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Les Compagnons de la Marguerite à Berlin

A0010061.jpgImaginons un peu la situation suivante : en l'année 2001, un couple bien dans l'air du temps, M. Kévin N., 26 ans, de nationalité française, convole en justes noces avec Fraülein Gundrund W., 28 ans, de nationalité allemande, tendance Schleswig-Holstein. De cette union, dûment constatée par l'état civil de la République Une et Indivisible française, et transmise avec soins au Civilstand de la maison commune du lieu de naissance de l'heureuse mariée. De cette union naît, en l'année 2002, un enfant dont nous tairons le prénom, et dont la naissance est enregistrée, homologuée ainsi que répertoriée dans les tables des naissances de la commune du nouveau-né.
Mais voilà, comme dans la plupart des histoires d'amour, cela finit toujours mal, en général, et les tourtereaux se séparent.
Et ladite Gundrund décide alors, le divorce étant prononcé, d'emmener avec elle, ce qui est son droit le plus élémentaire, le lardon dans ses bagages.
Mais ce serait trop simple ! Encore faut-il se débarrasser des traces du géniteur-gêneur. Qu'à cela ne tienne, les services de l'état-civil allemand,
très en avance sur leur temps, ont tout copié sur Jean-Pierre Mocky qui, en 1966, avait montré comment il était possible de passer outres certaines contingences purement formelles.
Bref, doit-on accuser les Allemands d'avoir piqué une si belle française idée ?

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