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jeudi, 10 décembre 2009

L'Histoire, ce n'est jamais que des histoires

«Que cela soit optionnel en terminale S n'a pas tellement d'importance, car les élèves de terminale ne s'intéressent qu'aux matières à fort coefficient. Autant vous dire que l'histoire ou la philo, c'est quand on a le temps ou que l'on aime ça».
Ah bon ! C'est ça, l'histoire ? (Mais le texte de Tachan, j'aime bien).
Allez, dégagez, y'a plus rien à voir. On pourrait, à lire ces paroles savantes -couchées avec compétence par un maître doté manifestement d'esprit de géométrie autant que d'esprit de finesse- finir par  se demander s'il n'a pas écrit le versant éducation du programme du candidat de son parti politique, qui depuis qu'il préside aux plus hautes destinées de ce pays, n'est pas loin d'avoir réussi le tour de force de tenir l'intégralité de ses promesses...
Variantes : «Autant vous dire que la physique ou la chimie, c'est quand on est con ou qu'on ne fornique pas», «Autant vous dire que les lettres, c'est quand on ne veut pas travailler plus pour gagner plus», etc.
Continuons dans l'intéressante contribution de notre expert Authueil : «Il faut aussi relativiser le rôle que peut avoir une matière scolaire dans la formation des jeunes. Tout dépend du prof, qui s'il est passionnant, peut faire bien plus qu'un prof médiocre».
Mouais, je ne savais pas que l'antonyme de passionnant est médiocre. Authueil a manifestement le désir de nous instruire, malgré son habileté verbale qui renvoie à une manière de retard de langage.
Cependant, on peut, en cherchant bien, trouver des profs passionnants et des profs ennuyeux. Mais il peut exister, pourquoi pas, des professeurs ennuyeux qui sont pourtant très compétents. De même, pourquoi ne pas croire qu'un enseignant puisse être à la fois captivant, tout en ayant de médiocres résultats...
Allons, avec un peu de courage, un peu plus loin dans l'examen de la subtile proposition authueilliste : « Enfin, cette réforme n'est pas là pour sanctionner l'histoire, mais pour renforcer l'enseignement en Sciences, qui est un vrai problème».
Là, le modèle de réflexion est le suivant : «l'hôpital n'a pas besoin de plus d'argent, mais d'une meilleure utilisation de ses moyens».
On se doute que, pour les futures propositions ordonnées par notre noble et puissant guide universel, on fera confiance au génial Authueil pour nous concocter une phormulation à variantes paradigmatiques issues de la phrase précitée.

19:17 Écrit par boeufquipleure dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : authueil, histoire, terminale s |  Facebook |

Commentaires

«... l'histoire ou la philo, c'est quand on a le temps ou que l'on aime ça.»

À supposer que le deuxième «ou» ne soit pas un rebond purement mécanique du premier dans une phrase bâclée, l'alternative peut se formuler ainsi :

— j'aime pas ça mais ça m'occupe / — l'amour, j'ai pas le temps.

Ça laisse comme un goût de cendre.

Écrit par : pièce détachée | jeudi, 10 décembre 2009

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