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lundi, 08 décembre 2008

Bordelaige et macquerelaige à Champignac

Comment ça, merde alors ? You are not english ? But alors, you are french !

Ordonnance pour les étuves en 1518
Oyez oyez oyze.
De par Monseigneur et messieurs les vidames et la leur justice. On fait assavoir que doresanavant les estuves de ceste ville de chaalons sont establies et ordonnées estre l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes. Cest assavoir celles des viviers pour les hommes et celles du march é pour les femmes. En telle manière que les maistres desdites estuves ne pourront recevoir hommes et femmes ensemble ny recevoir par ceulx qui tiendront les estuves des viviers femmes en leursdites estuves chambres et maison dicelles. Et aussy par celux qui tiendront les estuves du marché en parail ne pourront recevoir hommes ny femmes ensemble en quelque temps ou jours que ce soit Item que esdites estuves ny arra cest assavoir en elles des viviers que valletz et servantes pour ministrer aux hommes qui se vouldront estuver sans ce qu'il y ayt ou puisse avoir femmes qui ministrent céans esdites estuves ou chambres de lostel fors seulement la dame desdites estuves. Item et aussy en parail ny arra esdites estuves dudit marché qui sont ordonnées pour les lemmes, aucuns hommes ou valletz pour servir en icelles mais seulement des femmes anciennes et ny aura aucunes jeunes femmes ou filles qui soieent suspectes ou répputées mal famées et renommées pour ministrer aux femmes.
Item et deffend lon a tous hommes et femmes de soy trouver es estuves les ungs des autres respectivement mais qu'ilz gardent et observent lordonnance dessusdite sans fraulde, le tout sur peine de prison et de lamende du ban brisé qui est de xxxvii sols vi deniers tournoiz tant de ce que dit est que de tous les articles dessusdits déclarez en telle manière que aucuns bordelaige ou macquerelaige ne se fassent ou seuffrent estre faiz esdites estuves ny es maisons des lieux prochains et voisins soubz couleur desdites estuves directement ou indirectement. Et en parail lon deffend a tous voisins desdites estuves ne faire ou estre cause desdits bordelaiges macquerelaiges ou souffrir iceulx estre faiz en leurs maisons ny par leurs moyens ou soubz umbre deulx et sur parailles peines que dessus.
signé Leduc

Retour au début du XVIe. En 1505, une ordonnance avait été publiée, qui organisait des jours pour les hommes et pour les femmes, afin d'éviter la mixité aux étuves. On avait trouvé es étuves, avec des femmes, certain quidam ayant prononcé des vœux. Remis à la justice de l'évêque, ces étuves relevant de son ban, nous n'avons pas trouvé la punition infligée à ce libertin. On peut se douter qu'à force de récidives, la justice de l'évêque se devait de réglementer l'accès à ce lieu de réconfort. Les quelques lignes ci-dessus permettent d'imaginer tout ce qui pouvait se passer aux étuves.(Commentaire de Jean-Paul DENISE, qui a relevé et décrypté le manuscrit)
Source : justice du bailliage du comté-pairie de Châlons, registre aux causes, du 18.04.1518 v. st.
Paru dans  © CHAMPAGNE GÉNÉALOGIE, n° 87, 2e trimestre, juin 2000
, p. 144

08:46 Écrit par boeufquipleure dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : étuves, macquerelaige, bordelaige |  Facebook |

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