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samedi, 24 janvier 2009

Cinquante-Un

«Le baron Bertrand n'était rien du tout et ne se piquait pas de naissance, mais il jonglait en revanche avec ses humbles origines dont il se vantait, faisant valoir à tout propos qu'il était proche du populaire puisqu'il avait été employé de banque et courtier en assurances, qu'il n'était point né dans les quartiers élégants de la capitale mais à Saint-Quentin, où il revenait parfois respirer l'oxygène vivifiant de la province; le baron Bertrand s'en flattait, ne devait-il pas sa prompte réussite à son labeur ? »
Reprenons un instant un extrait de l'extrait de l'excellente Deuxième Chronique du Règne de Nicolas 1er, du non moins excellent Patrick Rambaud :
«il n'était point né dans les quartiers élégants de la capitale mais à Saint-Quentin»
S'est-il produit le même glissement de sens à ce sujet qu'à propos de l'expression «se mettre sur son trente-et-un», provenant sans doute de «mettre son Trentin» (étoffe de grande qualité), devenue au fil du temps «mettre son trente-un» puis, ce qui n'a en définitive, plus aucun sens, «se mettre sur son trente-et-un» ?
Le baron Bertrand, heureux comme un 51 dans l'eau n'est point natif de Cinquante-Un, mais a, comme le Connétable Marcel Massu, vu le jour dans le chef-lieu du Cinquante-et-Un.

Commentaires

Alain Rey fait un sort à la légende du trentain*.
http://groups.google.fr/group/fr.lettres.langue.francaise/browse_thread/thread/b7601a754ffaaf9f/cd98573777405a63?lnk=gst&q=trentain#cd98573777405a63

* Un Trentin est un habitant de la ville ou de la région de Trente où s'est tenu un concile qui a donné aussi le fameux rite tridentin de la contre-réforme.

Écrit par : Dominique | samedi, 24 janvier 2009

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Grand merci pour cette précision. Il m'était surtout resté en tête le nom français de la région Trentino-Alto Adige.
J'étais dans un hôtel de Trente lorsque j'ai aperçu, interdit, sur l'écran de la télé padanienne Bertrand Cantat menotté et emmené par les pandores lituaniens, après avoir secoué de façon excessive et non réglementaire sa compagne. Visiblement, il ne s'était pas mis sur son trente-et-un, et se trouvait plutôt au trente-sixième dessous.

Écrit par : Olivier | samedi, 24 janvier 2009

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Excellent ton billet sur X.B. !
Je savais qu'il était châlonnais, mais une question me taraude, mon cher bœuf qui pleure... (tarauder/bœuf, tu as suivi ? Je sais ça vole pas haut...)
Bon, l'ami Bertrand serait-il partisan de dissoudre la Picardie pour se rapprocher de sa Marne Natale ?
Au plaisir de te lire !

Écrit par : Pascal | mercredi, 25 mars 2009

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Les commentaires sont fermés.

 
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