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jeudi, 29 janvier 2009

Avis de rêve perlé

890998-1052566.jpg?v=1233243415Il m'avait semblé que cette expression avait été employée par le préposé Besancenot la semaine passée, au sujet de la grève de ce jeudi 29 janvier 2009.
Pour l'occasion, il n'était point encadré de Sébastien Chabal et David Douillet, on s'en doute.
Pierre Dac, qui n'est pas natif de Saint-Quentin, avait, certains s'en souviennent peut-être, présenté sa candidature pour l'élection présidentielle de 1965 entre ses deux gardes du coprs Roger Delaporte et André Bollet, avait demandé au préfet de police de fourbir une ordonnance imposant à la population de rêver  dans boulevard Haussmann tous les mardis à 18 heures, pendant une durée de trente minutes.
Alors, on remet ça ?

samedi, 24 janvier 2009

Cinquante-Un

«Le baron Bertrand n'était rien du tout et ne se piquait pas de naissance, mais il jonglait en revanche avec ses humbles origines dont il se vantait, faisant valoir à tout propos qu'il était proche du populaire puisqu'il avait été employé de banque et courtier en assurances, qu'il n'était point né dans les quartiers élégants de la capitale mais à Saint-Quentin, où il revenait parfois respirer l'oxygène vivifiant de la province; le baron Bertrand s'en flattait, ne devait-il pas sa prompte réussite à son labeur ? »
Reprenons un instant un extrait de l'extrait de l'excellente Deuxième Chronique du Règne de Nicolas 1er, du non moins excellent Patrick Rambaud :
«il n'était point né dans les quartiers élégants de la capitale mais à Saint-Quentin»
S'est-il produit le même glissement de sens à ce sujet qu'à propos de l'expression «se mettre sur son trente-et-un», provenant sans doute de «mettre son Trentin» (étoffe de grande qualité), devenue au fil du temps «mettre son trente-un» puis, ce qui n'a en définitive, plus aucun sens, «se mettre sur son trente-et-un» ?
Le baron Bertrand, heureux comme un 51 dans l'eau n'est point natif de Cinquante-Un, mais a, comme le Connétable Marcel Massu, vu le jour dans le chef-lieu du Cinquante-et-Un.

vendredi, 23 janvier 2009

L'excès d'accent excède !

Ce midi, on pouvait entendre sur France-Culture une intervista de Hélène Grimaud, célèbre pianiste photogénique aux prestations aussi impeccables qu'irrégulières.
Une chose, cependant, m'a un peu gêné : n'ayant pas entendu le début de l'entretien, j'ignorais qui parlait, mais il était manifeste, suivant ce que décodait mon cerveau d'après ce qu'avait reçu mes tympans, capté mon oreille moyenne et perçu mon oreille interne, que la locutrice devait-être d'un pays étranger, dans la mesure où l'accent de ladite donzelle ne fleurait pas tout à fait quelque recoin de l'hexagone que ce soit.
Hors, il est permis de s'interroger sur le fait qu'Hélène Grimaud -puisque c'est bien elle dont il s'agit- qui possède l'oreille absolue, et qui maîtrisait parfaitement la langue française comme c'est toujours le cas aujourd'hui, jusqu'à l'âge de 21 ans, joue aussi juste, mais parle aussi faux.
Faudra-t-il mettre l'accent, ou lui crier dans les oneilles qu'affriquer à tours de langue le [t] et le [d] apporte moins de crédit à son propos que son élégant minois ne dope la hausse des ventes de ses disques ?

17:02 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hélène grimaud, accent |  Facebook |

jeudi, 22 janvier 2009

Avis de beau temps pour les dénonciateurs.

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- Allo ! Le commissariat ?
- Oui monsieur.
- Voilà, pourriez-vous me passer le bureau des dénonciations ?
- Le bureau des dénonciations ?
- Ce n'est pas le bureau des dénonciations ?
- Ben, c'est à dire que...
- Ce n'est pas le bureau des dénonciations ?
- Ben, euh... Si, c'est ici !


Et voilà ! Francis Duquet, qui animait une émission sur France-Inter (Crème de Cactus) voilà bien une vingtaine d'année, avait repris la recette du regretté Francis Blanche, qui consistait à commettre des canulars téléphoniques -genre dans lequel Jean-Yves Lafesse s'est illustré lui aussi- avait ainsi débuté sa supercherie qui consistait à dénoncer aux autorités la coupable «bidouille» que ses voisins virtuels se seraient plus à exercer et développer dans une non moins pendable clandestinité.
Il ne semble pas exister d'empreinte sonore de cette émission, et c'est bien dommage. Le flic au bout du fil semblait curieux d'en savoir un peu plus au sujet de la délictueuse industrie qui se manigançait du côté des bidouilleurs, et n'hésitait pas à ébaucher une manière d'interrogatoire préliminaire auprès du délateur providentiel...
C'était de la fiction, bien entendu. Pour la «bidouille», entendons-nous bien, car les perdreaux se montraient, eux, fort intéressés... 
Comment pourrait-on donner du crédit aux propos d'un délateur affabulateur dans la France d'aujourd'hui ?
Impossible ?
Pas possible !

(La photo de la lettre utilisée en haut de ce billet est juste là pour illustrer le propos du billet. Cependant rien n'interdit de consulter le site, d'où est extraite cette image, en cliquant dessus...)

Le Musée d'Orsay Pour Les Nuls

250px-MuseeOrsay_20070324.jpg

Erreur !

  • Vous croyez que c'est un musée national parisien ?

Pas du tout !

  • Vous estimez que c'est un musée consacré à l'art français du XIXe s. ?

Grave erreur !

  • Que c'est un musée abritant la peinture et la sculpture occidentale de 1848 à 1914 ?

Vous n'y êtes point encore !
Si vous avez répondu comme indiqué ci-dessus, alors vous n'avez pas le niveau de CM2, ainsi que l'atteste la seule réponse valable au test d'évaluation au CM2, actuellement administré aux élèves du dernier échelon de l'école élémentaire française :
«une réalisation architecturale d'une époque considérée».
Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

mardi, 20 janvier 2009

Notre ennemi, c'est notre maître !

34935425.jpg

«Je veux aller dans l'après-midi
D'un jour où rien n'est interdit,
Où le bonheur, sans faire de comédie
Vous salue sans manières
Et vous parle à coeur ouvert
Et vous dit "qu'est-c'que t'as bien fait
D'changer tout, changer tout.
Pour une vie qui vaille le coup,
Changez tout, changez tout, changez tout».

Nicolas Sarkozy a "hâte de changer le monde" avec Barack Obama.

Quelle modestie, et quelle générosité, de la part de notre Innommable préféré ! Associer un renoi à son grand œuvre de nettoyage les écuries d'Augias du XXIe siècle, au risque de devoir -en cas de succès qu'il est facile d'imaginer probable- partager les lauriers avec un importun de seconde zone.

Une fois n'est pas coutume, Grincheux, tel qu'on peut le lire dans l'article du lien indiqué plus haut, a osé, ce forban, tempérer l'ardeur constructiviste du phare du renouveau occidental. N'hésitons pas à qualifier cette saillie par le mépris. C'est petit.
Comment pourrait-on douter un instant que notre Bien-Aimé histrion pourrait échouer dans sa tentative de changer le monde en profondeur ? Alors que tout le monde sait que Uncle Bern' a, depuis belle lurette, révolutionné la planète entière grâce à ses bons soins prodigués de ci, de là de Somalie jusques en Kosovo, en passant par les cases du Congo et des tentes de Lybie sans oublier de toucher €20.000 à chaque fois...

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires:
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés.

16:35 Écrit par boeufquipleure dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : obama, histrion, kouchner, écuries d'augias |  Facebook |