Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« La Marseillaise | Page d'accueil | L'enfer, c'est toujours les autres ! »

mercredi, 22 octobre 2008

Puant !

Maintenant que la Phynance mondiale a été sauvée grâce à la détermination, au courage et à l'humilité de Notre Très Grand et Puissant Seigneur Président de la France et de l'Europe Annexée, le sauvetage de l'environnement et le profit développement durable sont désormais assurés du fait du plébiscite des députés sarkocialistes présents hiers au Palais Bourbon pour ratifier le Grenelle des écotartufes de l'Environnement pour le plus grand plaisir de MM. Nicolas Hulot, Vincent Bolloré, Yann Arthus-Bertrand, Mme Dominique Voynet-Mc-Donald et consorts.
Jacques Debronckart, avait donné sa réponse par anticipation, en 1974, à l'époque de l'arrivée de M. Giscard de la Tour-Fondue d'Estaing à l'Élysée :

LA COMPLAINTE DU P.D.G.
Ils disent que ça sent mauvais autour de mon usine ! Je conteste ! Je dis non ! L'expert n'a rien senti, lui !
Alors, ils ont dit qu'il avait de la sinusite ! Quelle mauvais' foi, hein ? Ça n'a pas d'nom ! Ah ! je les retiens, mes voisins ! Quand je pense à leurs H.L.M. Où y-a toujours quelqu'un qui a un chou-fleur à fair' cuire ! Non, ils veul'nt m'emmerder, c'est tout !
Ces gens-là sont tous les mêmes ! J'ai réussi... alors, y peuv'nt pas m'sentir,
c'est tout ! Peuv'nt pas m'sentir !
Tenez, j'habite av'nue Mozart,
premier étage au-dessus d'un fleuriste : Y'a des jours où ça sent très fort le mimosa ! Est-c'que j'en fais un plat, moi ?
Est-c'que j'envoie des pétitions au ministre ?
Mais non : j'prends la voiture... j'vais faire un tour au Bois... La s'main' dernier', pour faire un test, j'y suis allé, à l'usine : Je suis resté devant la porte un bon quart d'heure... Aucun malaise... peut-être un léger
mal de tête... mais quoi, avec deux aspirines,
Pfft ! envolé !... en douceur !
Mais rien n'arrêt' la calomnie ! Du coup, mes ouvriers décrètent Qu'ils ne veul'nt plus mettre leurs masques à gaz !
Que ça les complexe d'avoir tous la mêm' tête ! Que ça les déprime, que ça les déphase ! Qu'y'a plus d'oiseaux, plus d'mouch's
à trois kilomètres à la ronde ! Et alors ? Est-c'qu'on a besoin d'mouch's pour travailler ? On veut des mouch's, maint'nant !
Et pourquoi pas des chais's longues ? Et des rafraîchissements ?
Des attractions, pendant qu'on y-est ?
Que j'me reconvertisse ! Au fond, voilà ! Voilà leur thèse ! Alors que mon produit est de premier' nécessité ! Sans lui, finie la bonn', la sain', la franch' gaîté française ! Oh ! Mais ça va, j'ai compris : ils sont payés par l'étranger ! Mais je ne cèd'rai pas ! Je tiendrai bon dans la tourmente ! J'appell'rai la Polie' ! l'Armée ! la Marin' ! l'Aviation ! Les Pompiers ! Le Contre-Espionnage !
Et, sous leur protection, J'les fabriqu'rai,

mes boules puantes !

(les textes de Jacques Debronckart sont à lire dans Jacques Debronckart, Dans les Bars d'Adélaïde, éd. Christian Pirot)

Les commentaires sont fermés.

 
Tweet