mercredi, 31 décembre 2008

Babbo Natale è la posta indesiderata*

Arrivé sans hâte -du moins, c'est ce que je suppose- le père Noël est entré dans mon étable durant la veillée de Noël, alors que j'étais parti faire l'âne dans une crèche du Val d'Aoste.
Il est entré par la porte.

Est aussi ressorti par la porte, prenant soin de refermer l'huis à double tour.
Bien.
Venu avec sa hotte, il est aussi reparti avec sa hotte.

babbo_natale_vespa.jpgChose curieuse, il a pris le chemin du retour avec une hotte sensiblement plus chargée qu'à son arrivée. On pourrait même parier qu'icelle était vide à son entrée et gonflée comme une outre à l'instant déchirant des adieux.
Bon, le contenu de son bagage était sensiblement différent de cette liste, mais à bien y réfléchir, on ne s'en éloigne pas tant que ça.
Reste qu'avec la valeur de ce qu'il a emporté de mon étable, Babbo Natale pourra commander une Logan à Carlos Ghosn.

Oui, vraiment, *le Père Noël est une Ordure !

lundi, 22 décembre 2008

Juju au plus mal !

FL.jpgAvec le soutien affiché de Freddy Lefebvre, on peut craindre qu'un coup fatal soit porté au pauvre Julien Dray, son collègue du Parti Sarkocialiste, contre lequel il faisait, jusqu'à présent, semblant de se quereller à tout bout de champ.
Relisons le communiqué :
«Frédéric Lefebvre, l'un des porte-parole de l'UMP, a dénoncé lundi un "déchaînement" à l'encontre du député PS Julien Dray, soupçonné d'abus de confiance, réclamant pour lui un strict respect du principe de la présomption d'innocence».
De quoi ? La présomption d'innocence pour un socialisse, alors que tout le monde sait que tout un chacun, né à la senestre de l'huemmepée, est marqué, pour le restant de ses jours du sceau d'infâmie des pestiférés et autres vérolés ?

Non, non, on sent bien que, pour obtenir le soutien de Freddy, il faut bien que le jumeau d'Alexandre Adler ait mis le doigt dans le pot de confiture. On voit mal comment il pourrait en être autrement.

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Je n'ai pas de photo de Juju. Collez à Sacha une paire de lunettes et une barbichette, et sa bobinette cherra...

 

Le Retour des Chevaux de Retour

C'est pas cher et ça défoule :

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Quand un cheval de retour rencontre un canasson de réforme, que se racontent-ils ?
Forcément des sornettes à la graisse de chevaux de bois.
Calons-nous à 4 min 10 s pour apprécier ce geste mémorable de ces deux grandes figures révolutionnaires de gauche extrême...  ment modérée.
Ça fait chaud au cœur !
De cheval...

 

mercredi, 17 décembre 2008

Quand le bac se retourne sur le cochon

ou le charme peu discret de la bourgeoisie.

DupondDupont.JPGDupont et Dupond se sont encore chamaillés pour de nouvelles querelles d'Allemands.
Daniel Cohn-Nagy-Bocsa reproche à Nicolas Sark-Bendit  «La présidence française, c’est une girouette qui dit à un moment une chose qui est vraie, et a un moment dit une chose qui est fausse». Alors que tout le monde sait que c'est exactement le contraire...

En retour, Nicolas Sark-Bendit reproche à son partenaire de cocktails « dès qu’il y a une caméra de télévision sous votre nez, on a l’impression que vous devenez comme fou».
Relisons bien la réponse de Dupond à Dupont : Hongrois rêver !

 

mardi, 16 décembre 2008

Cambrions

Coups de Savates pour Gueule d'Empeigne !
Dans cette histoire d'attentat au croquenot, perpétré sur la personne de George Bush, deuxième du nom, on aura surtout noté, a contrario de certains commentaires faciles et moqueurs, le flegme et la réactivité de Debeuliou, qui vient en cette occasion de gagner sa ceinture bleue de maître de l'esquive godassière.

Au passage, on remarquera que rien n'a été dit au sujet de la qualité des cambrions intégrés aux projectiles improvisés pour ce chamboule-bush de fin de règne.
C'est bien dommage.

lundi, 15 décembre 2008

Aimer une Ville...

Jusqu'à présent, n'avaient été  exposées dans cette rubrique que des œuvres volontairement décalées.
Cette fois, avec ce monument de la chanson française contemporaine, on atteint le sublime.
Philibert Besson, qui fut l'objet, il y a quelques années, de l'attention particulière de Bruno Fuligni, qui lui consacra un livre avait innové, durant les années trente, dans la propagande électorale, assurant sa retape en usant de procédés jusqu'alors inconnus dans notre pays. La chanson exposée dans les lignes qui vont suivre ne comporte, il faut le reconnaître pas de quoi casser trois pattes à un palmipède, mais mériterait un chapitre dans un futur ouvrage de Fuligni. Cependant, comme nous pourrons le découvrir un peu plus loin, le personnage n'hésite pas à faire don de sa voix à une ville qui négligera pourtant d'accorder ses faveurs à ce prometteur de bon jours. Quel dommage !
Mais portons une oreille attentive aux propositions du troubadour :
podcast
«aimer une ville, lui redonner son âme, lui rallumer sa flamme, en tomber amoureux...»
C'est fou ce que les candidats aiment leur ville au moment de élections !
Ainsi, nous savons que le candidat se propose d'aimer cette ville, une ville qui aurait perdu son âme, sa flamme (tiens, tiens...) et pourquoi pas son honneur ?
Poursuivons.
podcast
L'équipe municipale qui accompagne le postulant aux fonctions de premier magistrat fait à son tour, mezza voce, entendre sa voix, au risque, malheureusement de n'en recueillir qu'une faible quantité, tant on semble percevoir dans ce chœur improvisé une justesse approximative, un enthousiasme mesuré et un allant résolument discret.
Néanmoins, nous savons à présent où se situe le drame.

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Continuons notre pérégrination:
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Diantre ! Je vous rassure, malgré les trémolos caractéristiques, de Môrice Bénin il n'est nullement question de retour ...
On aura remarqué que le ménestrel s'est glissé au passage dans le costume du prince charmant qui se propose d'appliquer le baiser rédempteur à la belle endormie, afin de l'extirper  de la cuirasse de  Morphée de laquelle elle était prisonnière depuis tant d'années. C'est sobre, généreux.
Évidemment, après cette représentation onirique, le salmigondis qui suit, mêlant les charolais, l'art lyrique muet (on verra par la suite ce qu'il propose à ce sujet), la thermalité et le carnaval (qui auraient donc été inscrits sur la colonnes des pertes et profits) paraît plus indigeste.
Allos un peu plus loin :
podcast
Dans une brume de voix à peine discordantes, le candidat s'expose pleinement, écartant son manteau pour se présenter, au nom de la ville, comme «son meilleur avocat».
Comment pourrait-il en être autrement ?
Alors, vous avez pigé ? Qui c'est-y donc qui nous chante tout ça ?
Ah, ah ! Vous n'allez pas tarder à le savoir, sauf si vous avez écouté l'excellente émission de Philippe Meyer «la prochaine fois, je vous le chanterai», auquel cas l'identité du chansonnier fortuit ne vous est plus inconnue.
Un peu de boniment encore, pour patienter un brin.
podcast
Eh oui ! Il dépose verbe et bagage pour le plus grand bien de la populace locale, et puis nous dit son nom ! Sa verve ne manque décidément pas de gêne...
podcast
Ça fout les boules !
Que nous propose donc ce ténor du barreau pour redonner du souffle à l'art lyrique ?
podcast
Ça nous laisse sans voix.

mercredi, 10 décembre 2008

Tous aux abris !

En ces temps difficiles, où il est question de vouloir ficher (comme Freddy Lefebvre, monsieur-loyal de l'huemmepée) les délinquants notoires qui sévissent, dès l'âge de trois ans dans les maternelles dès que les instites -trop occupées à changer les couches des gosses qui leur sont abusivement confiés- ont le dos tourné, et éventuellement de foutre au trou les multirécidivistes dangereux dès leur douzième carat homologué, penchons nous un instant sur cet extrait d'un ouvrage paru récemment :
51pjC0u2mOL._SL500_AA240_.jpg"Mais tout cela ne doit pas faire oublier que le taux d'homicide reste à peu près stable. En 1936, il était de 1,1 pour 100 000 habitants, en 1968 de 0,8, en 2000 de 0,7 comme au Royaume-Uni, contre 0,9 en Allemagne, 1,2 en Suède, 6,2 aux États-Unis, 10, 8 au Mexique, 28,4 en Russie, 60,8 en Colombie. Le sentiment de vide, religieux et idéologique, explique autant que la réalité objective le phénomène d'angoisse sociale qui a conduit, irrésistiblement, à la montée du sentiment d'insécurité".
(Emmanuel Todd, Après la Démocratie,Gallimard 2008, p.214)

Merdre ! Alors, comme ça, le frenchie standard (tout comme le rosbif ordinaire) a 9 fois moins de chance de se faire buter d'un coup de bastos dans le buffet qu'aux paradis étatsunien (vous savez, le pays de la tolérance-zéro), 40 fois moins de bol de se faire suriner que chez les cosaques, et 88 fois moins de se faire sauter le caisson qu'en douce Colombie, où notre très sainte Ingrid est revenue pourtant même pas morte.
Si c'est pas un miracle, ça...
Alors on comprend que Freddy Lefebvre, Histrioskozy, Hortefeux et Rachida en fassent des tonnes, parce que dans tout ça, en définitive, si on ne fait pas tout pour devancer les "Anglais", c'est vraiment qu'on veut se taper la honte.

lundi, 08 décembre 2008

Bordelaige et macquerelaige à Champignac

Comment ça, merde alors ? You are not english ? But alors, you are french !

Ordonnance pour les étuves en 1518
Oyez oyez oyze.
De par Monseigneur et messieurs les vidames et la leur justice. On fait assavoir que doresanavant les estuves de ceste ville de chaalons sont establies et ordonnées estre l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes. Cest assavoir celles des viviers pour les hommes et celles du march é pour les femmes. En telle manière que les maistres desdites estuves ne pourront recevoir hommes et femmes ensemble ny recevoir par ceulx qui tiendront les estuves des viviers femmes en leursdites estuves chambres et maison dicelles. Et aussy par celux qui tiendront les estuves du marché en parail ne pourront recevoir hommes ny femmes ensemble en quelque temps ou jours que ce soit Item que esdites estuves ny arra cest assavoir en elles des viviers que valletz et servantes pour ministrer aux hommes qui se vouldront estuver sans ce qu'il y ayt ou puisse avoir femmes qui ministrent céans esdites estuves ou chambres de lostel fors seulement la dame desdites estuves. Item et aussy en parail ny arra esdites estuves dudit marché qui sont ordonnées pour les lemmes, aucuns hommes ou valletz pour servir en icelles mais seulement des femmes anciennes et ny aura aucunes jeunes femmes ou filles qui soieent suspectes ou répputées mal famées et renommées pour ministrer aux femmes.
Item et deffend lon a tous hommes et femmes de soy trouver es estuves les ungs des autres respectivement mais qu'ilz gardent et observent lordonnance dessusdite sans fraulde, le tout sur peine de prison et de lamende du ban brisé qui est de xxxvii sols vi deniers tournoiz tant de ce que dit est que de tous les articles dessusdits déclarez en telle manière que aucuns bordelaige ou macquerelaige ne se fassent ou seuffrent estre faiz esdites estuves ny es maisons des lieux prochains et voisins soubz couleur desdites estuves directement ou indirectement. Et en parail lon deffend a tous voisins desdites estuves ne faire ou estre cause desdits bordelaiges macquerelaiges ou souffrir iceulx estre faiz en leurs maisons ny par leurs moyens ou soubz umbre deulx et sur parailles peines que dessus.
signé Leduc

Retour au début du XVIe. En 1505, une ordonnance avait été publiée, qui organisait des jours pour les hommes et pour les femmes, afin d'éviter la mixité aux étuves. On avait trouvé es étuves, avec des femmes, certain quidam ayant prononcé des vœux. Remis à la justice de l'évêque, ces étuves relevant de son ban, nous n'avons pas trouvé la punition infligée à ce libertin. On peut se douter qu'à force de récidives, la justice de l'évêque se devait de réglementer l'accès à ce lieu de réconfort. Les quelques lignes ci-dessus permettent d'imaginer tout ce qui pouvait se passer aux étuves.(Commentaire de Jean-Paul DENISE, qui a relevé et décrypté le manuscrit)
Source : justice du bailliage du comté-pairie de Châlons, registre aux causes, du 18.04.1518 v. st.
Paru dans  © CHAMPAGNE GÉNÉALOGIE, n° 87, 2e trimestre, juin 2000
, p. 144

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