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jeudi, 19 novembre 2009

Mano Negra

main-noire.jpgLa fameuse main de Thierry Henry, sur le but de Gallas, qui a permis à l'équipe de France d'égaliser face à l'Eire, et par conséquent, de se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde de Football qui se jouera en Afrique du Sud, ne doit pas nous faire oublier l'essentiel : on s'en fout complètement. D'ailleurs, je n'ai pas regardé le match à la tévé.
Personnellement, je n'en ai rien à cirer. Enfin, pas totalement, parce que si on raille d'ordinaire les prestations de l'équipe de France, il n'en demeure pas moins que les performances cumulées de l'équipe dans cette compétition sont tout à fait respectables. Et c'est là que cela devient ennuyeux : en cas de bon résultat lors de cette future World Cup, on en connaît un qui ne serait pas fâché de se refaire une petite santé en récupérant l'événement, comme le Chi avait su le faire en 1998. En toute franchise -c'est à dire comme à l'ordinaire- cela me serait fort désagréable de voir l'innommable parader dans les salons de l'Élysée, distribuant des colifichets à la boutonnière de quelques milliardaires fessus à tunique bleue, tout en racontant sa vie en faisant mine de féliciter les récipiendaires.
Nous n'en sommes pas encore là. Pourtant, ainsi que la vérole se répandant tout-à-trac sur le bas-clergé, certains membres du gouvernement, comme d'autres, se sont rués sur le buzz provoqué par la mimine de Thierry Henry. Rama Yade, qui, pour des raisons qui échappent à l'entendement, est la personnalité politique préférée des Français, y est allée de son couplet pour commenter et défendre, comme un vulgaire Thierry Roland, le but qualificatif adultéré alors que dans le même temps, Mamie Bachelot maugréait sur la piètre qualité du jeu de la sélection de Raymond Domenech. Quant au ministre chargé de la liquidation de mai 68,il a cru bon de faire couler son commentaire d'un robinet d'eau tiède.
Ce personnel politique nous montre une image bien curieuse de ses préoccupations fondamentales. Ne devraient-ils pas plutôt prendre exemple sur le Premier ministre François Fillon, qui, tel qu'on le voit ici drapé de dignité et de sérieux, mène le navire français  vers un cap de plus ou moins bonne espérance...
Pour ceux qui auraient envie de se documenter agréablement au sujet du foot, je conseille ce livre d'Astolfo Cagnacci Pays du Foot : il y décrit notamment l'épopée de malheureux joueurs italiens débarquant glorieusement en tenue d'été, et sans rechange, en 1950 au Brésil, avec casque colonial et culottes courtes, en plein hiver de l'hémisphère sud... Effet garanti.

Commentaires

Quand au ministre... teuf ! teuf ! Heureusement que tu as de bons lecteurs-correcteurs comme moi.

Écrit par : Dominique | jeudi, 19 novembre 2009

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Diable, c'est bien vrai, tout ça ! Et je n'ai même pas l'esscuse de tapoter sur un Blackberry...
Voulais-tu écrire, «Heureusement que tu as, comme moi, de bons lecteurs-correcteurs» ?

Écrit par : Olivier | vendredi, 20 novembre 2009

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Les commentaires sont fermés.

 
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