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jeudi, 28 mai 2009

Corps Francs anti-opinels

armes1.JPGL'innommable a donc ressorti ses meilleures armes à l'approche d'un scrutin duquel il ressortira vainqueur avec 28% des voix, ce même chiffre de 28% étant également le niveau de popularité actuel de Ségolène Royal, niveau jugé «catastrophique» par le même innommable. Sa meilleure arme, c'est le spectre de l'insécurité, ses discours de marchand de cravates à la sauvette pour remotiver l'électorat populaire sur des sujets populistement juteux en matière de bulletins de vote.
Devant un parterre de flics de toutes essences confondues, il a ressassé ses vieilles recettes :
«Nous ne devons avoir aucun tabou à l'égard des chiffres, et j'ai toujours préconisé la plus grande transparence. Quand les chiffres ne sont pas satisfaisants, l'attitude responsable ne consiste pas à les dissimuler.
Mais bien au contraire à prendre les mesures nécessaires pour qu'ils s'améliorent. Quand il sont bons, il est juste de le dire, et de vous en féliciter.
C'est ainsi, quoiqu'en disent certains -à la mémoire certainement trop courte-  que des progrès considérables ont été accomplis depuis sept ans : le nombre de crimes et délis a diminué de près de 15% entre mai 2002 et mai 2009. Il avait augmenté dans les mêmes proportions dans les années précédentes.Sur la base du pic sans précédent atteint en 2002, 2 millions de crimes et de délits ont été évités à nos compatriotes. Jamais le taux d'élucidation des affaires n'a jamais été aussi élevé...» et patati, et patata.
Pourtant, comme le rappelle Emmanuel Todd, «tout cela ne doit pas faire oublier que le taux d'homicide [en France, ndlr] reste à peu près stable. En 1936, il était de 1,1 pour 100 000 habitants, en 1968 de 0,8, en 2000 de 0,7 comme au Royaume-Uni, contre 0,9 en Allemagne, 1,2 en Suède, 6,2 aux États-Unis, 10, 8 au Mexique, 28,4 en Russie, 60,8 en Colombie. Le sentiment de vide, religieux et idéologique, explique autant que la réalité objective le phénomène d'angoisse sociale qui a conduit, irrésistiblement, à la montée du sentiment d'insécurité».
Pourtant, sans aucun doute, et comme d'habitude, le message du génial président sera entendu cinq sur cinq.
Ses lourdes allusions au sujet du pic de criminalité de 2002 sont là pour rappeler que les socialisses ne sont capables de faire régner que le désordre et le crime généralisé.
Lui, meilleur président au monde, ne se laisse pas bercer par de bons sentiments, et propose fouilles, portiques de détection, création de corps francs de réservistes de la police pour procéder à des contrôles : finis les poignards, dagues, cimeterres de tous genres, kalashnikov, M16, bazookas et bombes atomiques du pauvre. Passés au sarkocrible anticriminalité, collégiens et lycéens de France, mais pas de Navarre, pourront, au moyen de casques lourds, gilets pare-balles et masques à gaz, suivre paisiblement les cours sous la surveillance de la nouvelle milice anti-couteau-de-cuisine.
Tiens, au fait, 2002, c'était, comme par hasard, l'année, ou plutôt la troisième année où les comptes sociaux de la France étaient en équilibre...

18:21 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : innommable |  Facebook |

mardi, 26 mai 2009

Anticrétin

Au collège, faut-il interdire les armes ou les portables ?
Énigmatique question !
On pourra lire l'article un peu plus dans son jus sur le blogue de l'anticrétin.
Ainsi donc libellée, l'interrogation consubstantielle au titre de ce billet de Marianne, qui est en fait la reprise d'un article du blogue de Jean-Paul Brighelli -qui n'est pas un crétin...- pourrait laisser penser que c'est parce que le port d'arme est toléré à l'école qu'il conviendrait enfin de se pencher sur le problème.
Il serait possible également d'envisager la phormulation subsidiaire : «Faut-il autoriser les armes ou les portables ?», qui sortirait du même tonneau frelaté.
À chaque fait divers son projet de loi. Brighelli semble surfer en l'occurrence sur le buzz provoqué par le coup de surin inopportun afin de refiler -en promotion- ses fonds de sauce roboratifs, les mesures qu'il propose (ou plus exactement qu'il reprend d'un autre ouvrage) tenant d'un inventaire à la Prévert chargé de truismes villiéristes et d'évidences ségoléniennes, naviguant sur les  eaux douteuses de l'honnêteté très relative et celles de la démagogie éclatante.

14:51 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean-paul brighelli, armes |  Facebook |

S.T.O.S.H.S.P.

frederic-lefebvre-inutile-reduite.1239432501.jpg«Permettre à des salariés en arrêt-maladie de travailler».
Cette géniale trouvaille ne pouvait que sortir du cerveau -parfaitement irrigué- de Frédéric Lefebvre, le fameux lieutenant des chevau-légers de la sarkozye galopante.
Comme on le sait, les malades en arrêt de travail sont les victimes de la vivace survivance d'une tradition née du Front Populaire  et parvenue jusqu'à nous grâce à la complicité de régimes successifs ayant fait honteusement allégeance aux diktats socialo-communisses.
La mission salvatrice et messianique de Frédéric Lefebvre est de débusquer, en réalité, les glandeurs de tout poil, en démasquant ces fraudeurs en les prenant à leur propre jeu. 
À la question :
«N'est-ce pas une remise en cause de l'arrêt-maladie ?» , Freddy a répondu prestement : «C'est un nouveau droit pour le salarié, déclenché uniquement à sa demande et si un certificat médical l'y autorise». Belle occasion de faire la chasse au médecins qui prescrivent abusivement des arrêts de travail. On se doute, évidemment, que ce n'est pas le même toubib qui établira un arrêt de travail et rédigera dans le même temps un certificat d'aptitude au boulot ! Il sera facile de demander des comptes à ceux-là qu'ont la fâcheuse manie de prodiguer des repos intempestifs à des tireurs au cul et à des parturientes imaginaires... Pour seul exemple, on citera celui de Mme Rachida Dati, on voit bien qu'une mise bas peut parfaitement être suivie d'une reprise rapide d'une activité professionnele intense.
On aura compris, que sous couvert d'une demande d'activité rémunérée durant un congé maladie, des agents-vérificateurs de la Französische Soziale Sicherheit, se rendront prestement au domicile du quémandeur pour le sommer de fournir quelques menues éclaircissements  au sujet de son arrêt intempestif, avant sa garde à vue puis sa mise en examen pour escroquerie auprès des Assurances Sociales.
On ne soulignera jamais assez le talent inventif de Frédéric Lefebvre, et sa contribution massive à l'explosion d'un ordre nouveau basé sur le volontariat. Aura-t-il l'audace de proposer un Service du Travail Obligatoire en Services Hospitaliers de Soins Palliatifs ?

samedi, 23 mai 2009

Flics in, prof out.

gcduguet.1.jpg«Darcos serait toutefois prêt à transiger avec, par exemple, des détecteurs de métaux portables plutôt que des portiques pour localiser les armes - y compris des battes de base-ball -, ou un nouveau corps de fonctionnaires de l’Education nationale - et non des policiers - pour repérer les élèves suspects à l’entrée et à la sortie des écoles…»
On lit bien : un nouveau corps de fonctionnaires de l’Education nationale pour repérer les élèves suspects à l’entrée et à la sortie des écoles.
Repérer des suspects à l'entrée et à la sortie d'établissements : de toute évidence, cette mission relève notoirement du domaine de la gent policière. On peut éprouver quelque peine à imaginer le cheminement intellectuel qui mènerait un aspirant professeur à endosser tout-à-coup les habits de Pandore ou de Flageolet.
Outre l'interrogation qu'on sent poindre au sujet de la formation d'une manière de corps de cavaliers et chevaliers du guet, on peut légitimement s'interroger au sujet de la décision de ne plus remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, sans assumer le nouveau principe : plus de flics, plus du tout de profs.
Qu'en pense Carla ?

mardi, 19 mai 2009

Vivent les souliers à clous !

cndi9ilc.jpgMon billet précédent contenait cette expression, sans savoir qu'elle irait comme une chaussette à celui que vous pouvez lire ici.
S'agirait donc de godasses, ou plus exactement de godillots. Mais pas des souliers créés par Alexis Godillot, mais plus précisément de députés godillots.
Sont-ce des lèche-bottes, des traîne-savates, restent-ils plus souvent qu'à leur tour les deux pieds dans le même sabot ? Méritent-ils des coups de pompes dans le derrière ?
Les députés-godillots ne sont pas contents d'être montrés du doigt. On sent même poindre une sourde colère parmi les épinglés de la flemme parlementaire.
«Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous (une anti-émission de France-Inter présentée par personne...» Also sprach José Artur dans une émission d'un autre siècle. Peut-être nos vaillants paresseux ont-ils trouvé dans cette phormule leur raison de siéger.

benoist_apparu.pngPuisqu'il nous faut des coupables, examinons d'abord le pas de notre porte, afin de vérifier si notre député si brillant, si parfait à tous points de vue (à qui je demandais, un jour, s'il était plutôt sarkozyste ou plutôt chiraquien avait eu cette réponse tout à fait surprenante : «un peu des deux...» ) était en mesure de mériter la considération que lui confère le titre de représentant de la légitimité populaire.
Si l'on en croit cette page, le pauvre Benoist est encore un homme de paille toujours en herbe...

Colonie pénitenTiaire ?

Moto%20Police%20Lausanne.jpgChristian vroum-vroum Estrosi -dont la fleur bleue est toujours aussi contondante,-est un chic type : il vient d'avoir une pensée pour les enseignants, suite au coup de surin intempestif d'un garnement de treize ans (on vous avait bien dit que ce chiffre porte malheur...) en direction des côtes de l'hémithorax gauche (à moins qu'il s'agisse du droit, va savoir...) d'une déveinarde professeure de mathématique, eh bien ! notre motomaire niçois vient de trouver une idée qu'elle est géniale : la création d'un corps de police destiné à la sécurité dans les établissements scolaires.
C'est bien, de faire preuve de sollicitude, de temps à autre, pour une corporation qu'on déteste en temps ordinaires.
Sous peu, on pourrait donc voir fleurir les miradors aux quatre coins des collèges, les rondes des brigades cynophyles aux alentours des écoles maternelles, les contrôles d'identité dans les couloirs des écoles élémentaires, et les fouilles au corps dans l'ensemble des établissements du second degré.
Vive les souliers à clous des futures Sections Adaptées et Sections Sécurisées !
La plaisanterie, en revanche, pour l'ami Estrosi, c'est toujours au premier degré.

12:41 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |