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jeudi, 21 août 2008

Une Ville

Construis dans ta tête une ville
Dans la chaude torpeur d'un été
Les robes de coton des filles
Leurs tresses nattées de fleurs coupées
En riant elles fuient les garçons
Des jardins viennent des flons-flons

Construis dans ta tête une ville
Dans la chaude torpeur d'un été
Le soir aux terrasses le vin brille
La nuit prend tout. Sérénité
Elle fait lever une rumeur
Berce les cœurs, marque les heures

Dans les cheveux blonds d'une fille
La main qui caressait s'arrête
On se dit non, c'est impossible
Et pourtant oui, ça vient, c'est là
C'est gros, c'est noir, Ça hurle, ça crache
C'est chenillé, armé, blindé
C'est surmonté d'un fort canon
Et de plusieurs gueules casquées

Ferme les yeux et vois la ville
Au matin blême et déprimé
Le sang qui passe du rouge au noir
Séchant sur les labourées
Maisons éventrées et fumantes
Stupeur, colère, haine cachée

Ferme les yeux entends la ville
d'abord elle pleure pluis se reprend
Et s'interroge : pourquoi, comment
car on nous fait pourquoi ce viol ?
Et qui sont-ils tous ces truands
Un jour, pavés, arbres coupés

Les gars les filles, les vieux, les jeunes
Font une ronde qui rend fou
Tous les guignols à cheveux ras
Qui ne comprennent vraiment pas
Le monde entier d'abord crédule
En reste assis sur son p'tit cul'
Eh oui ! Ça y est c'est arrivé
Les cosaques ont été défaits

Construis dans ta tête une ville
Dans la chaude torpeur d'un été
Faut jamais se réjouir trop tôt
Les cosaques reviendront bientôt
Et si demain c'était ta ville
Mieux vaut ne dormir qu'à moitié...

(François Béranger)

Ou comment vivre son 13ème anniversaire en noir et blanc...

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