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lundi, 31 août 2009

Wenn Michel Serres Kultur hört...

23.jpgQuand j'entends parler Michel Serres, je sors mon dictionnaire.
Michel Serres cause dans le poste le dimanche soir, avec son compère Michel Polacco, pour nous entretenir au sujet de thèmes divers et variés. Ce dimanche 30 août 2009, la chronique avait pour thème Tarzan. Au beau milieu de sa bafouille, Serres nous sort un délicieux : «Voyez, comme Goring disait, comme Guéring disait, que quand il entendait parler de culture, il sortait son revolver»
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Bon; il est bien possible que Hermann Göring ait effectivement ressorti, à l'occasion, cette plaisante saillie attribuée plus souvent à Baldur von Schirach, comme il est possible de l'entendre dans le film «De Nuremberg à Nuremberg», lequel von Schirach trouvait, lui aussi, intelligent de tartiner à loisir ladite phrase.
Pour être plus exact, il faudrait citer ce qu'a écrit l'affable Hanns Johst dans sa pièce de théâtre Schlageter jouée en 1933 : « Wenn ich Kultur höre... entsichere ich meinen Browning ».
Et pour être plus juste, le Browning est un pistolet automatique, et non un revolver.
Et pour être totalement complet, Christine Largarde n'a jamais prononcé cette phrase. Elle s'est juste contentée de : «La France est un pays qui pense. J’aimerais vous dire : assez pensé maintenant, retroussons nos manches»

09:40 Écrit par boeufquipleure dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : michel serres, hanns johst, culture |  Facebook |

Commentaires

“Vous me connaissez et savez que je ne peux garder le silence. Il y a des circonstances où se taire, c’est mentir. Car le silence peut être interprété comme un acquiescement. “Je viens d’entendre un cri nécrophile et insensé : Vive la Mort ! Et moi, qui ai passé ma vie à façonner des paradoxes, je dois vous dire en ma qualité d’expert, que ce paradoxe barbare est pour moi répugnant. (...)
Cette université est le temple de l’intelligence. Et je suis son grand prêtre. C’est vous qui profanez cette enceinte sacrée. Vous vaincrez parce que vous possédez plus de force brutale qu’il n’en faut. Mais vous ne convaincrez pas. Car, pour convaincre, il faudrait que vous ayez des arguments. Or, pour cela, il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la Raison et le Droit avec vous."

Miguel Unamuno, 12 octobre 1936

Écrit par : Dominique | lundi, 31 août 2009

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Pas mal, pour un type qui avait été séduit dans un premier temps par le franquisme !
Il aura survécu deux mois à ces paroles...

Écrit par : Olivier | lundi, 31 août 2009

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Les commentaires sont fermés.

 
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