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vendredi, 06 mars 2009

Vendredi, c'est peau d'zébi !

vendredi_Femmes_engagees.jpgPour exciter le peuple
Et les folliculaires
Qui-est-ce qui veut me prêter
Sa croupe populaire
Qui-est-ce qui veut m'laisser faire
In naturalibus
Un p'tit peu d'alpinism'
Sur son mont-de-Vénus
Trompettes de la renommée
Vous êtes bien mal embouchées...


Sur Marianne2.fr, pour avoir osé faire remarquer que Vendredi ne paie pas les contributeurs, le Bœuf qui Pleure a été moqué d'une façon si honteuse qu'il a sur-le-champ porté l'affaire devant le Comité d'Éthique Lacrymobovin, lequel devrait rapidement s'exprimer sur la suite à donner à ce conflit de loyautés :
«10. Posté par M. le 05/03/2009 10:40
Je confirme ce que vient de dire Mrs Clooney, notre participation est gratuite pour tout le monde, c'est un partenariat entre Vendredi et Les Femmes Engagées. C'est curieux qu'il soit impossible aujourd'hui de créer gratuitement, se fédérer solidairement autour d'une cause commune.
Il n' y a pas d'arnaque là dedans, seulement des gens intelligents qui savent travailler ensemble et faire évoluer les réflexions ensemble. Sûr que ça en fiche un coup pour cette société qui ne sait pas travailler sans être rémunérée, pour ces blogueurs qui ne savent pas écrire un article gratuitement, à diffuser à un plus large public. Si ça peut sauver une partie de la presse française qui fait partie de notre patrimoine culturel, oui, je referais cette expérience sans hésiter !»
( les rehauts sont imputable au BQP)

Vendredi a décidé de s'autopromouvoir gratuitement en faisant appel à des blogueuses, qui ont donc, bénévolement, confié leur matière première à ce journal.
Well !
Il se trouve que le contenu de mon blogue a été repéré à plusieurs reprises au point de me voir un beau matin sollicité par une charmante demanderesse :
«Nous sommes un nouvel hebdomadaire, dont le premier numéro est sorti en kiosque le 17 octobre dernier.
Il est réalisé principalement à partir d'une sélection d'articles publiés sur Internet. Jacques Rosselin, Alfred Mignot et Philippe Labarde en assurent la direction éditoriale.
Nous lisons avec intérêt votre site et avons sélectionné des extraits de votre article intitulé "Notre ennemi, c'est notre maître !" pour publication dans le numéro 13 en kiosque le 23 janvier.
Seriez-vous d'accord pour qu'il apparaisse dans nos pages ?
Nous tenons à rémunérer les auteurs et avons prévu, pour les mois de lancement, un montant forfaitaire symbolique de 50 euros par article publié.
Avec mes remerciements anticipés,
Maud Etienne
Responsable blogs et sites d'information
Apaches - Vendredi.info
01 58 30 51 00
50ter, rue de Malte
F-75011 Paris
www.vendredi.info »

Comme je ne suis pas le mauvais bœuf, j'ai bien voulu.
Lors de la publication, j'ai noté que le billet avait été par endroits réécrit, et pas vraiment amélioré... Mais bon.
Une seconde fois, Vendredi me claquait la une, s'il vous plaît, avec une teutonnerie plaquée en colonne de gauche. Délicate attention...
Pour faire paraître cela, Mlle Vendredi a fait ses plus beaux yeux de biche pour me demander cela :
«Bonjour M. LeBœufquiPleure
J'espère que vous allez bien.
Nous avons sélectionné un de vos billet appelé "Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübert" pour le prochain numéro de Vendredi.
Seriez-vous d'accord pour que nous le reprenions ?
Je vous remercie.
Maud»

Ma réponse :
«Je veux bien,... mais la dernière fois que vous m'avez contacté pour publier l'un de mes billets vous aviez évoqué une rémunération... J'espère que ce n'est pas une promesse supplémentaire de Sarkozy...
Bon, si vous reprenez le titre, mettez-le en entier, car celui du blogue est coupé par le formatage imposé par M. Hautetfort....
Le titre est : «Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgaben- übertragungsgesetz»

Voilà pour éclairer la lanterne de la «Mariannaute» qui estime que le Bœuf est pingre et âpre au gain.
Le contenu des blogues est le produit de leur imagination. Le principe de l'hebdo Vendredi est de puiser dans ces blogues pour réaliser un journal destiné à être vendu, donc pour faire des bénéfices.
Si la demande d'autorisation de publication est bien réelle, j'avoue avoir quelque doute au sujet de la promesse de rémunération autrement que de façon symbolique, même si le symbole est en l'occurrence affiché à 50€ virtuels.
Pour revenir à la contribution mariannautique citée au début du billet, nul doute qu'il est possible de contribuer gratuitement à la rédaction d'un hebdo. Je doute simplement que la parution d'un billet dans l'hebdo Vendredi assure une hausse du lectorat  des blogues cités.
D'ailleurs, Libé s'était emparé d'une de mes contributions, mais comme j'avais publié ce billet dans le forum de Libé, la demande de parution ne devait pas s'imposer...
Comme quoi Le Bœuf sait aussi travailler pour le roi de Prusse !

18:12 Écrit par boeufquipleure dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : vendredi |  Facebook |

Commentaires

Oh ! on ne t'aurait pas payé alors que Rosselin n'a pas clamé autre chose sur mon blogue qu'il dirigeait le seul journal à rémunérer des blogueurs pour leurs écrits... Tu n'as pas eu tes 50 euros, pourquoi ? Moi, cela ne m'étonne pas de leur part, ils ne demandent pas la permission pour de courts extraits, ils refont les titres en plus vendeurs, ils bricolent les textes dits intégraux, ils font des montages de textes non payés pour faire croire à des polémiques, ils ne donnent jamais l'adresse exacte du billet (mais juste la page d'accueil) et je vais dire que je suis fort content de n'avoir été jamais été cité par ces parasites qui veulent se faire du fric facile sans jamais mentionner exactement les sources ou les contacter. On est très loin du modèle de Courrier international et on est plus proche d'un modèle d'exploitation de ressources non rémunérées ou non citées mais qui veulent bien se soumettre parce que Vendredi serait une autorité afin de devenir quelqu'un, cela porte un nom : l'esclavagisme.

Écrit par : Dominique | vendredi, 06 mars 2009

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Bon, c'est d'accord, je signe où ?

Écrit par : Olivier | vendredi, 06 mars 2009

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L'esclavagisme ! Pour un journal qui s'appelle Vendredi ? Diable. Pourquoi tant de haine et tant d'ignorance. Bon soyons sérieux...

Nous ne donnons pas l'adresse exacte du billet (trop longue), mais un lecteur peut en général retrouver facilement l'article. Nous avons pensé à un système de tinyurl. Nous réfléchissons au problème.

Pour le reste, nous rémunérons tous les articles publiés. 50 euros. C'est un début. Si Boeuf qui pleure n'a rien reçu pour ses deux billets, c'est anormal, je me renseigne. Si nous devenons un jour rentable (Courrier a mis 9 ans à le devenir, j'espère y arriver plus vite), nous rémunérerons mieux les billets.

Lorsque nous reproduisons des extraits, nous ne payons pas. Cela relève du droit de citation, comme dans une revue de presse. Comme dans n'importe quel journal. Libé, lui, ne se gêne pas pour publier l'intégralité des papiers, sans rémunérer et sans prévenir (encore des esclavagistes et des parasites sans doute).

Quant au collectif des Femmes engagées, elles nous ont aidé avec enthousiasme à concevoir et produire le derniernuméro. Si vous les rencontrez un jour, vous constaterez qu'elle ne ressemblent ni de près ni de loin à des esclaves.

Passez au journal prendre un café, vous comprendrez sûrement mieux ce que nous faisons.

Jacques Rosselin

Écrit par : Rosselin | dimanche, 08 mars 2009

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Il y a une très légère différence entre vous et moi, Rosselin, je ne gagne pas d'argent par mes citations de presse, de blogueurs ou de poètes. Je cite ce qui me plaît ou me déplaît sans chercher un revenu à travers ces textes. J'ai un salaire assuré ailleurs et autrement. Ce que je fais sur la Toile est gratuit, ce que vous faites est votre revenu.

Je n'appelle pas non plus revue de presse le fait d'aligner dix brefs extraits de blogues non présentés (et surtout non rémunérés), non liés par un texte écrit par un vrai journaliste qui donnerait un fil directeur puisque cela permet de remplir un quart ou une moitié de page sans rien débourser et je ne trouve pas honnête de présenter ces petits copier-coller face à un billet reproduit presque intégralement. Si encore quelqu'un se chargeait un peu d'enchaîner des phrases ou des expressions avec un regard ou une idée directrices, mais non ! c'est du faux brut de décoffrage et du montage de phrases hors contexte que les auteurs peuvent contester comme leur expression réelle, en outre vous ne demandez pas souvent l'autorisation de reproduction de ces extraits. Le zapping de blogues ne peut montrer la réalité des disccussions en cours, vous le savez pertinemment. Il y a de votre part de graves fautes déontologiques depuis le début de ce magazine, mais je ne vous crois pas capable de les reconnaître explicitement puisque c'est votre gagne-pain.

Écrit par : Dominique | lundi, 09 mars 2009

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— Question : «Pour exciter le peuple
Et les folliculaires
Qui-est-ce qui veut me prêter
Sa croupe populaire ?»

— Réponse : «Quant au collectif des Femmes engagées, elles nous ont aidé AVEC ENTHOUSIASME à concevoir et produire le dernier numéro.» (J. Rosselin ci-dessus; emphase de moi)

Excusez-moi de faire du copié-collé, mais ça colle on ne peut mieux.

Écrit par : pièce détachée | dimanche, 29 mars 2009

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Les commentaires sont fermés.

 
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