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vendredi, 27 novembre 2009

I am a poor lonesome president...

Probablement arrivé à Manaus à la rame, pour faire comme Maud Fontenoy et pour cause de conférence pour la lutte contre le réchauffement climatique, notre emblématique et charismatique prez' a donc éprouvé quelque difficulté à son arrivée en constatant que sur la vingtaine de boss escomptée, il ne furent que trois en arrivant au port. Lui d'abord, comme toujours, son pote Lula, et pour compléter ce tableau impressionnant, l'immense dirigeant du Guyana, dont il est inutile de rappeler le nom, tant la célébrité de ce chef d'état est incontestable.
ALeqM5gmBH3418eKPfPtrRiZ4ANRVFpA8w?size=l«Pas le temps !», aurait déclaré Hugo Chavez, qui avait eu le temps, il y a peu, d'aller faire une partie de bridge avec Ahmadinejad.

N'ayant pas de quoi se mettre un bout de sauvetage de la planète pour se caler l'estogomme, notre VRP franchouille a donc fait face à cette adversité écolo bon cœur militariste en relançant Lula afin que ses subordonnés ratifient dare-dare l'achat d'avions Rafale pour ne pas trop attiser l'ire de Serge Dassault, lequel commencerait à manifester quelques signes d'impatience auprès de son commercial planétaire...
Faute de grive, on mange des merles. Dira-t-on maintenant, «faute d'écologie, on vend des armes»

08:54 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manaus, prez', amazonie, climat |  Facebook |

jeudi, 19 novembre 2009

Mano Negra

main-noire.jpgLa fameuse main de Thierry Henry, sur le but de Gallas, qui a permis à l'équipe de France d'égaliser face à l'Eire, et par conséquent, de se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde de Football qui se jouera en Afrique du Sud, ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : on s'en fout complètement. D'ailleurs, je n'ai pas regardé le match à la tévé.
Personnellement, je n'en ai rien à cirer. Enfin, pas totalement, parce que si on raille d'ordinaire les prestations de l'équipe de France, il n'en demeure pas moins que les performances cumulées de l'équipe dans cette compétition sont tout à fait respectables. Et c'est là que cela devient ennuyeux : en cas de bon résultat lors de cette future World Cup, on en connaît un qui ne serait pas fâché de se refaire une petite santé en récupérant l'événement, comme le Chi avait su le faire en 1998. En toute franchise -c'est à dire comme à l'ordinaire- cela me serait fort désagréable de voir l'innommable parader dans les salons de l'Élysée, distribuant des colifichets à la boutonnière de quelques milliardaires fessus à tunique bleue, tout en racontant sa vie en faisant mine de féliciter les récipiendaires.
Nous n'en sommes pas encore là. Pourtant, ainsi que la vérole se répandant tout-à-trac sur le bas-clergé, certains membres du gouvernement, comme d'autres, se sont rués sur le buzz provoqué par la mimine de Thierry Henry. Rama Yade, qui, pour des raisons qui échappent à l'entendement, est la personnalité politique préférée des Français, y est allée de son couplet pour commenter et défendre, comme un vulgaire Thierry Roland, le but qualificatif adultéré alors que dans le même temps, Mamie Bachelot maugréait sur la piètre qualité du jeu de la sélection de Raymond Domenech. Quant au ministre chargé de la liquidation de mai 68,il a cru bon de faire couler son commentaire d'un robinet d'eau tiède.
Ce personnel politique nous montre une image bien curieuse de ses préoccupations fondamentales. Ne devraient-ils pas plutôt prendre exemple sur le Premier ministre François Fillon, qui, tel qu'on le voit ici drapé de dignité et de sérieux, mène le navire français  vers un cap de plus ou moins bonne espérance...
Pour ceux qui auraient envie de se documenter agréablement au sujet du foot, je conseille ce livre d'Astolfo Cagnacci Pays du Foot : il y décrit notamment l'épopée de malheureux joueurs italiens débarquant glorieusement en tenue d'été, et sans rechange, en 1950 au Brésil, avec casque colonial et culottes courtes, en plein hiver de l'hémisphère sud... Effet garanti.

vendredi, 13 novembre 2009

Eh ! Normes !

normes_h.jpgIci, le Conseil Général de la Marne n'y va pas de main morte, et investit sans compter -ses fautes- pour l'avenir de l'orthographe française déjà trop lourdement handicapée.

Identité nationale : aBessons le niveau...

reiser.jpg«Tiens bien le pain chaud, j'enlève l'aisselle»

17:25 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : besson, identité nationale |  Facebook |

mardi, 10 novembre 2009

Prix Raoult 2009 : la lauréate contestée.

eric-raoult_438.jpgJe n'ai pas lu de livre de Marie N'Diaye, qui vient d'obtenir successivement le Prix Goncourt 2009,  puis, et c'est là le plus important,  le Prix Éric Raoult 2009 pour avoir déclaré aux Inrocks : (cité dans l'Obs) :
« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.
Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus».

Le BQP, de son côté, ne fait aucune réserve sur l'attribution du Prix Goncourt, mais tend à se démarquer de la seconde récompense décernée par le juré Raoult.  En effet, le Prix Raoult  devrait être attribué à un auteur ayant tenu des propos d'une rare violence, peu respectueux voire insultants, à l'égard de ministres de la République et du Chef de l'État.
En ce sens, la timidité de la prise de position de la dame noire d'origine manifestement étrangère ne saurait être retenue comme obéïssant aux critères définis par le jury. La banalité de la phrase mise en exergue
«Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux» se bornant à décrire simplement une réalité factuelle navrante .
Le BQP propose de son côté que soit attribué ce prix spécial à M. Frédéric Lefebvre, pour l'ensemble de son œuvre, qui , par ses excès et outrances renouvelés, tend manifestement à déconsidérer de façon durable le chef de l'État aux yeux de la population autochtone.

 

lundi, 09 novembre 2009

Dèche à l'allemande au pied du mur

6a00e5513150208834012875633c0a970c-320wiEn ce neuf novembre 1989, les vents sont contraires. Le vent mauvais qui souffle depuis la Prusse bolchevique tend à faiblir depuis quelque temps. Le vent de l'histoire a pour sa part pris naissance dans une cité française libre altoséquanaise, portant son bourgmestre irrésistiblement en direction de Berlin, où des voix célestes l'ont prié de se ramener fissa.
Bonjour brushing. Les deux heures trente du vol indisposent l'impatience de l'élu des Hauts de Seine, pressé de se rendre au plus vite à son rendez-vous avec l'Histoire. Le  futur secrétaire national du Reupeureu, flanqué d'un obscur M. Juppé croise du regard un incertain M. Fillon peu de temps après son arrivée à l'aéroport. Le vent qui fraîchit de nouveau porte désormais le maire de Neuilly en direction du mur, où le devoir l'appelle.
Le boss des Maisons de Maçons lui avait un jour rappelé que seuls les mauvais ouvriers usent d'un matériel médiocre, alors le fils de Dadu n'a pas oublié d'emporter dans sa musette une masse et un burin. Une nouvelle rafale du vent de l'Histoire le précipite alors, dans une manière d'élan irrépréssible vers son destin de franc-démolisseur, la foule se fend au passage de celui en qui elle reconnaît le grand-maître.
Il se rapproche enfin de ce mur bétonné que l'on sent désormais en mesure de céder, symbole de la fin de la dèche à l'allemande(*). Quand le marteau entame la muraille stalinienne, tous alors se prosternent aux pieds du sauveur.
Depuis, en Allemagne, souvent l'on rappelle que c'est au pied du mur qu'on voit encore le mieux les chevilles enflées et les talonnettes des plus grands génies de la Terre.

(* aimable emprunt à Joël Martin)

09:32 Écrit par boeufquipleure dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marteau, mur de berlin, 9 novembre 1989 |  Facebook |