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  • Perluette anti-sursuicidité*

    telephone.1244988302.jpgOn vient d'apprendre qu' à la suite d'une vague d'autolyses affectant un certain nombre de ses employés, l'entreprise France Télécom a entrepris de procéder à la construction d'un immeuble «zéro suicide». A priori, la mesure pourrait sembler satisfaisante.
    Il y sera impossible de se défenestrer ou se sauter dans le vide en empruntant une terrasse accessible ou une passerelle.
    Personnellement, je n'y vois aucun inconvénient, à condition que tous les bâtiments de ladite entreprise soient également aménagés de manière à ce que plus aucun employé des P&T ne se risque à augmenter, par une décision aussi désespérée que définitive, les chiffres de la sursuicidité* francotélécomique.
    Ne devrait-on pas, forts de l'expérience née de la compétition automobile, nous inspirer des méthodes prophylactiques  expérimentées avec un certain succès sur les courses de phormule un, en proposant aux employés de France Télécom une panoplie identique à celle équipant Nelson Piquet Jr, lors de sa tentative de suicide au cours du Grand Prix de Singapour 2008. Le désespéré avait pu être extrait sans dommage de la carcasse de son outil de travail avant d'être pris en charge par une cellule d'aide psychologique avec, pour seule légère séquelle, le dénouement que l'on connaît, à savoir un juste licenciement du salarié reporté à l'année suivante, pour destruction de matériel.
    Pour le moment, ne serait-il pas plus sage d'opter pour les mesures suivantes, à effet immédiat :
    - port permanent du casque intégral.
    - parachute dorsal
    - parachute ventral
    - parachutes latéraux, pour l'équilibre général.
    - fauteuil capitonné
    - suppression des cutters, trombones, taille-crayons, crayons, stylos et stylets de tous styles.
    - airbags intégrés au poste de travail, aux tiroirs,  aux destructeurs de documents et à la corbeille à papiers.
    - bracelet électronique à patch incorporé diffusant une dose suffisante et personnalisée de Tranxène.
    - remplacement des téléphones filaires par des mobiles, afin d'éviter les pendaisons intempestives.
    La liste n'est que provisoire, mais nul doute qu'avec ces quelques mesures de bon sens et un bon lavage de cerveau, l'opérateur pourra, sans désemparer,
    reprendre son entreprise de dégraissage.
    * Je reprends à dessein l'expression qui nous avait quelque peu surpris. Depuis la toussaint 2008, l'expression semble connaître un certain succès...

  • Lucy est dans le ciel, avec ses diamants

    Manque de bol, Lucy a «manqué» de peau !
    Et la maladie a fini par avoir définitivement la sienne.
    Lucy in the sky with diamonds, le titre des seuls scarabées archi-connus à ne pas avoir été produits par des usines germaniques, a suscité beaucoup de curiosité et alimenté de nombreuses conversations : quelle pouvait bien être l'origine de ce titre sibyllin ?



    Parmi les hypothèses de travail des chercheurs scarabéens officiels, et surtout officieux, on trouvait la proposition suivante : il s'agissait, selon toute vraisemblance d'un développement subliminal des initiales d'un composé issu de l'ergot de seigle, le diéthylamide de l'acide lysergique, produit par inadvertance dans les laboratoires helvétiques des Compagnons de Bâle de chez Sandoz.
    Une version plus acceptable, présentée comme véritablement homologuée avec le certificat de garantie, avance que le fils de Lennon aurait rapporté  de l'école un dessin représentant une petite camarade de classe avec des diamants dans le ciel.
    La chanson des Beatles n'était pas mal du tout. Entre nous, quelle que pût être l'origine du nom de ce morceau, on s'en tamponnait généreusement le coquillard.
    L'anecdote concernant Lucy O’Donnell est consultable, par exemple, .

  • BHL : toute la misère du monde !

    M. Béhachelle était l'invité de Parlons net (France Info).
    M. Béhachelle en a profité pour, une fois n'est pas coutume, faire l'éloge de Pierre Bourdieu. Nom de dieu ! Un éloge relatif, cela va sans dire.
    M. Béhachelle déclare apprécier le Bourdieu première mouture, autant dire  d'avant-guerre.
    Et comme M. Béhachelle cite en exemple La Misère du Monde, dudit Bourdieu, nom d'un chien, un fâcheux, puis un autre lui font aimablement remarquer qu'il s'agit quand même d'une œuvre tardive de son pote partiel.
    Comme M. Béhachelle a toujours raison, quand on lui dit le nom Bourdieu, il sort son i-phone.
    Et là que se passe-t-il ? Un miracle
    C'est à environ 6 minutes du début, c'est un peu long, mais comme c'est charmant !

     

  • Bassesse et petitesse

    Que penser des arguments de bas étage  ainsi utilisés à seule fin de salir la réputation d'un si grand homme ?

    C'est petit, c'est bas ! Des arguments  qui, au fond, rabaissent le ouèbe à la hauteur du caniveau.
    Je disait donc petit : Un qui ne manque pas d'air et de grandeur, et qui semble vouloir prendre de la hauteur, c'est Maître Eolas, qui twitte à qui mieux-mieux pour déverser une verve vengeresse contre les «nonistes».  On se demande pourquoi.
    Deux de ses aimables éjaculations twittées :  «Irlande : à une semaine du scrutin, le oui est en passe de l'emporter. J'ai hâte de voir les nonistes s'incliner devant le peuple». Puis «Lire des nonistes crier à la manipulation médiatique pour expliquer la probable victoire du oui est le summum du comique».
    Je n'ai rien contre les gens qui sont favorable au oui : après tout, la question ne nous est plus posée, et ne le sera jamais plus, ce qui, soit-dit en passant fera plaisir à Maître Eolas, à Daniel Cohn-Bendit, tout comme à Patrick Éric (Merci Dominique...) Zemmour qui exprime précisément le fond de sa pensée  au bout de 4 min et 36 s de cette vidéo
    Loin de moi l'idée d'attenter au droit de penser et de dire ce qu'il veut, mais j'ai du mal à comprendre, en quoi il est jouissif de constater que le peuple irlandais votera (peut-être) oui à la proposition de ratification du traité de Lisbonne, comme si cela pouvait effacer les avis français et néerlandais.
    On imagine son explosion de joie, le soir du  29 mai 2005, à voir les «ouistes» refusant le résultat de la consultation référendaire,  ne pas s'incliner devant le peuple, et de voir ensuite les représentants du peuple prendre leur revanche en catimini à Versailles.
    Non seulement la plèbe est conne, mais ça fait un plaisir fou à certains de lui écrabouiller la face quand elle est à terre. Merci pour votre noblesse d'âme cher maître.
    Décidément, la démocratie est un long fleuve tranquille.

  • De l'eau déshydratée ?

    «La Lune n'est pas sèche. Sa surface recèle des milliards de milliards de molécules d'eau ! Elles se nichent juste à la surface, sur un millimètre d'épaisseur environ. De quoi récolter... un demi-litre par terrain de football».
    Moooouais....
    Quand j'entends parler de volumes d'eau, je sors ma calculette.
    Voyons voir : un terrain de fouteballe mesure, tel que cela est défini par le règlement international de Fouteballe Associécheunne, entre 90 mètres et 120 mètres en ce qui concerne la longueur et de 45 mètres à 90 mètres pour la largeur.
    Prenons un terrain de foute standard, celui de Saint-Remy-en-Bouzemont-Saint-Genest-et-Isson, dont l'équipe fanion évolue dans un championnat départemental d'une série à vérifier. Ma dernière inspection sur les lieux, qui remonte à plusieurs décennies, quand même, me laisse penser que l'on pouvait estimer l'aire du rectangle engazonné à 5400 mètres carrés ou encore 540 000 dm carrés. Une pellicule d'eau d'1 mm d'épaisseur (0,01 dm) répartie sur cette surface ferait, en définitive 540 000 dm x 0,01 dm, soit 5400 décimètres cubes, et par conséquent la même valeur en litres d'eau plate...

    L'eau sèche de la lune est peut-être finalement un petit peu plus humide qu'on semble le penser chez certains
    ...

  • Comment se faire rouler

    regolo.jpgComment, dans la vie, débuter brillamment, pour se faire ensuite mener en bateau, et  échouer lamentablement, se faisant rouler en beauté, et tout ça pour des clous ?
    Attilius Regulus -ou en italien d'aujourd'hui Attilio Regolo- n'avait, malgré ce que semble vouloir faussement indiquer son patronyme, rien de particulièrement marrant. Ce dignitaire romain, en bien des occasions, eut pour loisir de mettre au pas maintes lointaines peuplades péninsulaires récalcitrantes, voire frondeuses, pour ne pas dire rebelles, en sorte qu'il fut un temps lauréat du concours de circonstances qui l'expédia vers la région des Pouilles dans le but de prendre la tête de troupes fortement cuirassées ardemment désireuses de réduire en purée cette populace tout aussi méridionale que méprisée. On appela ces réjouissances guerres puniques qui se révélèrent, par proximité phonétique, et par usage immodéré du glaive et de la lance  tout de même très punitives.
    Tout auréolé de cette récente gloire martiale, son retour en vainqueur dans la capitale suscita une certaine admiration parmi l'assemblée de blanches toges devant laquelle il fit un rapport circonstancié quoiqu'un peu hâbleur.
    Ses qualités de stratège et ses preuves de courage, dûment homologuées ainsi que gravées dans le travertin servant à l'enregistrement des performances de l'époque, incitèrent les sénateurs assemblés à proposer à Attilius Regulus d'aller se faire voir ailleurs. Entendons-nous bien, ailleurs que chez les Hellènes. Contrairement à tout ce que l'on croit, tous les chemins ne mènent pas à Rome, surtout lorsqu'on est déjà au cœur de la cité-mère, et c'est dans une succursale d'Afrique du Nord que célébra beaucoup plus tard un chanteur ténébreux qu'on l'expédia, en 256 avant J.-C., avec de nombreuses armes et fort peu de bagages. La mission qui lui était assignée ne consistait nullement en l'implantation d'un nouveau village du club Méditerranée, mais de réduire la menace que représentait cette Carthage prête à tous les soulèvements, complots, révoltes, fourberies et vacheries en tous genres. Le Carthaginois, on le sait, est par nature un être peu avenant, discourtois, rugueux, brutal et au coup de surin facile.
    Le voyage fut bref et l'avancée terrible. De caractère naval, la rencontre initiale se solda par une victoire nette et rapide du consul romain. Maints prisonniers furent faits et conduits au cachot.
    La deuxième rencontre se fit quelque temps plus tard en plus terrestre lieu. Attilius Regulus, qui avait le trait, n'attendit point que l'adversaire déclenchât la clepsydre pour avancer de deux cases son premier pion.
    Alors que l'action paraissait fort bien engagée -en dépit d'une ouverture d'un classicisme peu en rapport avec les qualités qu'on reconnaissait de façon unanime à Regulus- et que les assaillants pouvaient entrevoir une conclusion heureuse, le vent tourna en faveur des défenseurs à tel point qu'ils réussirent, par une
    habile manœuvre combinatoire, à effectuer une terrible «fourchette» à l'effet dévastateur, permettant de mettre la main sur le celui qui avait juré de leur faire rendre gorge.
    Les Carthaginois proposèrent en définitive un deal au captif : il repartirait pour Rome avec la mission de négocier devant le sénat qu'on leur fiche un peu la paix et qu'on leur rende au plus vite une bennée de prisonniers.
    Reparti pour Rome avec quelques-uns de ses hommes, Attilius Regulus se présenta devant le sénat en livrant publiquement les tenants et les aboutissants du conflit dans lequel il était empêtré.
    On supposait que le consul chercherait par tous les moyens à préserver sa peau : n'avait-il pas promis à ses adversaires de se présenter devant eux au cas sa mission aurait échoué.  Pourtant il demanda qu'on n'accédât en aucun point à la demande  de l'ennemi ! Et le sénat tout entier le suivit.  Il se présenta bien devant ses adversaires, peu ravis de la nouvelle qui ne les arrangeait guère. Les chefs de Carthage lui firent payer cher ce coupable forfait, qui valait trahison. C'est lui qui fut puni, avec toute  la cruauté qu'on peu supposer.
    tonneau.jpgUne visite au Castelvecchio, à Vérone, durant l'été 2003, fut pour moi  un véritable supplice, alors que les thermomètres affichaient 38°C à l'intérieur des salles pourtant climatisées du musées. Pourtant, cela ne représentait plus grand chose après avoir trouvé, au fond d'une salle obscure, une huile sur bois représentant le martyre d'Attilio Regolo. L'image du supplicié dévalant la pente d'une colline à l'intérieur d'un baril rempli de clous et de lames laissait imaginer que l'épreuve n'avait aucun rapport avec les joyeusetés mygalesques d'un vulgaire Fort Boyard...
    Au fond, on se doute bien qu'il y a beaucoup de légende en sur-couche dans cette représentation tenant de la construction grand-guignolesque.  Et puis au fond, un Romain ne pouvait qu'être héros ou martyr.
    Saint Augustin, qui avait à vrai dire observé la scène d'assez loin, penchait sur l'enfermement en station debout, dans une boîte hérissée, dans son intérieur, de longues pointes métalliques. Quel plaisir était-il possible d'éprouver à la vue d'un condamné tentant désespérément de résister au sommeil, à la faim et à la soif tout en gardant station verticale ?
    On peut toujours se dire que ça, ou le croc de boucher, ce n'est en définitive qu'une affaire de goût...