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lundi, 30 juin 2008

Francs-maçonnes !

Les francs-maçonnes s'invitent dans les loges de leurs frères
Je ne suis pas profondément instruit en matière de franc-maçonnerie. Manque d'initiation, malgré de longues heures à écouter diverses versions de La Flûte Enchantée (Surtout celle de Klemperer, 1963, avec Lucia Popp en Reine de la Nuit)...
Que nous dit le cnrtl.fr ?
«FRANC-MAÇON, subst. masc.
Étymol. et Hist. 1735 Confrairie des Maçons-Libres (Chansons d'apr. Le Forestier L'Occultisme et la franc-Maçonnerie écossaise, p. 183 ds Mack. t. 1, p. 101); 1737 free-maçons, francs-massons (Discours du Frère Ramsay d'apr. Le Forestier, op. cit., p. 159, ibid.); 1737 Francs-Maçons (Naudot, Chansons notées de la Trés vénérable Confrérie des Francs-Maçons, ibid.). Adaptation de l'angl. Freemason composé de free « libre » et mason correspondant au fr. maçon*.»

D'où l'on apprend donc que «franc» serait une adaptation de l'anglois «free». Bien.
Sauf que «franc» et «libre», dans ma petite tête de bovidé, ça ne me semble pas avoir la même acception. Mais, dans notre grande mansuétude, nous accorderons volontiers que les glissements de sens et de sons possèdent un charme réellement passionnant. Heureusement, Furetière, le malin, n'oublie pas de nous rappeler cela :
FRANC, signifie aussi, Qui est en liberté. On n'a pas receu le droit des esclaves en France, tous les hommes y sont francs & libres, c'est un pays franc. les villes franches d'Allemagne, sont villes libres, qui n'ont aucun Prince qui leur commande. Ainsi tous les Auteurs sont d'accord que le nom de François ou franc est venu de ce qu'ils ont toûjours deffendu leur liberté...

Notons que l'Académie française ne le contrarie pas en l'occurrence.
Bon, alors maintenant, colletons-nous à un autre problème : «franc», communément employé au pluriel a manifestement valeur d'adjectif qualificatif.
Le nom composé «franc-maçon» étant constitué d'un adjectif et d'un nom, on place un 's' à la fin de chaque élément. Hoquet !
Mézalors, au féminin, dis-donc, comment c'est-y qu'on fait ?
Rue89 ne s'embarrasse pas et opte résolument pour «les francs-maçonnes» !

Je veux bien, mais cette tournure me retourne un peu les boyaux de la tête.
Que prétend Girodet ?

franc-maçon Pluriel et féminin ; synonymes.
1 Emploi substantif. Au masculin, le premier élément prend la marque du pluriel, le second aussi : Un franc-maçon, des francs-maçons. — Au féminin, l'élément franc- reste invariable, le second élément est variable : Une franc-maçonne, des franc-maçonnes.
2 Emploi adjectif. Mêmes règles que pour l'emploi substantif : L'idéal franc-maçon. Les symboles francs-maçons. La politique franc-maçonne. Les influences franc-maçonnes.

Alors, voilà : d'où diantre provient ce titre bizarre de Rue89 ?
Accordez, accordez, accordez-donc
L'aumône à l'accord d'accord....

Balles tragiques à Carcassonne : 17 blessés.

arme13.jpgDans le Nouvel Obs, on nous dit :

Selon le porte-parole du SIRPA-Terre, le drame survenu dimanche, où 17 personnes ont été blessées par des tirs à balles réelles lors d'une démonstration militaire, relève à "99,9% d'une faute non volontaire due à un mélange de munitions réelles et à blanc". Le ministre de la Défense a, de son côté, souligné "des manquements".
Le Bœuf qui Pleure, qui a moyennement goûté de la chose militaire, se rappelle cependant que dans son court stage où il avait dû revêtir un treillis -avant d'être définitivement convié à rejoindre son étable, pour inadapation précoce à la vie militaire- il avait appris le maniement d'une arme à feu. Le chargeur étant un peu coincé, votre bœuf préféré crut bon de signaler au moniteur que de dispositif qu'on lui avait confié s'était enrayé. Bien mal lui en prit, car ledit moniteur, dans un élan de générosité pédagogique contondant, infligea au maladroit un direct du gauche dans le coin de sa gueule. Cela ne plut que modérément au bœuf qui, brimé dans ses efforts de socialisation militaire, jugea que le pays pouvait bien se passer d'un soldat aussi maladroit. La commission de réforme, se réunissant quelques semaines après cela, accéda à sa requête.
À ce jour, le Bœuf n'a encore blessé personne.

dimanche, 29 juin 2008

Opposants à Sarko : la France a peur !

sondage100.jpg

Si l'on en croit ce sondage de «l'intern@ute», dont la capture d'écran s'affiche quelque part sur cette page, la proportion de Français ayant acheté le fameux gilet de sécurité rétro-réfléchissant coïncide, à un poil pubien près, avec le pourcentage des mêmes Français défavorables à la politique de Sarko.
Comme je n'ai pas encore fait l'achat du gilet jaune -j'ai répondu «non» à cette enquête- et que je tiens à grossir les rangs des opposants déclarés et visibles à Tranche-Montagne, il me faudra donc trouver dare-dare la précieuse casaque amarilla.
J'aime bien le 0,8% de «je ne sais pas». Alzheimer, quand tu nous tiens !

Note : il fallait bien pondre une note pour arriver à la centième. Ce fut laborieux, mais j'y suis arrivé...

samedi, 28 juin 2008

Quand Nadine brouille l'écoute de Christine

180px-Spagat.jpg

Résumé de la situation : Christine Boutin, qui ne compte que des amis au sein de la très soudée majorité présidentielle plurielle, a donc lancé une pétition contre la légalisation de la «gestation pour autrui». Au passage, notons qu'elle n'a pas pipé mot sur la légalisation (non déclarée) de la «saillie en vue de la gestation pour autrui», juste pour -révérence parler- se foutre de sa gueule au passage.
Nadine, ainsi, n'est pas contente du tout que sa collègue disconvienne à sa conviction affichée.
Avec son habituelle faconde sarko-populiste, la brillante élue de Toul a osé le déclarer tout net : «Je le redis: si ma fille était atteinte d'une malformation utérine et qu'elle pourrait devenir mère, et qu'à cause de cette malformation elle ne peut pas porter son propre enfant, et bien je le porterais».
On connaît la technique : prendre l'individu à témoin sur le mode compassionnel en se mettant en exergue dans une illusion de situation possible -sans lui laisser l'occasion d'une porte de sortie- afin d'obtenir un consentement implicite de l'interlocuteur.
En l'occurrence, ce mélimélo vaguement jocasto-œdipien ajouté à une faute de formulation hénaurme (à moins qu'on puisse accepter qu'en matière de procréation, il soit possible d'être croyant sans être pratiquant, et en quelque sorte, instaurer une manière se sous-traitance des basses œuvres...) n'est pas sans nous faire poser quelques questions au sujet des manifestations de psychopathologie de la vie quotidienne de Mme Morano.

mercredi, 25 juin 2008

Roselyne Bachelot garde le moral

«Interpellée à l'Assemblée nationale, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s'est gardée de se prononcer, mais a qualifié d'"immoral" le déficit de la Sécu».
Salauds de malades de longue durée !
Les actions de chasses, les béhèmes, mercédesses, résidences secondaires, les vacances de rêve, et ceci, et cela, que peuvent s'offrir un «petit» nombre de professionnels de santé parmi lesquels quelques spécialistes médicaux ou paramédicaux, qui vivent quand même un peu grâce à l'existence de la sécurité sociale, en revanche, ça c'est très moral !

Ducasse se tire chez Léo Ferré !

L'exode des pauvres continue.

Faute de pouvoir continuer à vivre décemment sur un territoire abandonné à la dictature du fisc et des partageux, le maître queux libertaire, à bout de patience, au bord de la ruine et à la limite de la dépression nerveuse,  n'a donc pas trouvé d'autre solution que de proposer ses services d'amuse-bouches sur le rocher de Monaco. Le monde de la grande cuisine vient donc de gagner un chef, un grand, un vrai, bref un chef d'opérette.
Les masses laborieuses en voient leurs assiettes toutes retournées : le célèbre chef cuistot Alain Ducasse vient donc d'obtenir la nationalité monégasque, avec tous les déchirements que l'on imagine : déchirement de la feuille de délaration de revenus, déchirement de l'imprimé de déclaration de la taxe à la valeur ajoutée. On imagine mal, de la tour d'ivoire -ou dorée, c'est selon- d'où nous écrivons et lisons autant de de subtilités que de balivernes, le crève-cœur que représente cet exil pour cet homme mais on comprend la détresse qui l'étreignait  jusqu'à présent face à une administration fiscale carrément transsylvannienne pour ne pas dire bolchevique.
La gauche, épaisse, revancharde, inquisitrice et impitoyable, toujours présente en filigrane dans les formulaires des sombres administrations qui terrorisent les forces vives de la nation, aura donc eu la peau d'un des plus beaux fleurons de ce que la France, dans toute sa grandeur, se faisait jusqu'alors une fierté de posséder en ses rangs, bref un homme qui serait digne d'entrer, tête haute mais bourse plate, de son vivant au panthéon.
L'UMP, dans sa nécessaire, courageuse et généreuse croisade auprès des plus humbles des nos concitoyens, n'a pas hésité une seconde à prendre la défense du déporté volontaire.
Le bouclier fiscal, voté l'an passé, démontre, par l'exposition de ce triste exemple, les effets pervers de la timidité  des mesures visant à redonner du pouvoir d'achat à une frange de la population, jusqu'alors freinée dans son désir de consommation, écrasée sous le poids des charges, des taxes et autres injustes contributions.
L'UMP, dans sa grande sagesse,  déclare, par la voix de la sénatrice Catherine Dumas, que  «La France est une nouvelle fois victime de sa fiscalité excessive. Après nos artistes, nos sportifs et nos grands chefs d'entreprises, l'ISF s'attaque désormais à nos artisans de renom et de talent».
Le constat est là : le pays est devenu tellement pauvre que les riches  y crèvent la faim !
Les plus aisés devront donc se sustenter avec des sandwichs jambon-beurre ou pâté Hénaff sur canapé...