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mardi, 17 mars 2009

Coup de Massue !

Il se trouve que l'autoproclamé «généalogiste officiel» du Général De Gaulle vient, si l'on en croit l'avis de décès paru la semaine passée, de franchir l'Achéron, pour aller faire un brin de causette à son pote Marcel Massu.
Le bon «docteur», «lauréat de l'académie française» pontifiait à l'envi à propos de tout ce qui portait képi, avec étoiles de préférence, et à qui-mieux-mieux si lesdits porteurs de képi étaient plus ou moins d'origine champignacienne.
Je me souviens avoir écrit quelque chose au sujet de Cabu, qui avait vu disparaître sa maison natale sous les coups de boutoir des tractopelles et autres masses destructrices lors de la campagne de démolition massive du centre ville de Champignac dans les années septante. Je lançai au passage quelque amabilité pour le dessinateur pour mieux balancer d'autres amabilités d'un autre genre au sujet du Général Gégène, avec un «de sinistre mémoire» qui avait valu quelques lettres de démission de l'association de laquelle je fus secrétaire puis président, avant de prendre un congé définitif pour objection de conscience protectopatrimoniale.
Le Bon Docteur ne démissionna pas, vu qu'il ne s'acquittait plus depuis longtemps de sa cotisation, tout en prétendant avoir été membre fondateur des Amis du Vieux Champignac...
Un soir, lors d'une réunion de l'association des Augustins à laquelle j'avais été convié, le célèbre écrivain, à ma vue, se leva, rechaussa ses sempiternels gants de peau, se dirigea vers moi d'un pas lent mais décidé, s'arrêta et me fixa :
- vous savez que j'ai beaucoup d'admiration pour le Général Massu !
- eh, oui ! répondis-je, on ne pas avoir que des qualités..

Puis il s'éclipsa.
Marcel Massu, ce natif de Champignac -comme Xavier Bertrand, mais différemment de Cabu et de Pierre-Dac- était plus ou moins apprécié.
Début mai 1998, une messe était célébrée à Champignac en l'honneur du sulfureux Marcello, ce qui ne fut pas du goût de tout le monde dans le village, dans lequel, j'ai sans prétention, pour certains du moins, mauvaise réputation.
Voilà ce qu'on pouvait lire dans l'union, du 6 mai 1998 :
«Si Paris vaut bien une messe, Châlons ne vaut pas un tel coup de Massu». Diffusé, dès hier matin à Châlons, un texte et un dessin Satirique ont condamné la célébration du 90e anniversaire du général Massu à Châlons. Les élus de gauche (PS-PC et Mouvement des Citoyens) avaient dès lundi très fermement stigmatisé cette célébration mettant à l'honneur un officier au rôle contesté durant la guerre d'Algérie. Les élus de l'opposition municipale étaient d'ailleurs hier absents de la totalité des cérémonies prévues».
BBBMassu.jpgIl se trouve que j'étais l'auteur dudit dessin satirique dont il est question ici, mais pas l'auteur du texte. Il s'agissait pour les connaisseurs d'une adaptation d'un ancien dessin de Cabu où il faisait dire à Charlie : «alors, Massu, toujours aussi con ?», lequel répondait :«comme un Châlonnais, mon général !»
Le plus rigolo, c'est que les perdreaux qui passaient par là lors de notre collage sauvage au ruban adhésif, nous interpellant, mon compère Bruno (pas BBB, mais «le Maltais», qui avait conçu le texte du dessin...) et moi, chapardèrent au passage les affichettes délictueuses.
Faulte d'affichage, c'est L'Oignon qui en assura en définitive la publicité...
Lors de l'interpellation, ce qui était le plus comique, c'est que les officiants de la maison Poulaga se renseignèrent par téléphone au sujet des contrevenants, mais aussi du type dont il était qestion. Cela donna cela :
- Pas fichés au casier judiciaire, O-K ! Il est bien question d'un nommé Massu qui doit se rendre ici demain, mais on ignore de qui il s'agit...
Il y a des manques de notoriété qui se perdent !

11:37 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : massu, messe, veillerette |  Facebook |

Commentaires

J'ai rencontré le Bon Docteur à la défunte librairie papelarde où il dédicaçait ses livres pour la bonne bourgeoisie du coin. Il n'y avait pas foule devant sa table, si bien qu'il pontifiait devant deux vieilles dames à cheveux argentés et foulard Hermès. Cela tenait du courrier des lecteurs du Figaro, avec tous les lieux communs d'usage ou les sous-entendus calomnieux au sujet de la gauche au pouvoir. On avait affaire à la caricature de son milieu, ces gens-là s'autoconvaincant sans qu'ils prennent la peine d'examiner leurs préjugés ou leurs ragots de bas-étage (mais le tout dit sur le mode du beau langage de la bonne compagnie).

Écrit par : Dominique | mardi, 17 mars 2009

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Pour être de la famille du "bon Docteur", je me permets de dire que c'était certes un homme haut en couleurs...
Mais nous l'avons enterré dans la dignité et la discrétion.

Je suis ravi de constater que même son décès ne passe pas inaperçu, et qu'après celui-ci sa mémoire est respectée... bien entendu comme pour tout souvenir il y a quelques inexactitudes... et des coups de massue bien haineux et surtout bien inutiles.

Pour la réponse, je suis de gauche, je lis Le Monde et je cherche désespéremment un foulard Hermès... et pourtant j'ai aimé cet homme et son caractère... à qui appartiennent les préjugés et les ragots de bas-étage... sur un mort?

Sur ce, je retourne à ma discrétion.

Écrit par : De la famille... | vendredi, 22 mai 2009

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«bien entendu comme pour tout souvenir il y a quelques inexactitudes...». J'attends les précisions...
Difficile d'identifier le commentateur, même au moyen de http://www.barbery.net/anagram/
Alors cela pourrait donner :
adn Lezard calin
Clan de lard nazi
adn nez lard Laic
Bof !

Écrit par : Olivier | samedi, 23 mai 2009

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