roulettes fixées au pied d'un fauteuil qu'il se rend à la consultation d'un hosto californien.
    On extrait dare-dare la rolex surnuméraire, et afin de débroussailler le champ de nénuphars créé dans l'intervalle, on plonge notre homme dans un sommeil artificiel, le temps qu'il reprenne si possible quelque force.


    Mais vous savez ce que c'est, les médecins étatsuniens, c'est jaloux comme tout de la renommée de la médecine française -je veux parler ici de la chirurgie mondaine, pas des découpeurs de stèques du céhachu du oinqué- alors, hop, on met tout sur le dos du sauveur patenté des nos stars françaises garanties label Besson. On voit même un médecin -mauvais Français- écraser le maître-bistouri de Neuilly en tentant de le décrédibiliser honteusement ce saint homme sous prétexte que des patients malpropres se seraient plaints d'infections post-opératoires, et qu'une justice par trop bienveillante aurait accordé à cesdits plaignants de confortables indemnités.
    Mais bon, vous savez ce que c'est, les ragots, on ne peut pas les empêcher de se répandre. Alors voilà le bulletin de santé de notre homme, pour couper le sifflet à tous les enterreurs un peu trop pressés.

  • L'Histoire, ce n'est jamais que des histoires

    «Que cela soit optionnel en terminale S n'a pas tellement d'importance, car les élèves de terminale ne s'intéressent qu'aux matières à fort coefficient. Autant vous dire que l'histoire ou la philo, c'est quand on a le temps ou que l'on aime ça».
    Ah bon ! C'est ça, l'histoire ? (Mais le texte de Tachan, j'aime bien).
    Allez, dégagez, y'a plus rien à voir. On pourrait, à lire ces paroles savantes -couchées avec compétence par un maître doté manifestement d'esprit de géométrie autant que d'esprit de finesse- finir par  se demander s'il n'a pas écrit le versant éducation du programme du candidat de son parti politique, qui depuis qu'il préside aux plus hautes destinées de ce pays, n'est pas loin d'avoir réussi le tour de force de tenir l'intégralité de ses promesses...
    Variantes : «Autant vous dire que la physique ou la chimie, c'est quand on est con ou qu'on ne fornique pas», «Autant vous dire que les lettres, c'est quand on ne veut pas travailler plus pour gagner plus», etc.
    Continuons dans l'intéressante contribution de notre expert Authueil : «Il faut aussi relativiser le rôle que peut avoir une matière scolaire dans la formation des jeunes. Tout dépend du prof, qui s'il est passionnant, peut faire bien plus qu'un prof médiocre».
    Mouais, je ne savais pas que l'antonyme de passionnant est médiocre. Authueil a manifestement le désir de nous instruire, malgré son habileté verbale qui renvoie à une manière de retard de langage.
    Cependant, on peut, en cherchant bien, trouver des profs passionnants et des profs ennuyeux. Mais il peut exister, pourquoi pas, des professeurs ennuyeux qui sont pourtant très compétents. De même, pourquoi ne pas croire qu'un enseignant puisse être à la fois captivant, tout en ayant de médiocres résultats...
    Allons, avec un peu de courage, un peu plus loin dans l'examen de la subtile proposition authueilliste : « Enfin, cette réforme n'est pas là pour sanctionner l'histoire, mais pour renforcer l'enseignement en Sciences, qui est un vrai problème».
    Là, le modèle de réflexion est le suivant : «l'hôpital n'a pas besoin de plus d'argent, mais d'une meilleure utilisation de ses moyens».
    On se doute que, pour les futures propositions ordonnées par notre noble et puissant guide universel, on fera confiance au génial Authueil pour nous concocter une phormulation à variantes paradigmatiques issues de la phrase précitée.

  • Yade baffes qui se perdent

    media--image-205837-article-ratio_450.jpgÉjectée du poste de secrétaire d'état aux droits de l'homme, poste qui était là pour faire beau, la personnalité politique préférée des Français a donc hérité du maroquin que détenait auparavant le public-relation du jambon Madrange l'ancien entraîneur du Quinze de France, l'accentueux Bernard Laporte. Depuis sa nomination, pour laquelle elle avait marqué le coup en déclarant qu'elle ne connaissait absolument rien dans le domaine du sport, on pensait que la surdouée des sondages aurait pris quelques renseignements au sujet des pratiques courantes de nos polymusclés,  en sorte d'œuvrer un peu plus pour obtenir une résorption de pratiques frauduleuses contraires à l'esprit sportif, mais conformes aux bonnes pratiques phynancières du sport professionnel. Hors, depuis sa nomination, c'est un silence explosif qui règne sur son ministère.
    Sauf la main heureuse de Thierry Henry qui l'aura fait sortir de sa torpeur pour prononcer quelques paroles d'anthologie, l'insolente n'a, à l'image de l'équipe de Super-Raymond, pas encore exprimé la pleine mesure de son immense talent.
    Là revoilà, pourtant, à l'occasion de la parution officielle du montant des primes octroyées aux membres de l'équipe de France de fouteballe repartant à l'assaut : c'est beaucoup trop, s'insurge-t-elle.
    Cependant, à bien observer ses propos, on en vient rapidement  à se demander si elle est plus peinée par le montant des sommes mirifiques empochées par les joueurs, ou par la publicité faite à cette affaire. Toujours est-il qu'elle n'hésite pas un instant à jouer les dames-patronnesses, en suggérant aux milliardaires de la baballe de redistribuer partiellement leur gains pour le développement du sport amateur, avant de rappeler qu'elle est choquée de voir les joueurs descendre du bus avec les oreillettes de leur aillepode hermétiquement enfoncées, hermétiques surtout aux sollicitations des supporteurs. «Tout cela donne d'eux une image arrogante alors qu'il sont en réalité sympathiques».
    Et elle, au fait, est-ce qu'elle donne une image arrogante alors qu'elle est sympathique ou bien donne-t-elle une image sympathique tout en étant, mais non, ce n'est pas possible,  profondément arrogante ?

  • Même pas drôle !

    amusoire-vache-qui-rit-01.JPG

     

     

    Merci tout de même à Dominique (via Twitter).
    L'image vient de . C'était un peu vache de l'oublier.

  • Miracle-laser par anticipation

    k14zp41b.jpg«Grâce à sa robustesse, à l'intervention du meilleur chirurgien de Toulouse, à l'utilisation inédite d'un bistouri laser et à l'administration des premiers antibiotiques, il a survécu à ses blessures».
    On veut bien, et on est content que le malheureux Jean M. soit encore vivant à ce jour. Cependant, la précision chirurgicale de l'envolée journalistique nous révèle que ledit chirurgien avait usé d'un instrument qui ne serait mis au point que des années plus tard.
    Hors, l'article, paru sous le titre de «JEAN LE BIEN-AIMÉ. Cinquante-huit ans de culpabilité... pour rien», dans la dernière livraison papier de l'hebdomadaire Marianne nous situe l'événement en juin 1949 : «Henri Dourel et Jean Morzelle, deux camarades de régiment, rangent leurs fusils « en faisceau » après une journée de marche. Hélas, la détente d'une arme s'actionne accidentellement. Certes le fusil était chargé à blanc, mais le souffle, à bout portant, éventre le pauvre Morzelle. Grièvement blessé, il est évacué vers l'hôpital de Toulouse».
    Sans douter un instant de l'habileté du chirurgien de la Ville Rose, et de l'efficacité des antibiotiques administrés à la victime de la détonation intempestive, on peut se demander de quel type d'outillage chirurgical le miraculé abdominal a bien pu bénéficier : En effet, si le principe du laser a été décrit dès 1917, la première application concrète ne date que de 1958, avec le maser, puis en 1960 par une émission laser au moyen d'un cristal de rubis. Il semblerait que les applications thérapeutiques efficaces du laser datent en fait de la fin des années 70.
    En définitive, notre Jeannot semble être avant tout un miraculé de la chirurgie-laser... par anticipation.
    Et à ce sujet, notre presse en connaît un rayon !