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Bastille ?

Bastille ?
bastille.jpgLorsque je lis que quelqu'un a été embastillé, et que cela se passe à notre époque, j'ai tendance à croire que l'individu, du fait d'une forme nouvelle de lettre de cachet, a été emprisonné d'une façon qui pourrait être tenue pour inadmissible par certains.
Mais quand cela se trouve sous mes yeux, je me demande si le rédacteur a pleine conscience de l'acception du terme qu'il utilise :
«A Fresnes, Lannemezan (Hautes-Pyrénées) puis Moulins-Yzeure, où a été successivement embastillé Christophe, condamné une première fois en 1999 à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir tué un otage lors d'un braquage, quatre ans plus tôt.»
Utiliser l'expression «embastiller» pour désigner une incarcération paraissant sévère, au nom de la raison d'état, je veux bien.
Mais être condamné à une longue peine d'emprisonnement pour avoir commis un homicide dans une attaque à main armée ne me semble pas tout à fait relever du même ordre d'idée.

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