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mardi, 10 février 2009

L'Immonde selon A.

La révolution tralalère
La révolution tralalère
La révolution tralalère
Quand ça tralalère trop ça s'casse
Ca s'met dans un coin à glander
Ca s'met dans un coin à glander
Pour longtemps de préférence

Et tous ces mecs qu'on voit plus, dis ?
Qui c'était ça ? C'étaient des... eh ! Non
C'étaient p't-être des... non, non, non
Et alors qui c'était ?
C'étaient des journalistes honnêtes.

Léo Ferré, La Révolution.

Lisons un peu la prose de Jean-Michel Aphatie, le plus honnête des journalistes (bons) français.
«Et puis, le livre de Pierre Péan est regardé sous un autre aspect, celui qui révèle non plus le sujet du livre mais son auteur. Il choisit par exemple d’ouvrir son récit par une curieuse anecdote, non sourcée, invérifiable. Nous sommes à l’automne 2007, dans un restaurant, à Paris. Le récit décrit Bernard Kouchner, déjà ministre, qui se lève et se fige dans un restaurant lorsqu’il entend l’hymne anglais à la télévision, à l’occasion d’une retransmission sportive, et qui, à l’inverse, se rassoit au moment ou retentit la Marseillaise, et s’en désintéresse ostensiblement».
Voilà ce que le «chroniqueur botté» de RTL répand sur son blogue.

Jean-Michel Aphatie, lui, se désintéresse ostensiblement de l'exactitude. Bon, ce n'est peut-être pas si grave, puisque c'est Péan qui l'aurait écrit...
Prompt à dénoncer -au motif qu'il est de droite sans être de droite et patati et patata- le «pétainisme de Péan», parce que ledit Péan sous-entendrait que Uncle Bern' est un «mauvais Français» cela le placerait ipso facto, lui, Jean-Michel Aphatie dans la confrérie aimable et bien-pensante des adeptes de modération, de surface, mais contondante en profondeur.
Mauvais français, ça, en revanche, c'est ce qu'on est en droit de penser de la langue dans laquelle M. Aphatie aime à s'exprimer auprès de ses auditeurs ou de ses amis éditorialistes, tels MM. Val et Duhamel.
Mais voilà ! Aphatie (si j'écris ici seulement Aphatie, c'est bien sûr par antisémitisme larvé, comme Péan s'autorise à nommer «Lévy» unécrivain décolleté...) a des lettres : il s'est laissé aller à consulter l'infâme brûlot du nommé Péan (re- !), et comme il est courageux et ne laisse rien au hasard, sa citation pourrait faire penser qu'il a lu au moins la première page de l'ignominieuse production du forban.
Relisons quand même cette première page :
«Les maillots blancs, puis les bleus surgissent sur la pelouse du Stade de France où va se jouer dans les prochaines minutes la demi-finale de la Coupe du monde de rugby 2007. Le numéro 15, Jason Robin-son, sort de son groupe et se fait applaudir au milieu du terrain pour sa cinquantième sélection dans l'équipe nationale anglaise, puis tous les rugbymen se mettent en ligne pour les hymnes nationaux.
Il est près de 21 heures, ce samedi 13 octobre 2007. Les dix convives installés en mezzanine au premier étage de ce restaurant de Trouville jettent un regard distrait au grand écran plaqué contre le mur. Les femmes se sont enflammées à l'évocation de Johnny Wilkinson, la star du XV de la Rose, qu'elles viennent d'apercevoir. La caméra montre les sept remplaçants anglais en haut de survêtement rouge qui vont rejoindre les bancs de touche, quand les premières...»

Voilà la première page, la page 9 en réalité.
Est-ce faire preuve d'indélicatesse que de rappeler que Trouville se trouve en Normandie, et que ce n'est pas un quartier de la capitale de notre beau pays.
Aphatie situe la scène en question à Paris. On peut être certain à 100% qu'aucun restaurateur ou consommateur parisien ne pourra confirmer la véracité des écrits de Péan. Ce 13 octobre 2007, personne n'a vu Kouchner dans un restau parisien. Donc Aphatie a raison, et Péan tort !
Forcément sublime, cet Aphatie.
Reste que CE même blogueur-blagueur a choisi, pour défendre Kouchner (a-t-il besoin d'être défendu ?) d'attaquer Péan qui répandrait à l'endroit de notre bon doc' une puante réputation d'antifrance à la sauce antisémite.
Il se trouve que j'ai lu, contrairement à Aphatie, non pas partiellement la première page, mais, faute de temps libre, la moitié du bouquin. c'est à dire ce qui concerne la période tenant au Biafra et aboutissant au Rwanda.
Et on apprend pas mal de choses intéressantes, mais qui ne semblent guère intéresser Jen-Michou, vous savez, celui qui, pour faire le malin, a jeté à la poubelle, devant micros et caméras, un livre signé d'un pseudonyme.
Jean-Michel Aphatie, le journaliste d'excellence qui jette les livres à la poubelle.
Ouf ! On a évité l'autodafé...

14:24 Écrit par boeufquipleure | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jean-michel aphatie, péan, kouchner |  Facebook |

Commentaires

Si les journalistes lisaient les livres qu'ils critiquent, ça se saurait.

Mais les fessons têtus, disait Vladimir.

Arf !

Zgur

Écrit par : Zgur | mardi, 10 février 2009

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