mercredi, 29 octobre 2008
Sarko s'est fait piquer !
«Cette représentation non autorisée de l’image de Nicolas Sarkozy ne constitue ni une atteinte à la dignité humaine, ni une attaque personnelle», a fait valoir le tribunal. La vente de la poupée vaudou reste donc autorisée.
Dur coup pour Zébulon, qui, perpétuellement en représentation, va ipso facto souffrir d'un déficit d'image résultant de ce surplus d'images non autorisées, dont la distribution reste autorisée.
Doit-on s'autoriser à émettre un avis qui nous laisse interdit ?
17:09 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poupée, vaudou, image
Philippe Val est Partout !
Le champion incontesté du Point Godwin a encore frappé :
«Bakchich, oui, c’est un site extrêmement médiocre, qui se permet d’écrire des choses sur les gens, encore une fois sans preuves, de répercuter des rumeurs.»
«Ne parlons même pas de Bakchich, qui actualise et adapte sur Internet les méthodes glorieuses de Je suis partout. Malheureusement, ce genre de site d’informations n’est pas l’exception, c’est la règle.»

Philippe Val, qui est partout (à Charlie-Hebdo, à la radio, à la télé), et qui ne dit rien à la légère, et qui n'écrit jamais rien sans avoir fait tourner sept fois dans son melon des mots et phrases mesurées et pesées, a donc commis un objet constitué de textes, résultant d'une réflexion profonde documentée et inspirée, imprimés sur des feuilles de papier, reliées et emballées dans une couverture ainsi intitulée :
« Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous!», le tout édité par la maison Grassouillet.
On remarquera avec quel tact, quelle mesure, quelle précision, quelle honnêteté et quelle acuité le Nijinski de la pensée néo-spinozienne fait l'étalage de sa science. Pour mieux apprécier la profondeur de la réflexion du génie, on peut se caler à 18:40
À un autre moment de l'émission, le même Valadroit se risquait à prétendre que Voltaire, en déclarant «Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez les exprimer», aurait dit une belle connerie...
À la réflexion, après avoir entendu Val, on peut penser que Voltaire n'a écrit que des conneries dans sa vie.
Reviens, Philippe Val, Voltaire est devenu fou !
12:18 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : philippe val, bakchich, voltaire
mardi, 28 octobre 2008
Avé l'assent chez les péquenots !
L'assassin revient toujours sur les lieux du crime.
Il paraît que c'est justement dans les Ardennes que, durant sa campagne électorale présidentielle, le futur Maître du Monde, a prononcé sa célèbre phormule magique "vous faire exploiter plus travailler plus pour vous faire entuber gagner plus".
Ainsi :"Sarkozy animera mardi à Réthel à une "table ronde" sur l'emploi"
Voilà une bonne façon de mettre l'accent sur les difficultés au sujet de l'emploi dans un département qui m'est m'est cher : le département des Ardennes. Après cela, le Maître de l'Univers, qui, en raison de sa grande culture -et qui n'ignore pas que ce "bourg" (ainsi que cela a été écrit dans le titre d'un journal à grand tirage) se situe à environ une lieue d'un petit village quasiment inconnu dont le nom est pourtant illustre- pourra repartir à l'Élysée avec la conscience tranquille, il en restera qu'on aura au moins "mis l'accent" sur quelque chose, et c'est bien cela qui est le plus important.
Apprécions maintenant cette envolée lyrique révolutionnaire d'un journal de "gauche" : "Deux ans après, ceux à qui s’adressait ce discours ont l’intention de se faire entendre à l’occasion de la visite présidentielle. Dans ce bassin industriel où le chômage frappe deux fois plus que la moyenne nationale, Nicolas Sarkozy s’efforcera de démontrer que toute son action depuis le début de la crise financière est tournée vers la lutte contre le chômage".
Dommage que le rédacteur ait oublié de signaler que jusqu'à début octobre, cette obsession de lutter contre le chômage était, on peut le dire, beaucoup plus mesurée...
11:21 Publié dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rethel, sarkozy, emploi
dimanche, 26 octobre 2008
Poètes ! vos papiers !
Pour le 250ème anniversaire de la naissance de Johann Christoph Friedrich von Schiller, la municipalité sans étiquette néo-socialiste de Châlons-en-Champagne a donc décidé de frapper un grand coup : la fermeture du musée Schiller et Goethe.
Exit donc, des poètes casques-à-pointes, et gloire à l'illustrissime voisin, la médiathèque de Châlons-la-Mardre, qui a hérité du patronyme de l'universel fondé de pouvoir de la banque Rothschild poète Georges Pompidou, que le monde entier nous envie.
Le fonds, légué il y a cinquante-six ans par la baronne Von Oleichen-Russwurm sera donc remisé, la mairie châlonnaise, ayant décidé, dans sa grande sagesse, qu'il était temps d'en finir avec cette perpétuelle monstration de babioles teutonnes surannées.
Bravo, donc, encore une fois pour ce courageux acte patriotique de défense de la culture française.
15:24 Publié dans La Flatte d'Honneur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musée, schiller, goethe, chamisso, pompidou, châlons-en-champagne
samedi, 25 octobre 2008
Réduction des effectifs dans l'Éducation Nationale
« En pleine procédure de divorce, il avait laissé un mot chez lui annonçant qu'il allait mettre fin à ses jours, sans s'expliquer sur les raisons de son geste ».
Pour le Figaro, pas de doute possible, rien à voir avec la garde à vue qu'à eu à subir le professeur, suite à la plainte d'un élève qui l'accusait de l'avoir frappé, c'est simplement un drame résultant probablement des conséquences d'une rupture familiale...
Selon le procureur de Laon, il est «téméraire» de privilégier un lien de causalité entre l'altercation avec son élève, la garde à vue et le suicide de l'enseignant.
[Téméraire 2. Qui est avancé à la légère, hasardé. Synon. hasardeux. Affirmation, allégation téméraire. Il n'est aucun moyen de perfectionner l'éducation des femmes. Cette assertion paraîtra téméraire et déjà j'entends autour de moi crier au paradoxe (Laclos, Éduc. femmes, 1803, p. 427)].
Dormez en paix, monsieur le juge.
Lorsque vous rentrez du travail,
Après le boulot, le déluge,
Tant pis pour les petits détails.
Aujourd'hui, cette affaire est close.
Une autre attend votre réveil.
La vie d'un homme est peu de chose
A côté de votre sommeil.
Circulez, y'a plus rien à voir !
09:19 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le figaro, suicide, enseignant
vendredi, 24 octobre 2008
Sursuicidité surexposée !
L'AP [administration pénitenciaire] à Lille a simplement indiqué que "la surexposition médiatique est à l'origine de la 'sursuicidité' actuelle dans les établissements pénitentiaires" et que "l'administration ne fera plus de commentaires sur les suicides".
Que les partisans de la peine de mort se rassurent : si icelle n'est plus en vogue dans le code pénal, ni même dans la constitution de la République Française, elle est -Dieu soit loué- encore largement usitée dans les colonies pénitenciaires saupoudrées ça et là au gré du relief de notre beau pays, au point que quatre-vingt-treize (juste pour faire plaisir à Victor Hugo) autosuppliciés ont devancé l'appel pour le plus grand plaisir des tenants de feue la peine capitale et de l'association des Amis de l'abbaye de Monte-à-Regrets.
D'autant que la crise du logement sévit dans ces résidences mal famées, et qu'un peu de place disponible fera la joie d'heureux nouveaux élus qui croupissaient jusqu'à présent sur des listes d'attente.
Louons la sollicitude des courageux encordés pour leur dévoué sacrifice.
17:30 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : prisons, suicides
L'enfer, c'est toujours les autres !
Je ne résiste pas à vous en sortir une bien bonne :
Sarkozy sauvé par la crise?
Le numéro un français semble mieux présider l’Union européenne que son pays. Y serait-il plombé par son gouvernement?
Copé avait par avance répondu au journal helvète, La Tribune de Genève :
"Un remaniement ne servira à rien en cas de difficultés, me fait remarquer Jean-François Copé, puisque les Français ont compris que les ministres n'existaient pas."
Heureusement qu'il est là, Mr.Z., qui vient de faire un sort à la crise mondiale, en signant, de la pointe de son épée, d'un Z qui veut dire Zébulon !
Florilège :
Le jour où Sarkozy a pris la crise à bras-le-corps

Le candidat ultrasuperhyperméga-président avait annoncé la couleur :
“Nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays“. “Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai, pas je ne vous décevrai pas“. “Je vous ai promis le plein emploi, je vais me battre pour le plein emploi.”
Pour sûr, il ne nous a pas déçus...
Je veux être le Président du pouvoir d'achat

Très forte hausse du chômage en France au mois d'août

Bon, tout ça, c'est des broutilles. Passons aux choses sérieuses :
Il faut des sanctions pour les dirigeants d'entreprise en faillite
Mortalité :
De moins en moins de répression des délits financiers

C'est pas grave, l'homme a une stature internionale universellement reconnue, il est salué pour sa détermination et son sens stratégique hors du commun :
Sarkozy candidat affirmait "Il faut partir d'Afghanistan",

Sarkozyper-président président lui répond :
En Afghanistan, toute !

Voilà pourquoi, en définitive, Zébulon sera réélu en 2012, empereur de l'Embrouillistan...
14:33 Publié dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, crise financière, sauvetage, afghanistan
mercredi, 22 octobre 2008
Puant !
Maintenant que la Phynance mondiale a été sauvée grâce à la détermination, au courage et à l'humilité de Notre Très Grand et Puissant Seigneur Président de la France et de l'Europe Annexée, le sauvetage de l'environnement et le profit développement durable sont désormais assurés du fait du plébiscite des députés sarkocialistes présents hiers au Palais Bourbon pour ratifier le Grenelle des écotartufes de l'Environnement pour le plus grand plaisir de MM. Nicolas Hulot, Vincent Bolloré, Yann Arthus-Bertrand, Mme Dominique Voynet-Mc-Donald et consorts.
Jacques Debronckart, avait donné sa réponse par anticipation, en 1974, à l'époque de l'arrivée de M. Giscard de la Tour-Fondue d'Estaing à l'Élysée :
LA COMPLAINTE DU P.D.G.
Ils disent que ça sent mauvais autour de mon usine ! Je conteste ! Je dis non ! L'expert n'a rien senti, lui !
Alors, ils ont dit qu'il avait de la sinusite ! Quelle mauvais' foi, hein ? Ça n'a pas d'nom ! Ah ! je les retiens, mes voisins ! Quand je pense à leurs H.L.M. Où y-a toujours quelqu'un qui a un chou-fleur à fair' cuire ! Non, ils veul'nt m'emmerder, c'est tout !
Ces gens-là sont tous les mêmes ! J'ai réussi... alors, y peuv'nt pas m'sentir,
c'est tout ! Peuv'nt pas m'sentir !
Tenez, j'habite av'nue Mozart,
premier étage au-dessus d'un fleuriste : Y'a des jours où ça sent très fort le mimosa ! Est-c'que j'en fais un plat, moi ?
Est-c'que j'envoie des pétitions au ministre ?
Mais non : j'prends la voiture... j'vais faire un tour au Bois... La s'main' dernier', pour faire un test, j'y suis allé, à l'usine : Je suis resté devant la porte un bon quart d'heure... Aucun malaise... peut-être un léger
mal de tête... mais quoi, avec deux aspirines,
Pfft ! envolé !... en douceur !
Mais rien n'arrêt' la calomnie ! Du coup, mes ouvriers décrètent Qu'ils ne veul'nt plus mettre leurs masques à gaz !
Que ça les complexe d'avoir tous la mêm' tête ! Que ça les déprime, que ça les déphase ! Qu'y'a plus d'oiseaux, plus d'mouch's
à trois kilomètres à la ronde ! Et alors ? Est-c'qu'on a besoin d'mouch's pour travailler ? On veut des mouch's, maint'nant !
Et pourquoi pas des chais's longues ? Et des rafraîchissements ?
Des attractions, pendant qu'on y-est ?
Que j'me reconvertisse ! Au fond, voilà ! Voilà leur thèse ! Alors que mon produit est de premier' nécessité ! Sans lui, finie la bonn', la sain', la franch' gaîté française ! Oh ! Mais ça va, j'ai compris : ils sont payés par l'étranger ! Mais je ne cèd'rai pas ! Je tiendrai bon dans la tourmente ! J'appell'rai la Polie' ! l'Armée ! la Marin' ! l'Aviation ! Les Pompiers ! Le Contre-Espionnage !
Et, sous leur protection, J'les fabriqu'rai,
mes boules puantes !
(les textes de Jacques Debronckart sont à lire dans Jacques Debronckart, Dans les Bars d'Adélaïde, éd. Christian Pirot)
16:32 Publié dans Déjantons sous la pluie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle, environnement, écotartufes, jacques debronckart
vendredi, 17 octobre 2008
La Marseillaise
J'connais un' grue sur le Vieux Port
Avec des dents longu's comm' la faim
Et qui dégraf' tous les marins
Qu'ont l'âme chagrine et le cœur d'or
C'est à Marseille que j'vais la voir
Quand le soleil se fout en tweed
Et que l'mistral joue les caïds
C'est à Marseille qu'ell' traîn' le soir
Elle a des jupes à embarquer
Tous les chalands qui traîn'nt la nuit
Et des froufrous qui font tant d'bruit

Qu'on les entend au bout du quai
Il suffit d'y mettre un peu d'soi
C'est un' putain qu'aime que la braise
Et moi j'l'appelle la Marseillaise
C'est bien le moins que je lui dois
Arrête un peu que j'vois
Su tu fais l'poids
Et si j'en aurai pour mon fric
Arrête un peu que j'vois
Si les étoiles couchent avec toi
Et tu m'diras
Combien j'te dois
J'connais un' grue dans mon pays
Avec les dents longu's comm' le bras
Et qui s'tapait tous les soldats
Qu'avaient la mort dans leur fusil
C'est à Verdun qu'on peut la voir
Quand les souv'nirs se foutent en prise
Et que l'vent d'est pose sa valise
Et qu'les médaill's font le trottoir



Elle a un' voix à embarquer
Tous les traîn'-tapins qu'elle rencontre
Et il paraît qu'au bout du compte
Ça en fait un drôl' de paquet
Il suffit d'y mettre un peu d'soi
Au fond c'est qu'un' chanson française
Mais qu'on l'appell' la Marseillaise
Ça fait bizarr' dans ces coins-là
Arrête un peu que j'vois
Si t'as d'la voix
Si j'en aurais pour mes galons
Arrête un peu que j'vois
Et puis qu'j'abreuve tous vos sillons
Et j'vous dirai
Combien ça fait
J'connais un' grue qu'a pas d'principes
Les dents longu's comme un jour sans pain
Qui dégrafait tous les gamins
Fumant leur vie dans leur cass'-pipe
C'est dans les champs qu'ell' traîn' son cul
Où y a des croix comm' des oiseaux
Des croix blanch's plantées pour la peau
La peau des autr's bien entendu
Cell'-là on peut jamais la voir
A moins d'y voir les yeux fermés
Et l'périscop' dans les trous d'nez
Bien allongé sous le boul'vard
Suffit d'leur filer quat' bouts d'bois
Et d'fair' leur lit dans un peu d'glaise
Et d'leur chanter la Marseillaise
Et d'leur faire un' bell' jambe de bois
Arrête un peu tes cuivres
Et tes tambours
Et ramèn' moi l'accordéon
Arrête un peu tes cuivres
Que je puiss' finir ma chanson
Le temps que j'baise
Ma Marseillaise
Léo Ferré 1967
11:04 Publié dans Dans la Mangeoire du Bœuf Blanc | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marseillaise, léo ferré
mercredi, 15 octobre 2008
Tunisie, Maroc, Algérie, Corse : le Grand Maghreb
Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Ainsi donc, notre drapeau et notre hymne national ont été de nouveau outragés.
À l'occasion de la rencontre amicale de football France-Tunisie, disputée le 14 octobre 2008 à Saint-Denis (Ile de France), un tapis de sifflets incessants et séditieux provenant d'une grande partie du public, a couvert l'exécution de la marseillaise par l'interprète Lââm, française d'origine tunisienne.
Ce qui a conduit nos brillants responsables du sport français, le croupier Bernard Laporte et l'apothicaire Roselyne Bachelot, à proposer de salvatrices mesures destinées à sauvegarder la mélodie de Rouget de l'Isle
l'Express, toujours fort avisé, a entonné un chant du départ un peu simpliste :
"C'est devenu une habitude: les rencontres opposant la France à ses anciennes colonies du Maghreb commencent par des sifflets, pendant l'hymne national. Un comportement condamné à droite comme à gauche. François Fillon aurait "arrêté le match".
Une habitude, donc, si l'on en croit l'Express, d'entendre la Marseillaise sifflée lors des rencontres avec les pays du Maghreb. Vraiment ?
Doit-on considérer la Corse comme une ancienne colonie du Maghreb ?
Décidément, le chemin pour l'Union pour la Méditerranée est une route droite, mais la pente est très forte !
PostPub :
Une réaction subtile de mon comique préféré ici.
15:31 Publié dans Au Fond de l'Etable | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : maghreb, bastia, football, laporte, bachelot, marseillaise





